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Chapitre 18 : Sic Transit Gloria Mundi. Les cartes perforées d’un orgue de barbarie déployaient leur accordéon de carton et jetaient la Java Bleue aux quatre coins du parvis de Notre Dame. Des badeaux s’arrêtaient un instant devant l’instrument, balançaient un peu la tête au rythme familier puis reprenaient leur pérégrination. Les plus émoustillés par l’air métallique, ceux chez qui il venait de réveiller le souvenir d’un jour ou d’un soir, d’une belle histoire ou d’une voix oubliée, stationnaient un peu plus longtemps et déposaient une ou deux picaps dans la calebasse qu’un petit singe malicieux attaché sur le côté de la boîte à musique leur tendait avec une insistance et un regard mélancolique bien appris. Il est difficile de savoir, à Paris, où se termine la Marne et où se poursuit la Seyne , et bien j’apprenais que c’était dans une ancienne ville appelé Charenton le Pont. C’est sans doute pour cette raison qu’il n’y a plus qu’un seul pont reliant les deux fleuves : le Pont de Charenton. Or un pont, surtout s’il est long, et encore plus s’il est le seul du quartier, est un superbe endroit pour une embuscade. Les deux extrémités des routes reliant autrefois nommé périphérique étaient bouchées par immondices, c’était de l’incitation au suicide… Pour traverser vers Charenton, il fallait donc avoir beaucoup de chance, beaucoup de munitions, beaucoup de gardes, ou faire un long détour par le quartier d’Ivry, a peine plus dévasté qu’avant la guerre, et le sud. Ou alors on pouvait tenter de passer les souterrains du métro. Mais vu que par endroit il était obstrué par des éboulements, C’était une expédition rendue difficile. Phoenix Centre était sur la rive droite , dans un ancien lieux appelé Vincennes, au nord donc de la Seyne ; toujours dans Paris, bien qu’à la périphérie, car on oublie souvent que la ville ne se réduit pas à son centre. Un des premiers actes du Phoenix avait été de prendre ce pont aux différents groupes de pillards qui s’en disputaient le racket, afin d’assurer la liaison avec ce centre de vie qui formait un confluent, fermé au Sud-est par d’immenses barricades. Pour atteindre Créteil Soleil, je pouvais soit passer par l’axe Sud, soit retourner au centre Phoenix et passer par Nord Est. Dans les deux cas, je ne savais pas comment j’allais affronter la chose. Ne voulant pas croiser à nouveau les membres du phoenix, j’optais pour la première solution. Je passais la nuit dans une carcasse de camionnette, et, le lendemain matin, j’arrivais au bord du fleuve. Je ne sais pas si depuis la guerre, le niveau de la Marne et de la Seyne avait monté, et les résidents avaient effectué de grands travaux d’irrigation, découvrant de larges champs pleins de limon, propices à l’agriculture. La première image que j’eus fut celle d’un champ dans lequel travaillaient une dizaine de personnes. La seconde image que j’eus fut celle de trois carabines me pointant, à trois endroits différents. J’étais parti avec un Browning, pistolet le plus commun qui soit, juste afin de montrer que, sans me destiner à la guerre, je pouvais riposter. Je l’avais mis en évidence à ma ceinture, afin de dissuader les voleurs de grand chemin et de montrer aux personnes bien intentionnées que je jouais cartes sur tables. Je mis donc tranquillement mes mains sur ma tête, et je descendis vers le groupe. On me prit mon pistolet avant de m’adresser la parole. « Qu’est-ce que tu viens faire ici ? -Rien qui puisse vous alarmer ; je cherche juste un moyen< |
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Chapitre 19 : Vulnerant Omnes, Ultima Necat. Morales avait eu ce qu’elle voulait. Si par hasard ce mec n’était pas clair, il était désormais déstabilisé. Un chef sait dès sa naissance qu’à partir du moment où un suspect quel qu’il soit s’imagine être surveillé, c’est à ce moment là qu’il commence à multiplier les erreurs. Et pour le cas où Morales n’aurait rien à se reprocher, ses yeux bouffis et ses ongles noirs rejoindraient tranquillement le placard doré des précipices. Après presque une semaine à camper au même endroit sur la rive de la Seyne, je fus dérangé lors de la préparation de mon repas par un bruit de moteur. Une vedette qui avait du servir pour le tourisme se dirigeait à grande vitesse vers la berge. J’attendis patiemment, les bras croisés, afin qu’aucune méprise ne soit faite quant à mes intentions. Au dernier moment, le bateau vira et ralentit ; un homme à l’intérieur me héla, tandis que deux autres me tenaient en joue : « Hé, mon gars, je suis sûr que tu vas sacrifier un peu de ta personne pour aider le Gouverneur ! – les deux autres ricanèrent. - Parfaitement. Je vous attendais d’ailleurs. Depuis une semaine. Vous êtes pas très efficaces les mecs. Alors grouillez vous de me m’amener chez le Gouverneur, et me faites pas chi.er parce que je serai bientôt votre nouveau chef ! » Pour le coup, les trois guignols ne rigolèrent plus du tout. Le pilote de la vedette leur fit signe et ils descendirent pour me cueillir. Le larbin non armé m’attrapa rudement le poignet en m’injectant de me tenir tranquille. En réponse, ma main emprisonnée lui attrapa l’avant bras et je lui fis une clef ; un genou à terre, il n’eut pas le temps de protester : je lui assénais deux violents coups de genou dans les côtes et le laissai s’affaler au sol. Les deux autres relevèrent alors leurs fusils en ma direction, manifestement paniqués et ne sachant que faire, jetant frénétiquement des regards affolés entre leur chef et son bourreau. Sans même y prêter attention, je me dirigeais vers l’embarcation en lançant un « Bon, assez perdu de temps ; et au cas où vous l’auriez pas compris : » Allez vous faire voir ! ». Le pilote, qui n’était pas descendu, ne semblait pas craintif, tout juste étonné. Il attendit que les deux porte-flingue soient montés pour repartir, abandonnant sur le rivage la loque aux gros muscles, se relevant à peine. La vedette accosta peu de temps après sur un ponton l’île du Gouverneur autrefois Ile St Maurice, le QG de Charles. Le conducteur se retourna vers moi. Il portait à la ceinture un gros revolver, et je compris rapidement que c’était lui qui commandait, et pas la grande gueule. « Ton petit jeu c’était marrant, maintenant tu pose tes flingues, tu sors et tu joues pas au c.on. Tu me suis, et si tu dévies d’un demi mètre, tu serviras à nourrir les pommiers du gouverneur ! » J’emboîtais donc son pas, et, après trois postes de garde bien contenus, j’arrivais devant le palais du gouverneur, bien entouré d’une triple rangée de barbelés. Mon guide me mena rapidement à la salle principale, où une cour des miracles se pressait autour du trône sur lequel siégeait Charles, entouré de ses lieutenants les plus directs. Versailles. Le roi soleil en question avait l’air de s’ennuyer mortellement , quel adjectif approprié , devant un pauvre erre en train de mendier une grâce quelconque. Sans même le regarder, le pilote de la vedette le dépassa et alla murmurer quelque chose à l’oreil |
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Les stars en réalité Elles sont casi toute refaites ou alors hyper bien maquillés !! Voila pourquoi elles sont si belles !! Pas étonnant qu'elles soient superbes au réveil !! ptdr... Voila on a trouvé le secret alors pour être aussi jolie trois solutions : Soit on passe sur le billard (pas pour moi) Soit on fait appel a un maquilleur pro (trop cher) Soit on s'assume avec ses défauts.......lol
Dans de gif qui accompagne cet article vous pourrez voir entre autre - cristina aguilera avec et sans maquillage (avec plein de bourrelets) - cameron diaz avec et sans maquillage - victoria beckham avant et après sa chirurgie (implant mammaires et sur lèvre sup) - paris hilton avant et après son relooking (lentille de contact bleu et blonde) - beatriz luengo avec et sans maquillage - adrianan lima avec et sans maquillage - jennifer aniston en brune puis en blonde - pamela anderson avant et après chirurgie (botox et implants mammaires...) - adrianan lima avant et après chirurgie (implants mammaires et botox..) - monica belluci avant et après chirurgie (nez) - angelina jolie avant (jeune) et après - angelina jolie avec et sans maquillage - kate moss avant (jeune) et après - nicky hilton avec et sans maquillage - Jennfier garner avec et sans maquillage - Eva longoria avec et sans maquillage - Jessica simpson avant et après chirurgie (implants mammaires, collagène sur lèvres et nez affiné) - Fergie avant et après chirurgie (yeux, seins, nez affiné,et lèvres) - Catherine zeta-jones avant (il y a quelques années) et après
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De parents pauvres, elle avait épousée un homme charmant qui se prénommait… Ange… Ils habitaient Piana, près d’Ajaccio où ils exerçaient tous les deux la profession de maraîchers. Mais Angèle n’avait d’angélique que le prénom. En effet, une fois que son mari avait rempli le devoir conjugal et qu’elle se trouvait enceinte, il n’avait plus qu’à s’exiler dans la cabane au fond du jardin, bien avant que Francis la chante ! Elle ne pouvait plus supporter sa présence et Ange acceptait cette exigence. Oh, il avait bien du protester mais... en vain ! Neuf mois, enfin huit, loin du lit conjugal ! Jusqu’à ce qu’elle accouche… Et là il rentrait de nouveau en grâce « Ange, tu peux revenir » et le scénario se répétait à la prochaine grossesse… Ils ont ainsi eu six enfants… Petite, nerveuse, à plus de quatre vingt ans, elle tricotait sans lunettes, montait ses quatre étages sans souffler, bon pied, bon œil, elle ne s’en laissait pas compter, et jetait son sabot à la tête de ses petits enfants ou petits neveux qui avaient la malice de se moquer d’elle gentiment ! Heureusement, ils la connaissaient bien, ils couraient vite et savaient prestement éviter le sabot vengeur ! Elle éprouvait un amour profond pour sa fille aînée, ma grand-mère, un amour fort, tellement fort qu’elle ne s’est jamais remise du départ de celle-ci pour le continent après son mariage avec François, Corse lui aussi… Ils revenaient pourtant très régulièrement sur l’Ile, mais le cœur d’Angèle, qui vivait très mal l’exil de sa fille, est resté triste à jamais… Un sacré tempérament oui, la douce Angèle…
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Il y avait d’abord le choix de la fenêtre. Il lui fallait bien y voir car il n'avait plus qu'un œil depuis la grande guerre. Alors orientée à l’Est bien sûr, puisqu’on était le matin. Il suspendait le miroir à la poignée. Juste en dessous se trouvait une petite table en bois foncé sur laquelle il avait posé une cuvette en faïence blanche, remplie d’eau. Il sortait alors le rasoir de son étui avec des gestes lents. Puis, il accrochait aussi à la poignée de la fenêtre, une courroie longue et étroite. Il ouvrait son coupe-chou, la main gauche s’emparait de la courroie, la tendait fortement, tandis que la droite exécutait avec lenteur, de haut et bas et de bas en haut, des mouvements caresses de la lame sur le cuir… Cela faisait un bruit de soie très doux, un peu inquiétant. Il posait ensuite le rasoir à côté de la cuvette pour s’emparer du blaireau, ouvrait la grosse boite de savon, mouillait le blaireau et le passait dans la boite en tournant rapidement, avant d’appliquer la mousse crémeuse sur ses joues, sans oublier le cou bien sûr. Puis venait pour moi le moment tant attendu. Il commençait à se raser. Je regardais de tous mes yeux et en silence : les gestes de ses mains, la façon dont il tenait le rasoir, le crissement produit, ses diverses façons de le passer et repasser et j’avais peur chaque fois qu’il se coupe. Je ne respirais plus. Ses gestes étaient toujours très précis et calmes. Il allait, comme toujours dans sa vie, avec sérénité et décision. De temps en temps, il essuyait le rasoir et continuait son œuvre. Puis il le posait enfin, il avait terminé et s’emparait de la serviette préparée à l’avance par ma grand-mère pour s’essuyer et effacer toute trace de savon. C’était le moment que je préférais entre tous, je respirais enfin, il ne s’était pas blessé et il était beau ainsi, mon papi. Il se penchait alors vers moi en me disant, tout souriant : maintenant tu peux me faire un bisou. Ce que je m’empressais de faire bien sûr, le déposant sans rien dire sur sa joue, maintenant si douce, avant de courir jouer dans le jardin.
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Blog mis à jour le 13/10/2008 à 15:31:52
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