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Quand on dit cinquantième, on pense aux rugissants, océan déchaîné qui tue les plus vaillants; pour moi le cinquantième est un poème en plus, ritournelle de rimes, un bout de coeur à nu, mes pensées vers ma belle, tourné vers l'inconnu. Cinquantième poème, vous direz "ça s'arrose", débouchons le champagne, laissons aller la prose; trinquons à ces poètes, ces amis de la toile, tous ceux qui comme moi se livrent et se dévoilent, rimailleurs volubiles, heureux ou résignés, écrivains seuls au monde ou mal accompagnés. Je m'en souhaîte bien d'autres, inspirés par ma muse, des sages et des coquins, de ceux qui vous amusent; et si de temps en temps, ma plume est paresseuse, c'est que j'ai dans la tête cette étrange berceuse, sa musique d'amour qui ne joue que pour moi, et ses mots que j'adore, ceux que vous n'aurez pas. |
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Si l'on redevenait, toi Eve et moi Adam, une pomme d'amour croquée à belles dents, nus comme au premier jour, innocents amoureux, que serait notre histoire ? serions-nous plus heureux ? Aujourd'hui plus qu'hier, enrichis d'un passé, de bien des souvenirs et de tout ce qu'on sait, on goûte chaque instant, le plus petit bonheur, car on en sait le prix et le poids sur nos coeurs. C'est un petit caillou bien lisse et bien luisant sur ce chemin étroit qu'ensemble l'on découvre; c'est un grand tournesol oublié dans un champ éclatant au soleil, qui balance et qui s'ouvre... ou cette baie sauvage que l'on cueille au buisson, que partagent nos bouches, gourmandes, à l'unisson; c'est le blé qui ondule, balayé par le vent, tes hanches sous mes mains en font bien tout autant. Et c'est le soir qui tombe, nous rappellant aussi que le grand sablier qui rythme notre vie, tamisant la lumière, mélangeant nos deux ombres, nous laisse moins de temps... alors dans la pénombre, confondant nos frissons, nos souffles, nos parfums, monte comme une envie, un désir, une faim. Oublions nos fardeaux, nos épreuves de vie, à cet instant magique où tu vibres à l'envi, tu es mon Eve à moi et je suis ton Adam, toi, petit coeur fragile et moi ton bel amant. |
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Il parait qu'un baiser d'amoureux en émoi, et bien des émotions: amour, tristesse et joie ne sont que biochimie, neurones et PEA... PEA dont regorgent les bons chocolats ! Le coeur qui s'accélère et les mains qui transpirent, tout ça n'est que chimie, sans compter l'endorphine qui donne aux amoureux une belle santé. Estomac ficelé, pupilles dilatées, la flêche de l'amour dopée à la morphine nous fait monter au ciel, en enfer et bien pire. Je n'aurais jamais crû quand ma main sur la table touche ta main tendue, offerte à ma caresse, que ce n'est que chimie, neurones et patacaisses ! Je préfère de loin l'idée plus agréable qu'on s'est enfin trouvés, jaugés, apprivoisés; oublions la chimie, ne pensons qu'à aimer. Voir au fond de tes yeux se mirer mon désir, te voler un baiser sans souci des voisins qui regardent vers nous, nous devinent si bien, regagner notre nid, conduire d'une main, ne pas lâcher la tienne, rire comme des gamins, monter cet escalier, destination plaisir... Grand merci la chimie, cortège de neurones, qui me fait vigoureux... la verge fanfaronne, qui te rend désirable et t'excite si fort que tu vas te donner, te redonner encore... |
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De la magie des mots, je ne me lasse pas, toujours prêt à jouer au puzzle magique, inventer des décors ou remonter le temps, des moments merveilleux où nous étions enfants au présent que l'on vit, au futur idyllique; tous ces beaux scénarios, je les écris pour toi. Quelquefois maladroit et parfois malheureux je t'ouvre les secrets de mon coeur amoureux, me déguise en chaton, en peintre ou en marin selon l'humeur du temps ou selon mon chagrin. Si j'accroche à ma rime quelques boutons de rose, que je ronge ma plume, Pierrot au clair de lune, je sais me faire aussi hardi et même oser une rime en 'culottes' pour mieux parler de 'prose', déshabiller d'un mot, une blonde, une brune, prétextant le printemps pour leur faire du 'pied'. Dans ce jardin pour deux que j'ai imaginé on sent l'odeur du buis, des tilleuls et des roses et comme un goût de mangue à nos tendres baisers; et puis le chocolat, les bulles du champagne, une barbe à papa, des voiliers qui s'éloignent, le sable sur ta peau et mes doigts qui s'y posent... Un simple petit mot, sésame dans ma tête, et voilà c'est parti, la rime-devinette, penser à La Fontaine ou à Victor Hugo... "Oh combien de marins de Brest à Zanzibar quand ils vont à l'hôtel, trouvent des mini...bars" celui-ci m'est venu en sortant du dodo ! Des poèmes grivois et tous ceux qui m'amusent jusqu'aux mots enflammés que m'inspire ma muse, je veux garder la trace comme on garde un trésor, dans cette boîte à rimes, sans gêne et sans remords; si je devais un jour les perdre par malheur ceux que j'ai fait pour toi sont gravés dans mon coeur. |
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S'en aller tous les deux, Oh pas pour bien longtemps, avoir la même envie, une île sous le vent, s'empiffrer en riant d'un matoutou de crabe, nos gorges enflammées d'un ti punch meurtrier, heureux comme des rois ou même des nababs, une nuit antillaise comme tu l'a rêvée... Gavés de tant de fruits odorants et sucrés, on s'étend sur la plage au delà des palmiers, bercés d'étranges chants, des grenouilles bavardes; comme deux grands iguanes, on somnole, on musarde; sous ta jupe légère, je sens ta peau dorée, j'ai envie de te plaire, et toi de me combler. Allons, viens ma doudou, rejoignons notre case, laisses-moi pimenter ta nuit de mes élans, et mêlons nos soupirs au bruit de l'océan, rouleau impétueux, la vague de l'extase. J'irai boire à ta chute, mordiller tes sommets, me perdre en ta forêt, tes gouffres luxuriants, toi mon île sauvage aux rivages brûlants qui m'appelle au plaisir et m'invite à t'aimer; De calin en colline, de béguin en biguine, on est collés serrés, moi coquin, toi coquine... |
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Blog mis à jour le 30/08/2008 à 04:28:23
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