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djenie à l'idée - 3130878
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alex - 2915478

dernier livre d'ALEX (presque gratuit)


Chapitre un gratos , et ne venez pas me dire
que çà ne vaut pas une thune

Chapitre 1
(un doute m’habite)

On pense quelquefois que j’ai des griefs vis-à-vis des enseignants, j’en ai. Pour constater ce qu’ils sont devenus, et ce uniquement par nostalgie de mes anciens instituteurs.

Dans ce temps-là tout le monde travaillait, juste pour manger. Seul le notaire, le médecin, et le maire avaient une voiture, nos instits avaient des vélos. Ils portaient des bérets « sambre et meuse » et régnaient en despotes sur un monde étrange fait de fautes d’orthographe sévèrement réprimées et de récitations mal apprises ânonnées par des loupiots aux genoux écorchés par leur vie aventureuse de la récré.
La classe sentait la craie, et l’encre « Waterman » dans laquelle on plongeait avec délectation des mouches embrochées sur nos plumes sergent major.
Ils passaient a la maison de temps en temps pour boire un coup et discuter avec les parents, ils repartaient avec une bouteille d’huile d’olive, ou quelques haricots quand c’était la saison. Les parents avaient pour eux un respect immense et une confiance aveugle, ils détenaient le « savoir. »

Ainsi, ils pouvaient rêver pour leur progéniture d’un emploi a la poste ou elle pourrait s’épanouir dans l’odeur de la colle des timbres et le bruit sourd des tampons. Pour échapper au labeur de la terre si ingrat et incertain.

D’autres plus ambitieux imaginaient un fils garde champêtre, vu qu’il connaissait déjà a 15 ans toutes les astuces du braconnage.
Et le certificat d’étude, dignité suprême, figurerait encadré dans le salon entre le portrait de l’oncle Antoine mort a Verdun et la photo de mariage de la mère qu’on ne reconnaissait pas tant elle était jeune.

Ah a l’époque on avait des joies simples, ainsi les valeurs républicaines et la morale laïque enseignées en classe, fournissaient la chair a canon garantie patriotique, dont les militaires avaient besoin pour les guerres coloniales.
La discipline en classe ? c’était la base de l’enseignement. C’était la même qu’a la maison, on ne parlait qu’après y avoir été autorisé. Et on n’était jamais très loin de la baffe.

Que reste-t-il de tout ça aujourd’hui... rien. Je comprends mal que tout le monde pleurniche sur son triste sort alors qu’on mange sans rien foutre, et que c’est la télé qui dit la bonne parole… que l’autorité c’est du nazisme, et que mémé, qui s’est mariée quatre fois, ne connait que le micro-onde et part en vacances à Ibiza pour fumer des pétards avec des « keublas« .

Mais voilà qu’‘on nous bassine avec les valeurs de la République, mais quelles sont-elles? La liberté ? Confisquée par les compagnies d’assurance qui font fabriquer des interdictions a la chaîne au prétexte de protéger la santé ? ou leurs profits ?

L’égalité ? Ou les castes se disputent avantages et protections au détriment des précaires qui vivent dans l‘incertitude du lendemain ?

La fraternité qui dépends des deux premières et qui se voit donc amputée largement !
.
Non les valeurs « républicaines » ne valent plus un pet de lapin, dans une société ou l’effort n’est pas nécessaire, ou l’opiniâtreté n’est plus reconnue comme une qualité mais comme une tare « d ‘opportuniste », ou le talent s’efface derrière la télé réalité, ou les références vivent a « koh lanta » ou on apprend a pêcher un poisson en 8 semaines ..

Vous vous dites,
» houlà il a l’air aigri le pépère, il a dû avoir une vie de merde a courir derrière le pognon et il ne comprend pas que nous on en a rien a foutre, du travail. Le pognon suffira bien » Mais pas du tout j’ai mené une existence parfaitement agréable, dans le sens où je n’ai manqué que du superficiel et que j’étais capable de m’en apercevoir.

C’est vrai que quand on y réfléchit, que celui qui sait exactement identifier ses besoins réels et est capable de les combler, lui ce n’est pas un radin, c’est un homme riche, riche de tous les besoins qu’il n’a pas, donc libre.

Échappant a la folie consommatrice, il peut vaquer a ses occupations favorites, loin des chefs de bureaux shootés au « management by objectives », du fisc, et autres balivernes permettant une surveillance étroite des « travailleurs » qu’on fait semblant de payer et qui sont tentés de faire semblant de travailler, pour la plus grande joie des déconneurs de la machine à café.
J’en étais là de mes digressions habituelles quand soudain….

Et c’est là que vous étés sensés glisser une pièce dans le schmilblick pour savoir la suite !!

(Mais non restez concentrés, je plaisante, quoi que. Mon éditeur, un infâme requin de la finance, qui sent le parchemin usagé et la choucroute de la veille payée a crédit, verrait çà d’un bon œil, vu que son costard date de la samaritaine, qu’il a plein de papiers bleus d’huissiers dans sa poche. Et une R16 comme bagnole qui ne peut plus rouler dans Paris;)


LE TELEPHONE SONNE, je décroche et j’apprends que je suis l’heureux bénéficiaire d’une loterie de l’amicale des boulistes de Yaoundé et qu’il me faut rappeler un numéro a 13 chiffres pour discuter avec le notaire et lui donner mes coordonnées bancaires pour toucher mes 20 millions d’euros ..Là je raccroche sans dire un mot ,et me lève pour aller pisser..

Ce qui est symptomatique de cette époque c’est que le niveau général baisse, et ce a une vitesse vertigineuse, c’est quand on voit la qualité de ces arnaques qu’on s’en aperçoit. Pour marcher dans ce genre de combine faut être en dessous de la surface des choses non ? Quand même ..
Je ne parlerai pas des sollicitations permanentes de ces « dames » qui cherchent l’Ame sœur a 50 ans ce qui prouve quand même que si elles étaient des chiens de chasse elles n’auraient pas mangé tous les jours, bon ben voilà , faudra s’y faire.. La roue tourne

J’en était là de mes réflexions lorsque la porte s’ouvre et « Carlita » apparaît et me dit

_ il faudra rappeler Pharmacorp ils ont un projet d’audit, et elle referme
Oui je l’appelle « carlita » pace qu’elle a un filet de voix tellement ténu que je me demande si acheter un sonotone ne serait pas un investissement justifié ; en fait elle s’appelle jeannette, il y a vraiment des parents qui déconnent.

Oui, je suis un expert, un expert en « systèmes d’information et de communication » ça en jette un max sur mes cartes de visite, mais basta je ne le crie pas sur les toits depuis que j’ai appris que « l’informaticien » (qui a détrôné l’agent d’assurance dans l’enquête « avec qui redoutez-vous de vous retrouver coincé dans l’ascenseur «) a la première place? L’informaticien !! avant c’était l’agent des assurances … je sais que vous avez en tête la « tronche de l’informaticien, lunettes, Langage bizarre, explications incompréhensibles, pour qui les photos de mamie sont un conglomérat de pixels ordonnés, et le film de votre mariage se pèse en Mēga octet. He bien non , ça se sont des ‘tecos‘(techniciens si vous voulez), On présente toujours ces gens comme des génies demeurés avec7 ans d’Age mental , comme dans la série « Chaos théory » ou on sent bien que « sheldon« , le personnage principal, a une base de connaissance très étendue , une base de règle impressionnante , un moteur d’inférence de haut niveau , mais des difficultés cognitives pour les choses simple de la vie , en fait on le fait raisonner comme un système d‘intelligence artificielle, c‘est ça le secret du personnage..
Ben non nous ne sommes pas tous comme çà ; na !
Moi j’enquête, sur les gens vous voyez ? Ceux qui définissent l’organisation du flux d’information etc. etc. parce que derrière chaque écran c’est un humain qu’il y a, mais bref, excusez-moi mais j’ai un coup de fil à passer, faut bien payer le loyer


Je prends connaissance de l’appel d’offres auquel je dois répondre.



Dernière participation le
Wednesday, March 17, 2021
9:14 AM

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alex - 2915478

pagnol revisité


moins 5 dehors on s'amuse comme on peut

Cesar :
Ho meusieur Brun vous êtes emmitouflassé comme une gargoulette ?
Escartefigues :
Habillé comme çà avec le bonnet on dirait ma femme
Panisse :
Aussi habillée ? on n’a pas l’habitude
Marius : Non aussi grosse !
Monsieur brun : oui mes amis, je sais que cette tenue n’est pas coutumière dans vos contrées, notamment la chapka mais ce matin il fait un froid de Sibérie !
Cezar :
Ho monsieur brun, moi je dirais même un froid de sept a huit beries, ce matin j’ai mis les pantoufles, j’ai cru que c’était de la glace, livrée la veille.
Mr brun :
Livrée la veille ou pas la glace est toujours a la même température césar, zéro degré
Cesar :
ET SI JE VEUX MOI QUE LA GLACE LA PLUS FRAICHE SOIT LA PLUS FROIDE ? JE SUIS CHEZ MOI JE DIS CE QUE JE VEUX !!

ESCARTEFIGUE :
moi ma femme,
Panisse :
Ta femme n’est pas froide panisse et pas fraiche non plus
Escartefigues :
Tu m’insultes ? je ne te parle plus !
Cesar;
ça tombe bien c’est a toi de jouer , alors tu coupes ou tu coupes pas
Escartefigues :
j’hesite
Cesar :
Moi ces températures ça me fait froid dans le dos , çà me coupe la circulation , et toi ça te fais rien ?
Escartefigues :
J’hesite je ne suis pas chaud
Cesar ;
C’est parce que huit beries ça COUPE la circulation
Escartefigues : t’as raison césar, je coupe

Panisse : c’est un scandale ! je ne jouerais plus avec vous ! escrocs !

Dernière participation le
Friday, February 12, 2021
4:45 AM

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3158196

états d'âme


j'ose, on verra bien. je ne suis pas "chez moi" mais un rien fait beaucoup de choses.
léo ferré
le chagrin c'est peu de chose
c'est le bonheur qui se repose.


Dernière participation le
Thursday, November 19, 2020
3:09 PM

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Seberg - 3159203

avant sur Aff', je postais cela...


C’est un jour où la vie même n’existe plus, dont le temps est suspendu, accroché aux branches mortes d’arbres dépouillés.
C’est un jour où malgré la pluie, les papiers gras -vidés de leurs hamburgers aux traces de moutarde fluorescente et de ketchup rouge sang- virevoltent dans l’air glacial d’un tarmac surligné de traits de pneumatiques en fusion et dans l’air froid l’odeur de la gomme arabique brûlée...

C’est un jour qui a enfoui sa résonance dans l’absurde, qui n’appartient plus aux hommes, qui n’a plus de date dans aucun calendrier connu. 

Oui, un jour à rayer de la carte, définitivement.
C’est un temps gâché, inutile et stérile où se perdent de vagues fantômes, errants comme des chiens après le grand méchoui, en quête d’abats refroidis dans l’espace déserté par les hommes. Un moment d’horreur absolu, silencieux et ce silence est pire que le plus grand des fracas, que la pire des déflagrations.
Dans ce couloir –espace temps figé- , un homme et une femme, deux humains, dévorés par la haine, une haine toute en tension, chocs et abîmes intérieurs. Des murs résonnent les échos de la violence qui sourd, dégouline, comme une bave, avant de revenir se terrer en eux, deux blocs rageurs qui se contemplent avec une furieuse envie d’en découdre. On peut toucher, presque du bout des doigts, la tension qui les anime. On sera incapable de dire et les raisons et les causes et tous ce qui les a conduits à ces regards de glace, à ces cris figés. Cela fait bien longtemps que le fracas se renvoie au fracas, que personne ne cherche plus d’accalmie ; que la rage est devenue silencieuse, sournoise et dirigée comme le canon d’un fusil de sniper sur la nuque de l’autre, alors inattentif. Deux « animals » dressés l’un contre l’autre, neutralisés dans leur évolution par l’envie d’en découdre, de se mesurer dans la chair à meurtrir, à lacérer, coups de griffes, baffes, pied dans les couilles, yeux pochés : une guirlande de fantasmes à venir, mâchoires et poings serrés, joues creuses, fièvres. Rage, oui rages…
Les jours d’avant celui-ci avaient passé, les mois également, chacun venant écorcher l’édifice auparavant somptueux, tout en luxes et brillances, lumineux. La mémoire était morte ; les souvenirs déchus, réduits à raviver l’animosité par le déchirant écart qui les séparaient de la réalité, leur réalité présente.
Il avait fallu une lente décomposition, des luttes immobiles pour arriver à pourrir ce qui resterait un monument de bonheur fracassé, de hontes ravalées puis resurgies dans le tumulte des voix, comme des armes pour tuer en l’autre toutes traces de dignités, d’humanités.
Le constat était simple : on était passé de l ‘amour comme un miroir : tu es mon moi, mon autre et je suis toi, à toi, toute entière ; aux plus lâches crises de rages et de désespoirs, mots comme des balles, regards assassins toujours, froideurs et gestes mesquins, jusqu’à la lie, au pire , jusqu’à se dégoûter soi-même. Et ce dégoût, moins fort que l’envie du pire qui les animait, renforçait la certitude de leurs propres convictions : je n’en peux plus, peux plus, je veux plus ça, plus ça…
Un jour, bien avant celui-ci, les coups étaient venus, dans une escalade logique, affreuse dans sa progression : je me fais mal, je te fais peur, je te fais mal, je me fais peur, à te voir ainsi, amoché, tout tremblant, réduit à plus rien, sang séché, lèvres fendues, tremblantes, et des sanglots déchirés, déchirants, cris contre l’autre pour dire le regret, la peur et son cortège de terreurs. Il faut imaginer la mésestime de soi nécessaire pour serrer ainsi le poing et l’écraser contre un mur, puis une porte et au fil des crises de rages, contre un bras, une joue, et les mains qui griffent l’air, comme des serpes pour faucher un morceau d’épiderme, le plus doux, au cou, à la gorge qu’on rêve de serrer comme un ballon de baudruche, à l’en faire exploser.

Dernière participation le
Tuesday, November 17, 2020
6:59 PM

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JJG - 3159767

Le premier mot, et la dernière lettre


Les gens voudraient tant se souvenir
de la chanson des feuilles mortes
mais les gens tournent les pages
comme les vents de l 'automne

comme passé de l'été a l'hiver

mes yeux se mouillent comme un voile en regardant
le ciel

et
j' ai vu les couleurs des regards
comme les couleurs changeantes d arc en ciel

rien n arrête le temps
tant que je t'aimerai encore comme hier ajour hui et demain comme la fleur qui a force d Age devient éternelle
aussi longtemps que le dernier, jour et et de mon dernier jour qui sonnera a l' horloge de ce quartier a jamais
ou j aimais
que dieu pardonne a ce qu'ils m'ont fait oublie tout et n' oublie rien et jamais les tiens

Dernière participation le
Saturday, November 14, 2020
2:03 PM

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Blog mis à jour le 20/04/2021 à 15:48:06



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