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J'ai soif d'un véritable amour Amour de source pure Amour qui dure Où puis-je trouver ce trésor ? Changer mon présent et tourner la page Mettre fin aux aventures J'ai lasse de poursuivre des mirages J'ai soif de cet amour pur Qui remplira ma vie Je chanterai l'hymne de l' Amour A ma dulcinée qui en sera ravie Me comblera au point d'être fier Je chuchoterai "je t'aime" à son oreille Je veillerai sur elle et serais toujours là pour Elle Heureux de voir mon présent me quitter à tire d'aile...
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En ces journées de plus en plus courtes Il pleut d'averse et des feuilles mortes Poussées jusqu'aux seuils de nos portes Par des impulsions assez fortes Le temps idéal doucement nous quitte et s'éloigne S'installent l'automne et le silence qui se joignent La nature pleure les temps de son art Pour ces pluies accompagnées d'autres fanfares Dans mon jardin où coulait l’ambroisie Seul avec ma poésie : plus de fantaisie Que des bourgeons qui dansent Au frimas qui avance Voici venu le temps des mes étoffes et des manteaux De mes tapis de laines pour des rêves en château Adieu le temps du ciel luisant et de la chaleur Bienvenue au givre désormais roi sur mes hauteurs.
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L'automne est bientôt là, l'été n'est plus au galop C'est enfin la rentrée, tout le monde au boulot A pas feutrés septembre nous murmure : Je vais mettre fin à cette saison qui des mois elle dure La nature, qu'emporte le vent, est en deuil Perd peu à peu la valse aimée de ses feuilles L'avalanche de feuilles jaunes Ecoeure l'homme et la faune La nouvelle saison se transforme avec lenteur Les orages détonnent déjà en hauteurs Le soleil affaiblit est obligé de se taire Les hirondelles commencent à compter les retardataires L'automne ronronne sous le vent venu de la mer Bienvenues les premières pluies et les temps couverts L'Amérique est en deuil ce onzième jour Pour la perte de ses célèbres belles tours.
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Mois de la canicule et des vacances Des randonnées et des errances Des baignades et des bronzages Pour toutes les bourses et tous les âges Le soleil ardent tape sur les nerfs Grille tout : homme, champs et cerfs Phaéton est fou de joie à hurler Le cruel Phébus continue à brûler Les pluies se font rares durant ce mois d'été D'insolites nuages voilent le ciel bleuté Des orages annoncent un automne en sursis Le beau temps persiste encore Dieu merci Mes abeilles m'offrent un miel de qualité En abondance dans des ruches et cavités Mon troupeau me prête un coup de main Aux ventes, très apprécié et hors du commun.
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Inscris ! Je suis Arabe Le numéro de ma carte : cinquante mille Nombre d'enfants : huit Et le neuvième... arrivera après l'été ! Et te voilà furieux ! Inscris ! Je suis Arabe Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine Et j'ai huit bambins Leur galette de pain Les vêtements, leur cahier d'écolier Je les tire des rochers... Oh ! je n'irai pas quémander l'aumône à ta porte Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais Et te voilà furieux ! Inscris ! Je suis Arabe Sans nom de famille - je suis mon prénom « Patient infiniment » dans un pays où tous Vivent sur les braises de la Colère Mes racines... Avant la naissance du temps elles prirent pied Avant l'effusion de la durée Avant le cyprès et l'olivier ...avant l'éclosion de l'herbe Mon père... est d'une famille de laboureurs N'a rien avec messieurs les notables Mon grand-père était paysan - être Sans valeur - ni ascendance. Ma maison, une hutte de gardien En troncs et en roseaux Voilà qui je suis - cela te plaît-il ? Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom. Inscris ! Je suis Arabe Mes cheveux... couleur du charbon Mes yeux... couleur de café Signes particuliers : Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré Et ma paume est dure comme une pierre ...elle écorche celui qui la serre La nourriture que je préfère c'est L'huile d'olive et le thym Mon adresse : Je suis d'un village isolé... Où les rues n'ont plus de noms Et tous les hommes... à la carrière comme au champ Aiment bien le communisme Inscris ! Je suis Arabe Et te voilà furieux ! Inscris Que je suis Arabe Que tu as raflé les vignes de mes pères Et la terre que je cultivais Moi et mes enfants ensemble Tu nous as tout pris hormis Pour la survie de mes petits-fils Les rochers que voici Mais votre gouvernement va les saisir aussi ...à ce que l'on dit ! DONC Inscris ! En tête du premier feuillet Que je n'ai pas de haine pour les hommes Que je n'assaille personne mais que Si j'ai faim Je mange la chair de mon Usurpateur Gare ! Gare ! Gare À ma fureur ! Mahmoud Darwich traduction: Olivier Carré
La photo est dans mes archives personnelles des années 80
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