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Deux êtres s’approchent, se frôlent Décence des sens qui s’affolent Faire aumônes caressantes Donnent envies très pressantes Les regards ardemment se touchent Des mots silencieux débouchent Les mains affolées frémissent Muent par tant de magnétisme Soudain attiré par ce tourbillon Les bouches s’enlacent en fusion Les corps se lovent, s’enlacent Les mains sur les formes se prélassent Tango langoureux, renversant, Les forces les abandonnant, Genoux en terre se posent, Frénétiques les nus s’imposent. Les corps se mêlent avec ferveur, S’emmêlent sans aucune pudeur. Boule de chair effervescente, Bouillonnant d’envies dévorantes. Brusquement le temps s’arrête … Tout doucement ils s’apprêtent … Elle s’étire sur le lit de mousse, Et lui en prince l’enfourche. Entre ses deux bras en appui, Lascive, du regard elle supplie. Lentement se creusent ses reins Glissant dans le velours des siens Les ondes d’une marée de plaisir Commencent à les faire gémir. Les yeux se révulsent, les dos Se cambrent en crescendo. La danse accélère le tempo, Les mains s’affolent sur la peau, Elle agrippe à deux mains sa taille Comme si elle avait peur qu’il s’en aille. Ces deux êtres tremblent Sous le geste plus ample Plus fort, plus profond, Ne sachant plus où ils sont Simultanés les cris, les râles Les font devenir si pâle, Qu’à bout de force ils s’affalent Savourant l’instant inénarrable. Longtemps, enlacés, ils sont là restés Dégustant ce que la vie leurs a donné Les yeux dans les yeux attendris Là, tous deux se sont endormis
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T’as mal âme Le sort t’a mis des coups tôt Lacérant ton cœur d’enfant. Dégage saignant salaud Pleure mon âme Tsunami de tristesse, lame de fond Inonde de larmes tout les puits Depuis bien trop longtemps restés sans fond Ais peur mon âme De tous ces cris d’alarmes de frères Affamés, abêtis, voulant justice Et pourtant sans haine criant misère Ame ne fait pas l’âne Mets du son, brais, chantes Prends ses ânées pour partager Ce lest de solitude lancinante Chante mon âme Siffle avec le merle moqueur De ces hier qui déchantent Pour des lendemains de bonheur Ris mon âme Aux rizières du ridicule Maux cœur moqueurs Dans ces éclats tu déambules Emeus toi mon âme De ce petit enfant qui te dit je t’aime D’une main qui dans la tienne se pâme De ces paysages qui effacent tes peines
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Attirance, l’arrêt net du regard Sur une silhouette, traits d’un visage Traveling-zoom, la pensée s’égare Le cœur s’accélère, frisson pas sage Magnétisme, figé en statue de sel Dans une aspiration galactique Le monde s’efface, d’yeux que pour elle Créant un chaos intérieur apocalyptique Approche, à tout, à tout petit pas Trajectoire sinueuse et prudente Laisser gonfler doucement cet émoi Sans savoir, connaître l’attente Contact ! À trois, à deux, à un pas Les regards se touchent … frissons Animal, le paroxysme de l’odorat Plongée lacrymale, introspection Captation …. s’arrête le temps Diapason, spasmes, fourmillements Tout doucement, très doucement La main fébrile offerte, nue se tend Toucher, intenses vibrations Les corps s’enlacent, se goûtent Tous sentiments en éruption A ne faire qu’un, effaçant les doutes Mise à nu, amoureuse étreinte Le feu d’une charnelle effusion Abandon total sans contraintes Soudé sur un petit trait d’union Amour, tu es là, tu es né Tendresse tu le caresses Partages pour le consolider Passion, que jamais tu blesses …..
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Le cave est tonneaux ! (Ou saoule musique) « Cep » pas possible d’être aussi « seau », pour raconter des histoires « taillées » au « sécateur » dans les « vignes » de la sottise. Cela vous « et tonneau ! » mais il ne faut pas, ce n’est que « duelles » de mots, nous n’entendons pas ce que nous lisons ! Coup de « foudre », mis en « pièces » du verbe, qui fleur bon la « cannelle ». C’est au « pressoir » de l’ennui, échappant ainsi aux « raisins » de la colère, que le mot « de vin » nectar de palais, bien encré au « caveau » « voûté » du poids de la vie qui passe, cette vie parfois obscure du noir « des bennes », cette vie que l’on « feuillette », pour entrevoir ce « conquêt » là à nous écrire ses billevesées. C’est à l’automne que les « vendanges » prémices des frimas d’hiver, se retrouvent en « paradis », « en tassée » dans l’attente du résultat du « fruit » d’un an de labeur. Laissant les « goûts » vous donner les « primeurs » de vos joies festives, trop plein des airs de « samba gnole » en vous laissant ce permis à point nommé de vous écrier si c’est « beau je l’ai »
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Quand tu poses tous tes cris en thèmes, Ceux là tombent, t’es mort, tu erres. Vague à l’âme, divague en ta peine Dans les allées noires de ton cimetière. Tes maux décris, laids mots des cris, De tous ces mots lassons nous ! De doux leurres à nos douleurs, prie, Courbe le dos, met à terre, je, nous ! Au sol, lis tu, de toutes tes peurs Toutes les causes de ta solitude ? La perte de ton âme de coeur Par trop peu de mansuétude ! Ha ! Mes mots rappelés moi mes oublis. Ame et maux, ces bourreaux quand ils s’allient, Gravent dans le cœur jusqu’à l’infini Des mots trop lourds en lettres de pluie. Ces mots dits, où que vous soyez, Ne revenez plus hanter mes nuits. Vous êtes usés, maintenant refusés Errez dans votre linceul d’ennui. Le mot ment, à conter mes heurs Durant des heures à du blanc papier. Sa turpitude de menteur Donne l’envie de le torturer. Heur, ce mot heur, qui brûle les sens. Energie infinie de colères, De tristesses, de douleurs, panse Mes plaies béantes, sort moi de l’enfer. Lorsque le mot râle dans l’agonie Perdant pied, en prime il en déprime Que faire ? Se jouer de l’ironie Pour qu’à l’espoir peut-être il s’arrime. Les mots gréés, mettent les voiles Pour affronter les mers en furie, Mettant colère leur capitaine surpris, Affalant ses vers sur la toile Quand les mots filent, l’haleine amère, Hémorragie d’émotions qui s’épanchent De ce que ton pauvre cœur saigne et flanche, Flétrissures du sort que griffes t’enserrent Et puis, et puis …. Venus d’ailleurs, Ceux qui nous rentrent dans le cœur, Nous enivrent à nous rendre fous, Ces mots d’où qu’ils fusent sont si doux.
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Blog mis à jour le 07/10/2008 à 17:38:53
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