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Mohamed TAHIRI
Mohamed Tahiri est aujourd'hui un artiste peintre accompli. Tant au niveau des thèmes abordés que de la maîtrise de son art, il a réalisé des progrès impressionnants. Appartenant à l'école impressionniste, il a été l'un des premiers à suivre un cursus aux beaux-arts de Rabat. Produisant peu, ses œuvres connaissent un succès qui ne se dément pas. Mohamed Tahiri, la nouvelle vague L'art, dit-on, appartient à une élite. I1 en est ainsi de ceux qui savent dessiner, qui ont une imagination ou une sensibilité hors du commun. Cependant, l 'art n 'est plus le domaine réservé de certains. On y rencontre de plus en plus d'artistes qui, comme Mohammed Tahiri, se lancent dans la grande aventure qu'est la peinture. L'homme est jeune. I1 n'a que vingt-quatre ans, et pourtant, il maîtrise déjà la technique de l'art. Doté d'un talent certain, il veut consacrer sa vie à la peinture. Il est ainsi des gens qui, dès leur plus jeune âge, savent ce qu'ils valent, ce qu'ils ont dans les veines. Il est de ceux là. Bien évidemment, comme beaucoup d'artistes, Mohammed Tahiri a connu des difficultés avec son père. Lorsque l'on rêve que lainé de ses fils devient ingénieur, il est difficile d'accepter le fait que celui-ci gagne sa vie en dessinant ou en peignant. Très tôt, l'artiste a du se débrouiller seul, traçant son chemin souvent parsemé d’embûches. Tahiri le citadin I1 a quitté sa province pour faire des études techniques à Rabat. C'est là qu'a commencé la vie d'artiste. Gagner sa vie en vendant de petites toiles ou en faisant de menus travaux est un viatique que connaissent tous les artistes. Ce n'est pas tout de posséder un don et de faire preuve de persévérance. I1 faut vivre, et le quotidien est souvent difficile à gérer pour qui a d'autres valeurs ou d'autres références. Mais Mohammed Tahiri ne s'en plaint pas. I1 est vrai qu'il aimait la campagne. Cependant, il ne lui a pas été difficile de s'adapter à la ville. Ce peintre a toujours eu une attirance pour la vie citadine. I1 ne s'agissait d'abord que d'un simple centre d’intérêt qui réunissait études et distractions diverses. Puis, avec âge et sa vocation grandissante, l'artiste s'est rendu compte que les scènes de la ville ne lui étaient pas indifférentes. En effet, les cités rassemblent énormément de sujets. C'est une source inaltérable d'inspiration. Les personnes, les costumes et les coutumes, les sites historiques et les ruelles, tout cela, sans oublier les monuments historiques tels que les Oudayas de Rabat, par exemple, bien connus des peintres, où la ville se fond dans la mer et le ciel. Contrairement à d'autres, Mohammed Tahiri affirme sa préférence pour la ville. I1 reste près de la réalité, et de nos jours, les agglomérations occupent une place de plus en plus importante. De ce réalisme découle son style préféré: le figuratif. Son originalité, c'est d'accorder cependant une grande place à la créativité. Pour lui, "...il y a d'abord ce qu'il pense, ce qu'il sent, et qu'il adaptera à la réalité". Il invente avec brio des cieux qui n'existent en aucune saison, qui sont purement le fruit de son imagination. De même, il ajoutera un détail, une ombre, un éclairage qui fera la différence et donnera à sa toile une touche particulière. La ruelle sera sinueuse et se perdra entre les vieilles bâtisses de la médina. Les murs seront moins uniformes car il y ajoutera nombre de teintes et de détails telles les lézardes qui feront de la venelle que nous connaissons pourtant un passage différent, bien plus riche que nous ne pourrions l'imaginer. Sut-Mie GUIBERT
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Professeur d'histoire et de géographie, Brahim Aamiri est un des rares artistes peintres qui, des heures durant, pourra vous entretenir des traditions ancestrales du Maroc. Cet attrait pour tout ce qui touche à la culture et à l'histoire du pays en fait une référence dans sa corporation, et une valeur sûre pour les collectionneurs.
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Blog mis à jour le 29/08/2008 à 05:15:44
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