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amethyste60 - 1806870 

Légende pour la Saint Valenin


Dinorah, fille d'Agar, était une des plus belles Mauresques de tout l'Algarve musulman ; elle vivait dans un magnifique palais aux milles colonnes fines de marbre rose et aux persiennes ajourées, entourée de coussins de soie colorée et douce comme un vol d'ailes de colombe. Pour enchanter ses yeux noirs, on avait planté des jardins merveilleux, où dansaient des fleurs exotiques venues du monde entier. Des ruisseaux transparents cascadaient de pierre en pierre dans un murmure d'incessante musique.
Et, malgré tout cela, Dinorah pleurait. Comme si une infinie tristesse, inexplicable, s'était installée dans son coeur. Dinorah pleurait d'être enfermée derrière les filigranes des persiennes, de ne jouir de tant de beauté que dans le cadre de ses jardins enchanteurs. Dinorah pleurait enfin sa solitude irrémédiable, pleurait de tout son coeur d'aimer sans avoir personne à aimer. C'est pour cela que ses yeux noirs, noirs comme un ciel sans clair de lune, étaient si tristes.
Une après-midi de printemps, alors que les amandiers commençaient à fleurir, Dinorah était à son balcon, promenant ses tristes yeux noirs sur l'éveil de la nature, lorsque vint à passer un troubadour qui, voyant tant de mélancolie, lui demanda, en chantant, ce qu'il pouvait faire pour la rendre plus gaie. Et Dinorah répondit :
- Ah, troubadour, troubadour ! Si tu veux m'aider, donne-moi un voile pour me marier…

En entendant ces mots le cavalier partit au galop et Dinorah resta là, à pleurer.
Mais les Maures et les Chrétiens ne doivent pas se parler, et ce bref instant déplut à Allah. Il décida, sur l'heure, de punir ces deux-là.
Arriva la nuit douce, qui couvrit de son manteau couleur des yeux de Dinorah toutes les choses de la terre. A cette même heure, une voix très douce, emplie d'une tendresse inconnue, se fit entendre au son d'un luth, chantant des chansons anciennes. Et cette nuit-là Dinorah dormit tranquille et apaisée, parce qu'elle savait qu'elle n'était plus seule désormais.
Le matin, à son réveil, les yeux noirs de la Mauresque brillaient enfin comme si cette nuit-là le clair de lune était pour la première fois passé dans son regard. Et lorsqu'elle arriva à la fenêtre, elle vit le signe du bras infatigable du troubadour de la nuit, et, tout autour d'eux, tombaient des pétales blancs de mariage.
Elle étendit, elle aussi, le bras pour remercier d'un geste, mais, par ce geste, elle se vit transformée en fontaine, et son troubadour se changea en lac.
Depuis ce temps-là, ils coulent ensemble vers la mer, et tous les ans, au printemps, Allah leur envoie les fleurs d'amandiers pour qu'ils puissent se marier.
( in Légendes de l'Algarve, recueillies par Fernando Frazão.)

lundi 11 février 2008
22:47

Auteur : un inconnu

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amethyste60 - 1806870 

la jarre abimée


Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues
 aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses
 épaules.
   
   L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre
 conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison
 du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse
 cargaison en cours de route.
 
   Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau
 ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.  
 
   Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle
 parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.
   
   Mais la jarre abimée avait honte de son imperfection et se
 sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la
 moitié de ce dont elle était censée être capable.
 
   Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec
 permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau,
 au moment où celui-ci la remplissait à la source.  
 
   "Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."
 
   "Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"
 
   "Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau
 à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui
 fait fuire l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et,
 à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau.
 Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts",
 lui dit la jarre abimée.
 
   Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein
 de compassion, répondit: "Pendant que nous retournons à
 la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs
 magnifiques qu'il y a au bord du chemin".
 
   Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long
 de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs
 baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit
 du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait
 toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié
 de son eau.
 
   Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il
 n'y avait de belles fleurs que de ton côté , et presque aucune
 du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su
 que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti.
 
   J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et,
 chaque jour, tu les as arrosés tout au long du chemin.
   
   Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques
 fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais
je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraiches et gracieuses."
 



 
   Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures,
 des défauts. Nous sommes tous des jarres abimées.
 
 
   Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres
 ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop
 gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont diminués
 physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous
 qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.
 
 
 Il vaut mieux prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce qu'il
 y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout.
 Il y a beaucoup de

samedi 20 octobre 2007
23:41

Auteur : Christian

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Blog mis à jour le 15/10/2008 à 21:01:36



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