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Minou08 - 2297197
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POEME DU BONHEUR


On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...

Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.


On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.


On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances,

quand on sera à la retraite...

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.

Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce?

La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.

Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie Vie! 'Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.

Et alors la vie allait commencer ! ! ! !

Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.

Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.

Le bonheur est le chemin.

Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore : quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.

Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !


Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.

Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.


NB : La source de ce poème est inconnue,

vendredi 28 mars 2008
20:11

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HIZIA "le plus beau poéme algerien"


« Amis, consolez-moi; je viens de perdre la
reine des belles. Elle repose sous terre.
Un feu ardent brûle en moi !
Ma souffrance est extrême. Mon coeur s'en
est allé, avec la svelte Hiziya.
hélas ! Plus jamais je ne jouirai de sa
compagnie. Finis les doux moments,
où, comme au printemps, les fleurs des
prairies, nous étions heureux.
Que la vie avait pour nous de douceurs !
telle une ombre, la jeune gazelle a
disparu, en dépit de moi !
Lorsqu'elle marchait, droit devant elle, ma
bien-aimée était admirée par tous.
Telle le bey du camp qui s'avance un
cimeterre à la ceinture.
Entouré de soldats et suivi de cavaliers qui
sont venus à sa rencontre, pour lui
remettre chacun un présent;
Armé d'un sabre d'Inde, il lui suffit de
faire un geste de la main, pour
partager une barre de fer, ou fendre un roc.
Il a tué un grand nombre d'hommes,
ennemis du bien. Orgueilleux et
superbe, il s'avance fièrement.
C'est assez glorifier le bey ! Dis-nous,
chanteur, dans une nouvelle chanson
les louanges de la fille d'Ahmad ben al-Bey.

Amis, consolez-moi; je viens de perdre la
reine des belles. Elle repose sous terre.
Un feu ardent brûle en moi !
Ma souffrance est extrême. Mon coeur s'en
est allé, avec la svelte Hiziya.

Lorsqu'elle laisse flotter sa chevelure, un
suave parfum s'en dégage. Ses
sourcils forment deux arcs bien
dessinés, telle la lettre noun, tracée
dans un message.
Ton oeil ravit les coeurs, telle une balle de
fusil européen, qui aux mains des
guerriers, atteint sûrement le but.
Ta joue est la rose épanouie du matin, et
le brillant oeillet; le sang qui l'arrose
lui donne l'éclat du soleil.
tes dents ont la blancheur de l'ivoire, et,
dans ta bouche étincelante, la salive
a la douceur du lait des brebis ou du
miel qu'apprécient tant les gourmets.
Admire ce cou plus blanc que le coeur du
palmier. C'est un étui de cristal,
entouré de colliers d'or.
Ta poitrine est de marbre; il s'y trouve
deux jumeaux, que mes mains ont
caressés, semblables aux belles
pommes qu'on offre aux malades.
Ton corps a la blancheur et le poli du
papier, du coton ou de la fine toile de
lin, ou encore de la neige, tombant
par une nuit obscure.
Hiziya a la taille fine; sa ceinture, penche
de côté, et ses tortis entremêlés
retombent sur son flanc repli par repli.
Contemple ses chevilles; chacune est
jalouse de la beauté de l'autre;
lorsqu'elles se querellent elles font
entendre le cliquetis de leurs
khelkhals, surmontant les brodequins
(vaste plaine au S. E. de Sétif où les nomades de Biskra venaient faire paître leurs troupeaux en été )

Quand nous campions à Bazer1, je me
rendais auprès d'elle le matin; alors
nous goûtions les joies de ce monde.
je saluais la gazelle; j'observais les
présages; heureux comme un homme
fortuné, possédant les trésors de l'univers.
La richesse n'avait pour moi aucune
valeur, comparée au tintement des
khelkhals de Hiziya, quand je
franchissais les collines pour aller la rencontrer.
Lorsqu'au milieu des prairies, elle
balançait son corps avec grâce, et
faisait résonner son khelkhal, ma
raison s'égarait; un trouble profond
envahissait mon coeur et mes sens.

Après avoir passé l'été dans le Tell, nous
redescendîmes vers le Sahara, ma belle et moi.
Les litières étaient fermées; la poudre
retentissait; mon cheval gr

jeudi 27 mars 2008
21:29

Auteur : BEN GUITTOUN

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Les Yeux d'Elsa



Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

dimanche 23 mars 2008
17:28

Auteur : Louis Aragon

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Blog mis à jour le 22/08/2008 à 04:02:18



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