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soso77 - 2008342 
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samiamax - 2220701

Mon amie SYLVIE


Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
C’est vrai, tu ne m’as jamais vue
Mais, ton histoire, je l’ai vécue
On n’a pas eu les mêmes épreuves
Mais on a ramé sur le même fleuve
Un fleuve qui ne mène nulle part
Où même un être fou ne part

Oui, je te connais mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous n’avons pas la même religion
Mais nous avons les mêmes visions
Nous avons même vu notre tombeau
Que nous pleurions à brûler notre peau
Avec nos larmes noires et intarissables
Car nous y amènerons notre vie détestable

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Comme moi, tu as fait des enfants
Qui coûtent plus chers que notre sang
Et seules, nous courrons à leurs secours
En les défendant aux dépens de nos jours
Nos enfants sont nos seuls trésors
Que nous chérissions jusqu’à notre mort

Je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous n’avons pas eu beaucoup de chance
Dans cette stupide et éphémère existence
combien de fois nous avons vu toi et moi
Nos tristes cœurs saignés milles fois
De milles glaives de grandes douleurs
Par ce monde glacé d'injustice et de terreur

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Nous avons essayé de s’armer de patience
Mais la vie nous a gonflé de désespérance
Pourtant nous avons des cœurs si beau
Que tous les gens arrachent un morceau
Ne nous laissant que des cœurs troués
Que chaque petite douleur peut les tuer


Je te connais bien, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Mais notre vie Sylvie, est la même
On est deux malheureuses femmes
Qui n’ont jamais eu la vie rose
Dans ce monde fait de milles choses
Un monde qui continue à lasser nos âmes
Alors qu'on est déjà lassée d’être femmes
Nous voyons notre vie et ce monde en noir
Sans même chausser des lunettes noirs

Oui, je te connais, mon amie Sylvie
Toi et moi, on n’a pas eu la même vie
Mais je connais ton malheureux voyage
Tu sais, mon amie Sylvie, que je partage
Ta grande douleur et ta grande peine
Qui sont bien le rouge de tes veines
Nous aurions pu avoir une belle vie
Hélas, on l’a pas eu, mon amie Sylvie

Samia Nasr


mercredi 27 février 2008
13:53

Oeuvre originale
Auteur : Samia Nasr

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Impression : Extraordinaire

magnifique....de douleur..de tendresse..d'espoir,que je vous souhaite

FRANK - 770362 

OCTOBRE


Le ciel ce matin fait une mine de plomb
Des nuages se grisent à gommer le soleil
Une bise orientale étend de tout son long
Son arrogance froide sur la plaine en sommeil.

Il pleut dehors
Il pleut en moi
Même si j’ai tort
Je pense à toi.

Des femmes anonymes se parfument en plus lourd
Leurs chairs brunes d’Août se fument dans la soie
De cirées audacieux en tailleurs de velours
Les silhouettes se couvrent et aiguillent leurs pas.

Il pleut dehors
Il pleut en moi
Même si j’ai tort
Je pense à toi.

Octobre s’ingénie à nous surprendre encore
Par ces frimas soudain en ces pâles Dimanches
Les arbres de confiance dans ce triste décor
S’obstinent, dans les verts, à colorer leurs branches.

Il pleut dehors
Il pleut en moi
Même si j’ai tort
Je pense à toi.

J’ai déposé mon front en quête de fraîcheur
Sur la vitre embuée d’une fenêtre sur cour
Il n’y a rien en moi, qu’une subtile langueur
Qui mendie à mon âme un ultime recours

Il pleut dehors
Je pleure en moi
Je sais, j’ai tort
Je n’oublie pas…

samedi 2 octobre 2004
16:26

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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Impression : Excellente


FRANK - 770362 

T'Y CROYAIS TROP....


T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance

Penchée sur ton berceau ta marraine fétide
A du t’en balancer de ces sorts bien sordides
Elle parlait dans ses dents cette vieille pucelle
Jalouse déjà, sans doutes, c’est vrai, t’étais si belle.

T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance.

Ta mère était partie, un soir de pluie, de coups
Toi : jamais de fessées, Papa a d’autres goûts
Tu étais sa « Peau d’âne », à ce roi des ivrognes
Qui sur tes boucles d’or frottait sa sale trogne.

T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance.

Tu l’espérais si fort, le prince légendaire
Qui devais t’enlever à ta tour de chimères.
Ils sont venus à deux, le jour de tes quinze ans
Dérobant dans la cave tous tes rêves d’enfant.

T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance

Ta robe est déchirée, Cendrillon du trottoir
Ta seringue-quenouille te pique chaque soir
Tu embrasses en suivant, tous ces crapauds immondes
T’es devenue, Princesse, la femme de tout le monde.

T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance.

Tu regagnes à la nuit, dans cette banlieue grise
Ton château de carton où le temps s’éternise
Tu pleures sans faire de bruit ; elle a tes cheveux d’or
Sur son livre de contes, ta petite s’endort….

samedi 31 janvier 2004
19:07

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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Blog mis à jour le 21/08/2008 à 06:01:15



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