|
|
Impression : Extraordinaire
|
|
|
Dans la vieille tribu des "Qouassem", région d'Ouled Frej, province d'El-Jadida, une poignée de fauconniers perpétue jusqu'ici l'art de dresser le busard pour le hobby et la chasse, entretenant ainsi toute une culture qui, à travers les âges, s'est constituée autour de la noblesse de l'oiseau et de l'homme qui en a fait le compagnon. Le fauconnier de Marrakech Dans cette région fertile, généreuse, les vieux Qouassem comme Kaddour Maqsouri, Larbi Grini et leur doyen Si Said, continuent de se consacrer corps et âme à cette tradition qui fait la fierté des Doukkalas et meuble leurs moussems et fêtes. Rien ne les convaincrait de jeter la fauconnerie aux oubliettes, ni l'âge, ni la rareté des moyens, ni même l'indifférence de ceux qui sont censés intervenir pour la sauvegarde d'une activité qui fait partie du patrimoine de la région et du pays tout entier. Le faucon, où "Oiseau de pure race" (At-Tair Al-horr) comme l'appellent les Qouassem, s'arroge une place toute particulière dans la vie et le c ur des membres de la tribu : il est pratiquement dans toutes les demeures et jouit d'un intérêt si particulier que le bel oiseau occupe le rang de membre de la famille. A titre de preuve quant aux liens entre le noble oiseau et ses maîtres,Cheikh Abdellah Grini rappelle le fait que, "quand le fauconnier se rend au souk hebdomadaire, il prend soin d'acquérir d'abord les pigeons nécessaires à l'alimentation du busard, avant de se procurer les provisions de la famille". "Le faucon consomme plus de trente pigeons par mois, soit un colombidé par jour", engendrant ainsi des dépenses devenues lourdes pour le maître en l'absence de tout soutien, affirme M. Grini. "Nous ne demandons rien pour nous-mêmes, nous souhaitons avoir une aide pour la préservation Zoltan Charles Henderson
|
|
Impression : Extraordinaire
|
|