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tu voulais que j’accroche à mes yeux tout le courage du monde, sans doute voir s’il restait un peu de merveilleux et aller loin, tout au bout de ma route tu voulais que j’accroche à mes lèvres toute la dignité qu’il me restait encore m’emmêler telle une liane à ton corps y croire encore, le loup contre la chèvre tu voulais que j’accroche à mes mains toute la force et la tendresse qu’a l’amour quand tout redevient enfin un lendemain aimer enfin, encore, surtout pour toujours tu voulais mais je n’ai pas réussi à accrocher le wagon de ma vie à ta locomotive-vapeur je me suis perdue dans un matin à l’heure où veillent les insomniaques sur leur rocher
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l’innocence a comme un goût de fraise tagada replonger en enfance et pouvoir en croquer une même se sentir capable d’aller chercher la lune regarder le monde derrière une sucette, oh la la manger tout ce sucre, toute la poche de bonbons sans culpabilité aucune, rien que pour le plaisir avec délectation aussi, qui se voit dans le sourire un par un, tous ensemble, peu importe, c’est si bon lécher le bout des doigts pour en avoir le goût encore se dire que ça fait partie des vrais plaisirs de l’enfance regretter de devoir être raisonnable, pour son corps avoir envie de revenir à la rébellion de l’adolescence
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Tu voulais que j’accroche à mes yeux Un sourire qui te rendrait heureux Tu voulais que je prenne au vol ta main Pour m’emmener vers un autre demain Et si mes pieds ne touchaient plus terre J’avais juré de rire … belle la vie avec toi La lumière dans tes yeux toujours m’éclaire Qu’il fait bon d’être là, tous les deux, toi et moi Notre bateau est allé bien loin là-bas Au-delà de toutes mes belles espérances Avec à mes côtés ta chaleureuse présence Il continuera à voguer, je n’en doute pas Bien sûr, des tempêtes nous ont secoué Ta main m’a aidé à toutes les traverser Moi non plus, tu sais, je n’ai pas oublié Rien de rien, même si le temps est passé
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Si l’arc en ciel se brise en éclats de brouillard Pleure mon cœur si fort, et pleure mon âme Quand l’âme solitaire erre de vague à l’âme En noires pénombres aux allures bizarres L’espoir n’habite pas le marais ni le marécage Il est le cœur même de la lumière et de l’amour Il veille sur chacun d’entre nous, mais oui toujours Sans cesse, il est là, et nous appelle à tout âge Tourne les yeux vers l’avenir, garde les yeux Vers demain, mais profite d’aujourd’hui et d’ici Plutôt que soupirer vers un ailleurs déjà fini C’est encore ce qu’il y a, pour toi, de mieux
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Je suis femme en blanc et noir J’ai perdu toutes mes couleurs Je suis devenue femme du soir Avec du blanc l’éclatante pâleur Les nuances de gris m’habitent Je deviens transparente au monde La nuit sans sa lune m’invite Sans émoi dans sa fatale ronde Je suis femme sans couleur A la recherche du bonheur A l’abri au fond de ma vie Palpite un cœur sans survie Les yeux vers le ciel levés En quête d’une espérance Mon âme ne cesse de rêver D’un cœur percé d’une lance Si je suis femme en blanc et noir Sans couleur, pas sans fadeur Je vous laisse toute la douceur Du courage d’avoir de l’espoir
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 19:14:32
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