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Je vacille, le souffle suspendu, Au seuil du sommeil, étendu. Sur moi, le linceul de l'obscurité, Voile du deuil sur mon coeur dénudé. S'échappent de mes silencieuses prières D'étranges pensées brèves et amères Dont les voix pleines de doutes M'emportent tout entier dans leur déroute. |
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La paix est au bord du gouffre L'orsque l'urgence surmonte l'esprit survient alors le vacillement de la vie Les questions s'écrasent dans l'ironie du souffre Il n'y a rien de pire que les ordres intérieurs ces espaces d'une infinie clarté L'espoire vacille dans ces visions de douleurs d'une terre stérile que la conscience a déserté il reste la fuite dans l'éphémère espérance dans les nuées des réalités sensurielles,lerrance parmi l'altérité des vies,pour capturer l'essence et enflammer son âme par dessus l'abîme du silence |
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Le seuil du crépusculaire matin arrive volatile frontière des consciences en dérive sur le corps plane le cortège de l'épuisement une marche funèbre sur laquelle sombre la nuit...lentement j'attends le réveil Le rêve s'étire douloureusement étouffé dans les lumières de gaz les sens gisent percés par les aiguilles du temps les ombres s'évadent et s'écrasent inlassablement j'attends le réveil Au loin toute confusion a un sens au bout du chemin,en allumer l'essence pour inhaler ce qui reste d'une structure inversée protection électrique d'une accablente vérité j'attends le réveil Les veines nuées de l'espérance doivent être sacrifiées puisque sous l'éssieu de la nuit rien n'est sacré aucune délivrance dans l'achitecture synthétique juste vaciller au bord des cieux neurotiques Hors sommeil j'attends le réveil |
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Qu'importe la douceur de l'automne gracieux Qui déverse un bouquet de fragrances boisées Dans l'air tiède envahi de nuées irisées Dont l'élégant ballet illumine les yeux! Qu'importe la gaieté de l'océan radieux Bercé par le zéphyr dont l'haleine prisée caresse tendrement sa surface apaisée Sous la douce clarté d'un soleil malicieux! Pendant que le canon efface la lumière De l'horizon gorgé d'espérance incendiaire La nature blessée s'effondre sous les pas L'humanité répand un implacable fleuve De sang sur l'univers dont le prochain trépas Se prépare aujourd'hui dans un creuset d'épreuves
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Etrange créature,issue de ma mémoire Princesse du néant,tu danses sur le fil Des ténèbres glacées un boléro subtil Dont l'insondable joie chasse mes idées noires Fille de l'espérance,ange prémonitoire, Tu quittes mon esprit au mépris du péril Pour offrir à la nuit ton sibyllin profil De muette sylphide au visage d'ivoire. Dans tes yeux cristallins scintillent les lueurs De diamants insolents,imprégnés du bonheur Que ton corps élancé trame dans la pénombre. Sur tes cheveux de jais,les rayons argentés D'une lune attentive à velouter les ombres Dessinent un faisceau d'ardentes voluptés |
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