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Le mur


Le mur! un mal dont on ne se remet jamais. Le mur!un triste obstacle face à nos élans, au bout du nez,les yeux dans le noir, un corps à corps avec l'angoisse, la tristesse et la haine.
Le mur? ennemi de la joie, de l'innocence et du sourire. Il est là, face à moi, à me regarder pleurer dans le silence, à l'écoute de mes pairs soumis à l'interrogatoire du maître qui ponctuait le calme régnant par des coups de bâton sur le bureau.
" qui est ce qui a tué Okba Bnou Fanii?
J'étais sûr qu'une dizaine d'élèves me rejoindrait tout de suite face au mur. Là où je purgeais ma peine pour avoir ignoré comment calculer la part en héritage qui revient à chaque membres d'une famille trés étendue allant de l'arrière grand-père au petit fils de...
Moi, je ne comprenais pas encore qu'on devait passer par "l'écoule" pour apprendre à partager. Moi, je partage spontannément.
Le maître m'en voulait, et sur un ton méprisant jusqu'à la moelle me fit passer au tableau, je reçus de lui ma part de gifles et de coups de baton. Et puis, d'un geste toujours méprisant jusqu'à la séve de mes nerfs, m'ordonna de me coller au mur: pieds joints,nez,front, paumes des mains levées,
Tous contre le mur. Toute la tribu de mes sens fut allertée. La honte me glaça face à moi même, à ma détresse, le dos tourné à la vie, aux autres qui étaient là à attendre celui sur qui le malheur tomberait pour n' avoir pas pu répondre à la question du maître;
"Qui a tué okba?"
Le nouvel élève qui venait de s'inscrire repondit dans l'épouvante:"En tout cas pas moi monsieur ,tout le monde ici sait que je venais d'arriver il y a deux jours mais, pour vous aider à trouver le criminel, je me propose d'aller avertir la police" Le mur m'apprit, moi et mes pairs, comment le mur abétit, avilit, meutrit. A l'école, au temps de "colle-toi face au mur" nous avons appris, quand même à fuire les murs à écrire sur les murs, à foncer les murs et... aller de l'avant.

Wednesday, August 22, 2012
2:38 PM

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Regards


Au sommet des montagnes, j'ai égaré mon regard à comtempler ton charme verdoyant, ta beauté intarissable, ta grace rivalisant la splendeur des anges.
Du haut de la colline, avant de dévaler les pentes et arpenter les vallées, j'ai tant crié ton nom que j'en ai perdu la voix qui s'enflamme pour s'éteindre.
Au fond des rivières et des mers, j'ai défié l'écume et les vagues,fouillant les ténébres pour que jaillisse de ton regard l'horizon aux couleurs des premières naissances.
Au fond de la grotte secrete de ton enfance j'ai admiré la valse des printemps joyeux, l'ardeur des étés en fête, l'éclosion de tes cheveux blancs lavés à l'eau bénie des amours et la chutes des neiges sur ton corps embaumé,fardé, tatoué de modestie et de grandeur.
Au milieu de tes rêves enfantins enterrés depuis la nuit des temps dans le creux de tes yeux, j'ai pleuré l'assassinat des joies. Les mots étranglés de soif se tressent en poèmes pour situer dans l'espace de ta vie un brun de bonheur..

Saturday, September 04, 2010
2:17 AM

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Une vie


Quand j’étais enfant, mon père m’emmenait avec lui à la pêche. Ses filets étaient toujours usés et chaque soir il s’isolait dans un coin de la pièce, qui nous servait de logis, pour les raccommoder. Ma mère qui n’avait jamais apprécié ce métier se lamentait des temps perdus et des rentées bredouilles.
Elle accusait mon père d'incapacité à se dégourdir le corps et aller chercher ailleurs, d’insouciance pour l’avenir de sa famille, et… de manque de courage. Ce qui mettait mon père hors de lui
et faisait se répandre ses insultes sur le tapis aux couleurs multiples et éteintes de notre misère.

_ Regarde un peu la vie en face!! tu verras que tu ne fais que rêver!. Tu ne fais que refaire tes filets enchevêtrés, tu passes la nuit à les défaire sans pour autant penser à te défaire toi moi même des trames qui t’enroulent

Ainsi, chaque soir les guerres éclataient chez nous, et mes parents continuaient à s’arracher le peu de bonheur qu’ils gardaient chacun en souvenirs de sa jeunesse d’avant le mariage, sous les regards hagards de la
ribambelle d’enfants que leur désirs effrénés avaient générés. S’ils s’aimaient , ils ne s’en rappelaient plus. On dirait qu’ils s’étaient
oubliés depuis leur première rencontre. Jamais mon père n’avait appelé sa femme de son propre nom, son prénom, celui qui la distingue de toutes. La particularité de ma mère faisait peur à mon père. Et, il a fini de la tuer
dans sa mémoire. Il avait même tuée sa voix en l’écoutant proférer ses remontrances sans réagir.

Ce silence ou ce désintéressement,arrangeait, quand même, ma mère qui y trouvait l’occasion de vider ses rancœurs sur ce sac de paresse et
d’insouciance. Elle finissait toujours par insulter le premier jour de leur
compagnie devenue une habitude. Une accoutumance ! une drogue ! la vie à deux étant presque impossible, ils ont fini par apprendre à vivre l’un à coté de l’autre.

Mon père étant toujours accusé de manque de courage, attendait au tournant, à chaque tours de phrases, ma mère pour exploser , se secouer
comme alerté à l’imminence d’un danger pour venger ce qui restait de viril en lui face à une femme qui n’avait jamais essayé de braver les vagues au milieu des vagues, de l’écume, du vent et du reste … Il s’abattait sur
elle comme sur son destin à lui, comme sur la coïncidence, comme sur l’accoutumance, comme sur leur vie seule à seule. Ils aimaient pourtant
s’aimer mais ils n’en avaient pas la chance, se disaient-ils. Seul le silence les réconcilie. Pour avoir du calme, ils ont appris d’abord à
se taire. Ma mère cache ses bleus sous son foulard et mon père s’obstine à rester son homme sans pouvoir le devenir. La misère que rapportait mon père chaque soir à sa sortie des vagues n’arrachaient jamais les sourires aux enfants qui attendaient là, depuis le matin de leur enfance.

Wednesday, November 11, 2009
9:33 PM

Oeuvre originale
Auteur : Unpoeme

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Blog mis à jour le 23/05/2019 à 08:38:40



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