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Je ne suis qu'une pierre qui roule Comme une petite boule Sans jamais rien amasser Que bleus et bosses éparpillés Tout au long de mon chemin Où hier est comme demain Et si quelquefois je suis stone De rebondir comme un faune Je ne sais pas même chanter Me reste crayon et cachets Pour supporter la misère du monde Et les menaces qui grondent Et si cette came m'isole Non je ne suis pas folle Juste un peu trop fragile Pour ignorer les imbéciles N'en déplaise aux censeurs Et aux oiseaux de malheur. |
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Je ne veux pas oublier Juste tourner la page Pouvoir regarder D'autres paysages Sans penser à lui Et sans nostalgie Apprendre à aimer D'autres sensations Ne plus le chercher Comme un trait d'union Tenir d'autres mains Baiser d'autres lèvres Aimer d'autres parfums Goûter une autre fièvre Qui fera ce pas Jusqu'à mon donjon Qui vers moi viendra M'apprendre ce don Que l'onfait de soi Lorsque renaît la foi. |
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Pleurer jusqu'au dernier sanglot Jusqu'à verser l'ultime larme N'être plus qu'un coeur sans eau Un combattant sans la moindre arme. Devenir cette terre desséchée Comme un désert salé N'être plus aucune saison Pas même l'automne Trouver mille et une raisons De n'aimer plus personne Devenir un désert aride N'être que désolation Paysage aux contours livides Comme échappé d'une autre dimension. Au delà du temps des remords Subsiste l'empreinte de l'amour Marquée dans ce triste décor Pour y demeurer toujours.
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J'ai imaginé T'appartenir à jamais Prendre l'empreinte de ton corps et m'y lover Comme on se revêt d'un châle,m'en envelopper Ou être ton ombre pour t'accompagner Sans jamais t'emprisonner Etre une bulle légère accrochée à ton âme aimée Capturer ton odeur et m'en enivrer N'être plus moi même mais un peu toi Etre le frisson de ton moindre émoi La source qui t'abreuve ou un battemment de ton coeur L'air que tu respires ou le sang dans tes veines Ta joie, ta force,ton ardeur Ton souffle, ton haleine. Devenir essentielle A ta vie mon amour éternel.
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http://www.art-algerie.com/algeriennes/femme_algerienne.jpg Qu'est-ce qui mène la ronde Depuis que le monde est monde ? L'amour, l'argent, le pouvoir. Et trop souvent balayant tout espoir Ce n'est que la soif du pouvoir Qui agit selon son bon vouloir Corrompus et corrupteurs Tous unis et de bon coeur Opprimant les peuples soumis Les laissant parfois sans vie Promulgant leur propre justice Des hommes ordonnent le supplice De tous ceux qui osent Parler de métamorphose Qui redonnerait à leur pays Simplement un peu de vie. Quand la nuit se fait profonde Comme un charnier où gronde La voix des opprimés L'amour est supprimé Et c'est la voix de la haine Qui s'élève au coeur de la peine Ou quelque plume d'un autre âge Appartenant à un homme sage Qui ose nous donner son témoignage Le faisant avec force et courage. |
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