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Relancer la consommation...La soluce de ratetou...


Ratetou trouve que les Français ne dépensent pas assez et épargnent trop...C'est son frère, vice président du MEDEF, qui à du lui souffler cette idée.

Mais pour dépenser faut il encore avoir des pépettes à dépenser.

Les français sont à juste titre inquièt pour leur retraites et leur avenir...Ils ne sont pas prêts à jeter leur argent par les fenêtres comme le souhaiterait Ratetou...

En fait Ratetou voudrait que les français aient le même comportement que les consommateurs américains.

Concernant les habitudes des consommateurs américains, une anlyse du site économique franco américain Agora.

"*** LES PAROLES S'ENVOLENT, LES CREDITS RESTENT !

** D'ici quelques heures, l'Oracle aura parlé. Wall Street rentrera peut-être
dans une nouvelle ère, où l'argent vaut "plus cher" -- une idée qui a fait
doucement son chemin depuis janvier dernier.

Mais de quelle cherté est-il question ? Si la Fed orchestre en une ou deux
étapes un relèvement du "prime rate" à 1,50%, l'argent restera gratuit en
termes réels -- puisque son coût demeurera inférieur à celui de l'inflation --
pour les institutionnels.

Cette catégorie englobe les banques d'affaires, les banques généralistes, les
établissements hypothécaires spécialisés du type Fannie Mae ou Freddie Mac,
puis les gros pourvoyeurs de crédit que sont General Electric, Boeing, IBM,
Pulte Homes, Ford et autres General Motors...

** Tout irait bien si les divers acteurs mentionnés ci-dessus continuaient de
s'amuser sagement entre eux, mais il y a bien un moment où rentre en jeu
l'utilisateur final du produit ou du service : le consommateur américain... Le
plus souvent, il s'agit d'un salarié qui s'interdit de réfléchir sur sa
précarité et le poids des traites qui pèsent sur sa maison, sa troisième
voiture ou son écran plasma 104 cm -- sur lequel il peut découvrir presque en
grandeur nature tous les gadgets inutiles qui feront l'objet de ses prochaines
demandes de crédit-revolving.

L'emprunteur "made in USA" est par essence un optimiste forcené, et le plus
souvent un consommateur compulsif : l'acte d'achat devient en lui-même le
premier antidote contre l'angoisse suscitée par une société constituée de
"salariés-Kleenex" travaillant pour des entreprises multinationales aux usines
et aux profits nomades... qui dans 60% des cas ne payent pas un cent d'impôt
sur leurs bénéfices au Trésor américain.

Il n'est pas de consommateur plus acharné que l'ex-ingénieur informatique ayant
débuté sa carrière chez Web-Van (start-up californienne concurrente d'Amazon
qui a englouti des milliards avant de s'effondrer entre 1999 et 2001), avant
d'être licencié après un court passage chez WorldCom -- faillite prononcée en
2002 --, puis de finir victime d'un plan social mis en place par SUN Micro
mi-2003.

Vaguement déçu par le monde de la haute technologie, il trouvera enfin, début
2004, un emploi dans une filiale d'AIG, le N°1 américain de l'assurance, mais
son poste sera supprimé trois mois plus tard pour cause de délocalisation d'une
partie résiduelle du centre de traitement informatique à Bangalore.

En France, son banquier considèrerait qu'un tel client-salarié n'a décidément
pas la baraka, et cesserait de lui proposer de nouvelles liquidités à livre
ouvert... mais aux Etats-Unis, il y a toujours un prêteur de dernier recours
pour refinancer l'ensemble des crédits (sur vingt-cinq ou trente ans s'il le
faut) et offrir un bonus de 10 000 ou 20 000 dollars de plus, à dépenser au gré
de sa fantaisie, histoire de s'offrir un beau voyage -- ça chasse le spleen...
puis quelques articles de mode portant une griffe française ou italienne... La
vraie vie, quoi !

** Si les taux longs -- la seule "vraie référence" pour les particuliers --
grimpent encore aux Etats-Unis d'ici la mi-juin ou début août, il est peu
probable que les investisseurs voient refleurir le même genre de statistiques
que celles tombées hier (dépenses de construction en hausse de 1,5% en mars...
et de 7,9% en rythme annuel) ou lundi dernier (ventes de logements à +8,9% en
mars).

L'effet de ciseau pourrait même être dévastateur pour les spéculateurs qui se
constituent un parc immobilier, forts de l'illusion que même si les taux se
tendent un peu, la "pierre" (en fait, le contreplaqué et la cloison creuse aux
USA) constitue le meilleur rempart contre l'inflation, ainsi qu'un substitut
naturel aux placements en actions, par nature irrationnels et volatils.

** Le défi d'Alan Greenspan ce mardi va donc consister à confirmer ce à quoi
chacun s'attend depuis six mois, sans inciter les opérateurs à sur-anticiper de
prochains "tours de vis" monétaires : la Fed ne peut plus guère tirer argument
de menaces déflationnistes sous-jacentes pour maintenir le Prime Rate en
l'état, et si elle envisageait de réitérer l'allusion à une stratégie de
patience... cela ne servirait à rien, car celle de Wall Street est à bout.

La seule issue est de parvenir à convaincre qu'un geste limité devrait suffire
à rétablir les grands équilibres et à préserver un semblant de stabilité au
système... au moins jusqu'aux élections de novembre.

** C'est cette hypothèse que les investisseurs ont joué hier en revenant
prudemment à l'achat sur quelques dossiers solides comme Exxon, Boeing, Mc
Donald's, et sur le trio défensif Johnson & Johnson, Merck et Pfizer.

Mais que l'on ne s'y trompe pas : le recul de Wal Mart (-0,8%), qui a terminé
lanterne rouge du Dow Jones, démontre que les investisseurs ne se font guère
d'illusions sur la progression du pouvoir d'achat dans les mois qui viennent.

Si les salaires ne suivent pas le rythme du surcoût induit par la progression
des taux du marché (lesquels conditionnent l'évolution des crédits à taux
variable), la bonne affaire consistant à opter systématiquement pour le loyer
de l'argent le plus bas depuis juin dernier pourrait se transformer en un piège
infernal beaucoup plus rapidement que les emprunteurs et les prêteurs ne
l'imaginent.

Il va se produire à un moment ou un autre un "effet de seuil" : le coût des
prêts hypothécaires vient par exemple de remonter de 4,95% à la mi-mars à plus
de 6% fin avril ; les taux longs viennent de se tendre de 75 points de base en
six semaines (de 3,75 à 4,50%)... c'est probablement l'ultime limite à ne pas
franchir... Tout dépend de la pertinence du pari que la Fed ne se trouvera pas
dans l'obligation de relever son taux directeur au-delà de 1,75% avant fin
2004.

** Sans épargne -- ou avec le montant disponible le plus faible depuis trente
ans --, le consommateur américain pourrait basculer de la solvabilité à la
faillite personnelle en quelques semaines, et ce à l'échelle de dizaines de
millions de ménages US qui ont déjà, selon nos normes européennes, dépassé de
très loin le stade du surendettement."

Si on fait pareil...On est cuits.


Dernière participation le
Friday, March 10, 2006
4:15 PM

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Le monde est fou...


Le mondes est fou...combien de temps cela durera-t-il...la dernière analyse du site économique Fanco Américain AGORA:

"*** REFLEXIONS DE VOYAGE

** Les Américains dépendent de plus en plus de la bonté des étrangers.

* Le déficit commercial record des USA en juin -- 54,8 milliards de dollars -- a dû être financé par des étrangers habitant des endroits étranges. Comme le Japon. Et la Chine.

* Le déficit fédéral de juin -- près de 70 milliards de dollars -- a dû lui aussi être financé par quelqu'un. A nouveau grâce à des étrangers dans des endroits étranges.

* Tout autre pays enregistrant des déficits chroniques si énormes serait immédiatement sanctionné par un "vendez !" franc et massif. On voudrait se débarrasser de sa devise et de ses obligations aussi vite que possible. Mais les Américains pensent que leur pays est à part ; "les règles, principes et contraintes s'appliquant aux étrangers ne s'appliquent pas à nous", disent-ils --"nous sommes exceptionnels" !

* De plus, c'est ce que semblent penser les étrangers aussi. Ils épargnent ; les Américains dépensent -- actuellement, il faut environ 80% de toute l'épargne mondiale disponible pour que les Américains puissent dépenser dans les proportions auxquelles ils ont été habitués. Ils produisent, les Américains consomment -- personne n'est plus doué qu'eux en la matière. Ils construisent des usines et des unités de production ; les Américains construisent aussi -- des maisons et des centres commerciaux.

* Cette relation -- entre les Etats-Unis et les étrangers, notamment les Chinois -- est censée être "symbiotique". Elle permet aux deux parties d'obtenir ce qu'elles veulent. Tout le monde est gagnant, en d'autres termes.

* Voyons voir... les Chinois obtiennent de nouvelles usines, des emplois, des salaires, des profits, de nouvelles technologies, des actifs, de l'épargne, du capital, des compétences. Les Etats-Unis PERDENT des emplois, des salaires, des profits, des actifs, de l'épargne et ainsi de suite. Mais ils obtiennent... hmmm... des télévisions grand écran, des Game Boys, des gadgets électroniques, des jouets et toutes les choses que l'on trouve sur les étagères de Wal-Mart. Et des dettes. Beaucoup de dettes. 32 000 milliards de dollars, aux dernières nouvelles.

* Eh bien, voilà qui nous semble un accord plutôt sympa. Qu'en pensez-vous, cher lecteur ?

* Les étrangers détiennent une part de plus en plus importante de ce qui était, à une époque, des actifs américains générateurs de richesse. Lorsque Ronald Reagan est arrivé à la Maison-Blanche, les actifs américains détenus par des étrangers représentaient moins de 15% du PIB. Aujourd'hui, ils sont à plus de 78% -- et cette part augmente rapidement. Les achats nets d'actifs américains par des étrangers ont grimpé à 71,8 milliards de dollars en juin, en hausse par rapport aux 65,2 milliards de dollars en mai. La majeure partie de cette somme était en bons du Trésor US. Et la majeure partie a été acquise par le Japon et la Chine.

* Cela met l'économie américaine -- et ses élections -- en grande partie entre les mains des étrangers. Si les Chinois ou les Japonais décidaient de vendre leurs T-Bonds, par exemple, cela ferait certainement grimper les taux d'intérêt, exploser la bulle de l'immobilier et coûterait la Maison-Blanche à George W. Bush.

* Heureusement pour les Américain que les étrangers sont gentils..."

Dernière participation le
Friday, August 12, 2005
5:00 PM

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412395

Je me marre...


Comme quoi la situation de la société libérale ressemble de plus en plus à l'URSS des années 80...une propagande incessante et permanente dans la presse et à la télé...et la grande majorité des gens qui n'y croient plus depuis longtemps...sauf bien sur les aparatchiks qui profitent du système...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-377014,0.html

Bientôt la chute

Dernière participation le
Sunday, September 26, 2004
12:35 PM

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Paganel, antisémantique - 980920 

""Eduquons", c'est une insulte ? ((c) Cavada)


Je prends la liberté d'ouvrir ce petit forum de bases économiques et historiques pour ceux qui en manquent. Le texte ci-dessous pourra sans doute en aider certains.
Citation:
"Déjà dans le monument juridique d'Hammourabi [1800 avant JC], on trouve des textes qui attestent la tenue des comptes, tel celui qui est relatif au contrat de commission et qui semble bien constituer l'obligation légale sinon de la tenue d'une véritable comptabilité, tout au moins, de l'enregistrement en forme de compte de certaines transactions"

Longtemps exilé à mi-volée d'un escalier sombre, le code d'Hammourabi trône désormais en pleine lumière dans une des nouvelles salles assyriennes du Musée du Louvre.

Dans la traduction de Vincent Scheil (Scheil, 1904, 17-18), les passages du code donnent :

100 - ... Le commis marquera les intérêts de l'argent autant qu'il en a emporté, et il comptera ses jours, et payera le négociant.

104 - Si un négociant a confié à un commis blé, laine, huile, ou tout autre denrée pour le trafic, le commis inscrira l'argent et le rendra au négociant. Le commis prendra un signé (ou reconnaissance) de l'argent qu'il a donné au négociant.

105 - Si le commis a fait erreur et n'a pas pris un signé (ou reconnaissance) de l'argent qu'il a donné au négociant, l'argent non signé (sans reconnaissance) ne peut être porté à l'actif.

Il existe d'autres traductions (Colson, 1992) et il est intéressant d'en examiner quelques unes :

Celle de A. Finet, (1973) par exemple,

100 - Si un marchand a remis à un commis de l'argent pour vendre et commercer, et s'il l'a envoyé en mission, le commis, au cours de la mission qui lui a été confiée, commercera. Si là où il est allé, il a eu du profit, il ordonnera tout le bénéfice qu'il a retiré et il fera le compte de ses jours, puis il désintéressera son marchand.

104 - Si un marchand a remis de l'orge3, de la laine, de l'huile, ou quelque bien meuble à détailler, le commis ordonnera l'argent et le rendra au marchand ; le commis prendra une pièce scellée mentionnant l'argent qu'il remet au marchand.

Dernière participation le
Tuesday, August 17, 2004
11:02 PM

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412395

Après le communisme...c'est le tour du libéralisme...


Et ça leur plait pas aux libéraux...

http://fr.news.yahoo.com/040809/202/4038v.html


Dernière participation le
Tuesday, August 17, 2004
10:47 PM

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Blog mis à jour le 30/09/2022 à 00:47:05



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