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Une pauvre petite orpheline nommée Maria Un jour s'en allait au marché. Elle a'rrêta pour se reposer sur le bord de la route Où gisait un oiseau à l'aile cassée. Un moment passa avant qu'elle le voit Car ses plumes étaient couvertes de sable. Mais bientôt, nettoyé et enveloppé il voyagea Dans la chaleur de la petite main se Maria. Elle donna joyeusement son dernier peso Pour une cage faite de joncs et de ficelle. Elle le nourrit de maïs concassé du marché Et le vit devenir plus fort au fil du temps. Maintenant la messe de la veille de Noël arrivait Et l'église brillait de glaçons étincelants et de lumière, Et tous les gens du village apportaient des cadeaux Qu'ils laissaient près de la crèche cette nuit-là. Il y avait diamant, encens et parfums En emballages dignes d'un roi, Mais à part un oiseau mal en point dans une petite cage, Maria n'avait rien à donner. Elle attendit jusqu'à un peu avant minuit Pour que personne ne la voie entrer Et en pleurant elle s'agenouilla près de la crèche Car son cadeau n'était pas digne de Lui. Alors, dans la nuit une voix lui dit: "Maria, que m'apportes-tu? Si l'oiseau dans la cage est ton offrande, Ouvre la porte, laisse-moi voir!" Toute tremblante, elle fit ce qu'Il lui demandait Et l'oiseau s'envola hors de la cage, S'éleva vers les chevrons Sur un aile guérie aussi bonne qu'une neuve. Juste à cet instant les cloches de minuit se mirent à sonner Et le petit oiseau commença à chanter Un chant qu'aucun mot définir Tant sa beauté n'était digne que d'un Roi. Maintenant Maria se sentit bénie simplement d'écouter Cette cascade de notes douces et longues Alors que son offrande s'élevait vers le Ciel Par le tout premier chant du rossignol. |
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La robe rose Il y avait une petite fille assise toute seule dans un parc. Tout le monde passait près d'elle et ne s'arrêtait pas pour voir pourquoi celle-ci avait l'air si triste. Habillée d'une robe rose un peu défraîchie, pieds nus, cette petite fille assise ne cessait de regarder les gens passer près d'elle. Elle n'essayait jamais de parler ni même d'attirer leurs attention. Elle ne bougeait pour ainsi dire pas du tout tant sa tristesse semblait lourde à porter. Plusieurs personnes passaient près d'elle, mais pourtant aucune n'arrêtait. Chacun semblait bien trop préoccupé par eux-mêmes ou encore ne dégageait qu'indifférence à son égard. Le jour suivant, toujours intrigué, j'ai décidé, par curiosité, de retourner au parc afin de découvrir si elle était toujours là. Hé! Oui... elle se trouvait bien au même endroit que la veille, toujours habitée par cette même tristesse qui inondait son beau regard denfant. Aujourd'hui c'est décidé, je vais aller vers elle et lui parler. À mon avis, jai bien conscience qu'un parc plein de gens inconnus n'est pas nécessairement un endroit idéal permettant à un jeune enfant, étant seul de surcroît, de pouvoir y jouer et s'y épanouir. Plus je m'approchais, plus je pouvais percevoir que le dos de la robe de cet enfant cachait une sorte de forme étrange. J'ai songé qu'il sagissait peut-être de la raison pour laquelle les gens passaient tout droit et ne s'arrêtaient jamais pour lui parler. Souvent, les défauts physiques sont mal perçus dans notre société et celle-ci va même jusquà vous isoler lorsque vous trouvez naturel de vous préoccuper d'une personne qui soit différente des autres. Comme je me rapprochais, la petite fille triste baissa les yeux pour éviter mon regard. Cela ne me découragea pas, mais plus je m'approchais et plus je pouvais voir nettement cette sorte de difformité dans son dos. Sa robe masquait grossièrement son infirmité assez marquante. Je lui ai souri afin de lui signifier que j'avais vu mais que c'était bien correct et que je désirais l'aider et lui parler. Je me suis assise à côté d'elle et j'ai débuté la conversation par un simple bonjour. La petite fille avait l'air surprise, et me répondit à son tour timidement après m'avoir observé longuement dans les yeux. Je me suis fait chaleureux avec les yeux pleins de tendresse, elle m'a souri à son tour. Nous avons parlé là, simplement, comme ça, jusqu'à ce que la noirceur s'installe et que le parc soit complètement désert. Je lui ai demandé pourquoi elle avait l'air si triste. La petite fille m'a regardé d'un air triste et m'a dit : « Parce que je suis différente ». Immédiatement je lui ai répondu : « Certainement que tu l'es » Puis, je lui ai souri tendrement. La petite fille a semblé plus triste encore et m'a répondu : « Je le sais ». Hé! « Petite fille, lui dis-je, tu me fais penser à un ange, gentil et innocent ». Elle m'a regardé, m'a souri, et doucement elle s'est levée : "Vraiment ?..." Dit-elle. « Oui! ! Tu es comme un ange gardien descendu sur terre pour prendre soin de tous ces gens qui marchent autour de toi ». Elle acquiesça d'un signe de la tête et sourit les yeux brillants dune nouvelle lumière, puis sans que je pu |
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À LA VEILLE DE NOËL «Madame Michèle, madame Michèle, jai faim, jai froid, aide-moi !» À quelques heures de la fête de Noël, je suis encore à faire des courses dans la cohue de piétons au centre-ville de Québec. Je regarde cette petite fille avec curiosité. Son visage mest familier. Pourtant, je ne peux lidentifier avec précision. Est-ce à moi quelle parle ? La voilà tout près de moi. Elle prend ma main avant même que je nai eu la possibilité de lui répondre. Ses yeux remplis de larmes me font pitié. «Qui es-tu mon enfant ? Que fais-tu ici toute seule, loin de tes parents. Et comment sais-tu mon prénom ?» «Mes parents, je ne les ai plus madame. Et toi, tu les as tes parents ?» «Non, moi non plus je nai plus mes parents. Tu es donc vraiment toute seule ici. De quoi vis-tu ? Ne vas-tu pas à lécole ? Et tu ne mas pas répondu. Comment sais-tu mon prénom ?» Les questions me viennent et la petite me tient la main de plus belle. Que faire à cette heure tardive ? La conduire à la police ou à lhôpital ? Je nen ai pas le courage, pas une veille de Noël. «Bon, que veux-tu de moi exactement mon enfant ?» «Madame Michèle, je veux surtout que tu me conduises chez toi tout de suite. Tu as lair bien fatiguée à faire des courses. On pourrait aller chez toi ensemble prendre un bon chocolat chaud. Il y si longtemps que je nen ai bu un. Ensuite, jaimerais bien que tu me prennes dans tes bras et que tu me berces doucement en me chantant une contine. » «Cest tout ce que tu me demandes ? Cest bien peu je trouve. Cest Noël ce soir, naurais-tu pas un souhait spécial, quelque chose dont tu rêves depuis longtemps?» «Oh oui madame Michèle. Jaimerais que tu me conduises dans une église, tout près de la crèche où dort le petit Jésus. Rendue à cet endroit, je pourrais te dire comme il se fait que je sais ton prénom». «Daccord, on y va !» La pause à la maison est salutaire. Je réalise que jétais au bout de mes forces et que larrivée providentielle de cette enfant ma permis darrêter juste à temps. Je ne lui ai pas encore demandé son nom mais cela nest plus important. Nous sommes toutes les deux dans le salon où jai allumé un feu de foyer. Le chocolat chaud était délicieux. La chaise berçante tout à côté nous attend. Comme elle me la demandé, je la prends et la berce en lui chantant une contine. Pour loccasion jai choisi la contine Ah ! vous dirai-je, maman, Ce qui cause mon tourment ? Papa veut que je raisonne, Comme une grande personne. Moi je dis que les bonbons Valent mieux que la raison. Nous sommes toutes les deux reposées et heureuses. Je pense tout à coup au souhait de lenfant et lui propose daller à léglise pour y voir la crèche. Elle me sourit et nous partons. Nous arrivons à léglise et nous nous approchons de la crèche. Et là, un miracle se produit. Cest à mon tour davoir les yeux baignés de larmes. Je réalise soudain que cette douce enfant, cest une partie de moi. Cest la petite Michèle que je néglige depuis trop longtemps et qui a envie d&ec |
| Impression : Extraordinaire
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Le vaporetto charrie sa marée humaine, milles chaussures raclent les vénérables marches, milles mains polissent les marbres ; Le soleil, bas sur l’horizon, couche les ombres… Déjà, je suis là, au pied du chevalet de Canaletto, j’apprécie la perspective saisie par l’artiste… Je plisse les yeux, un fin brouillard estompe le Palacio GranDucale… Un hennissement, le claquement des fers, grincement des sabots de frein… Un rideau s’écarte, le visage apparaît, la main gauche tient une tige de nacre qui soutient l’hermine d’un loup, le regard est doux et perçant, une mantille délicatement dentelée est pressée sur les lèvres… La main gantée s’écarte, les doigts s’ouvrent… Tel un papillon, l’étoffe ciselée étale son vol… A mes pieds, chût… Cri du cocher, l’attelage s’en hardi dans le couchant… Les fragrances me guident… Aériennes, en piazzetta del Léoni… Ténues, en calle Larga San Marco… Légères, elles décorent calle del l’Anzolo… Elles sont graciles sur le rio Canonica… Aériennes en calle del Rimedio… Rendent céleste le Palacio… Trois, cinq, sept plans de Carrare… Un large péristyle sur carré long… Le Majordome… Ma cape pourpre s’envole sur l’escalier d’Honneur… Les Huissiers écartent les polyèdres d'or… Rires cristallins… Lumières cinglantes… Milles conversations enchevêtrées… Tapisseries enluminées… Menuets de Mozart distillés depuis la mezzanine… Le Maître de Cérémonie laisse choir la Masse… . . . . . Sous le feu de la Salamandre… En l’athanor, re-naitre… Sous la Voûte étoilée, Tu illumines la Vie Ton regard m'investis Ton sourire me fait un chaleureux accueil… Chris En ce premier jour Du onzième mois De l’an deux mille six Ère vulgaire
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| Impression : Extraordinaire
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Blog mis à jour le 23/11/2008 à 09:40:01
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