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Alex- - 1940628 

conte de noel


Quand j’ai rencontré Mélanie elle avait 2 ans. Sa soeur en avait 4, et j’aimais éperdument leur mère.

Elle était aussi brune que sa sœur était blonde.

Si l’une s’avérait être opiniâtre, volontaire, très engagée dans son parcours scolaire, elle était rêveuse et assez peu concernée par le monde qui l’entourait…

Gentille calme et très « cossarde » tous les prétextes étaient bons pour éviter le moindre effort. Je l’adorais. Bien sûr sa mère n’était pas encline à partager mon point de vue sur son détachement, et, je prenais systématiquement sa défense, et bien sûr je la faisais rire, ma vision de la vie probablement.

Ainsi me faisait elle entièrement confiance sur tous les sujets, ce qui avait pour effet de faire enrager sa mère.

Son humour était de bonne facture ainsi elle avait pour habitude devant le reproche, de dire qu’elle faisait les choses « … à sa lenteur » !

Bien sûr je ne me privais pas de la mette en boite, car sa candeur était à toute épreuve. Je me souviens qu’un jour elle m’avait questionné sur la nature des grains noirs piquants qu’on trouvait dans le saucisson. J‘ai bien sûr répondu une ânerie comme quoi c’était les graines de l’arbre et qu’il fallait les planter dans le sol pour obtenir un « saucissonier »elle avait 9 ans.. Quelque temps plus tard une enseignante nous faisait savoir qu’il n’était pas bon de trop raconter de fadaises aux enfants car ceux-ci défendaient ce qu’on leur disait « mordicus »… J’ai dû m’expliquer.

Et la vie nous a séparés quand elle a eu 16 ans, l’amour parait il… bref !

Quand on vit seul le pire jour de l’année c’est la Noël.. Bah quand on vieillit la solitude c’est presque un dû, cette année j’avais invité un vieux pote à boire un coup... On était là à refaire le monde lorsque le facteur nous a rejoint ; il avait un colis pour moi.

Je l’ai ouvert et dégagé un bonzaï dans sa caisse de bois, assez vieux semblait-il. J’ai ouvert.

L’arbre était magnifique, un très vieux pin, avec accroché en guise de pommes de pins de ci de là de petits saucissons cocktails en boules.. Mon pote était plié : « un saucissonier! » il n’en avait jamais entendu parler…

Je ne l’avais plus vue depuis des années, elle se souvenait de moi.. J’en ai pleuré de tendresse.

J’ai su plus tard qu’elle pratiquait le rapprochement d’entreprises dans un grand cabinet de juristes.

On n’est jamais aussi seul qu’on pourrait l’imaginer.

lundi 8 janvier 2007
07:28

Oeuvre originale
Auteur : col alex

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^-^zaz - 227027 

"Lui" (ou Le Calendrier de l’Avant)


Conte n°6 des Contes de Noël (cuvée 2006)



Voilà des mois qu’il ne quitte plus sa misérable petite chambre.

De longs mois sans croiser d’autres personnes que ses rares voisins.

Cela arrive parfois, bien qu’il prenne soin de ne sortir qu’à la faveur de la nuit.

A ces exceptionnelles occasions, il échange quelques politesses avec eux et s’esquive pour rejoindre son «antre».

Lui vit reclus, dans un silence voulu, le monde l’a trop déçu.

Les mots de ses livres, le net lui suffisent. Magique le net, plus à sortir, Vive les livraisons.

Lui, les saisons, il les voit de ses fenêtres, et, profite du temps de son balcon.

1er décembre, petite laine, sortie quotidienne pour admirer le toit des maisons.

Lui hume l’air. Une voix familière le rappelle à l’ordre « vous avez un message ! »

Lui pense, spam, chaîne, aucune raison que l’on m’écrive, mais, curieux, il vient s’asseoir à son PC, clique sur l’enveloppe

« 1er décembre,

Des jours, des semaines, des mois…
Reclus dans le silence
N’est il pas temps ?
Destinataire inconnu »


Lui se dit c’est une blague

Le 2 voit arriver le même message, idem le 3, le 4, le 5 et les jours qui suivent.

Lui chaque jour hésite, envoi direct à la corbeille ou pas, puis consciencieusement l’ouvre et le lit, ou du moins le relit. Mêmes mots, mêmes places, même expéditeur inconnu.

Inlassablement, chaque jour la voix familière annonce « Le » message.

Le 15, Lui attend fébrilement, les heures passent, rien

Lui, habitué à ce message récurrent, en ressent le manque.

Le 16, « vous avez deux messages »

00.01 - Mêmes mots, mêmes places, même expéditeur inconnu.

00.02 - « N’est il pas temps ? » expéditeur inconnu.

Le 17, « vous avez un message »

Ange gardien, enfin un pseudo… un nom, et toujours la même question « N’est il pas temps ?»

Lui doute, ses livres, son PC… et les autres dans tout ça ?

Le 18, le 19, le 20… même et seule voix pour lui parler, et, annoncer que « Son » message est arrivé.

Lui perçoit le besoin de ces échanges.

Le 21, « Son » message relu, sur son balcon, l’air est doux, son regard ne s’arrête plus aux toits, il se penche, accroche une fenêtre en face, scrute, ça bouge, ça vit.

Le 22, la voix, le message de son ange gardien, sa balade quotidienne sur son balcon. Son regard qui glisse le long de la façade pour s’arrêter sur la rue qui grouille de monde. Des lumières, des voix, des rires, la vie.

Le 23, sans livre, sans pc.

Lui sort de sa chambre en pleine journée, croise ses voisins, s’attarde devant la boîte aux lettres, hésite un moment et remonte à l’étage.

Le 24, Lui est là devant la porte, il ose la pousser.

Lui redécouvre la rue, des visages inconnus souriants, un air de fête qu’il respire.

« N’est il pas temps ? »

A cette question, il se sent enfin prêt à répondre : « Il est temps, que je vive vraiment ».

Et, c’est ce qu’il poste à son ange gardien, sa modeste chambre retrouvée, après de longues heures à flâner au hasard des rues, à s’extasier devant les vitrines, à se gorger des autres.

Lui, son cadeau de Noël, c’est cette intrusio

dimanche 7 janvier 2007
14:02

Oeuvre originale
Auteur : ^-^zaz

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L'enfer est pavé de bonnes intentions - 709689 

Le conte de Modou


Au Rwanda, des femmes et des hommes oeuvrent pour rétablir une forme de justice. Ils en sont persuadés, en tout cas. Ce récit est celui d’un de ces enfants victime d’une guerre absurde, mais ce n’est pas une atroce histoire de meurtre et de ravage ; tout au contraire, c’est un beau conte porteur d’espoir. Il a été écrit à la demande de Pierre C. qui donne tout son temps, son énergie et son amour inépuisable aux enfants de la guerre, à Kigali. Pierre C. a demandé à « ses enfants » de raconter leur Noël et nous avons choisi l’histoire de Modou, parmi une dizaine d’histoires tout aussi bouleversantes.

Je suis Modou, je suis né près de Kigali, sur les montagnes. J’ai un grand frère, Abdou, il est beau et il est fort. Nos parents ont disparu, les gens disent que nous ne savons pas s’ils sont encore vivants, mais moi, je suis sûr qu’ils sont vivants, qu’ils vont revenir.
L’an dernier, Abdou a perdu une jambe… Il gardait les vaches dans les collines et tout à coup, ça a explosé sous lui. Il m’a raconté qu’il était devenu sourd, ça le paniquait, il n’entendait plus rien… Il était allongé par terre dans un grand silence, il pensait même qu’il était mort. Puis il a senti sa jambe qui lui faisait mal, il a beaucoup pleuré quand il s’est aperçu qu’elle avait disparu. Il ne se souvient pas de la suite, il a dormi longtemps.
Abdou est resté dans un centre et ils ont promis de lui installer une fausse jambe, ça s’appelle une prothèse, c’est drôle comme nom, une prothèse, on dirait le nom d’un animal ou d’un génie des collines. C’est madame Clémence qui a dit ça, elle lui a dit : « Mon petit Abdou, je vais t’amener avec moi en Belgique et nous t’installerons une belle prothèse."
Madame Clémence, elle est très vieille et elle dit toujours « mon petit Abdou », « mon petit Modou », elle a plein de rides et elle ne sent pas bon, elle sent comme un mort, je n’aime pas quand elle me serre contre elle, mais elle est gentille, elle nous parle toujours doucement, elle ne gronde jamais.
L’autre jour, quand elle a dit à Abdou : « mon petit Abdou, nous partons en Belgique le 15 décembre, et nous amenons Modou avec nous pour qu’il te tienne compagnie », et bien, quand elle a dit ça, elle avait les yeux tout mouillés, elle s’est retournée et elle s’est mouchée un grand coup, ça a fait comme une trompette. Abdou et moi, on a rigolé, mais rigolé !
On est arrivé à Bruxelles la nuit, j’étais près du hublot et Abdou m’écrasait l’épaule pour regarder au dehors… madame Clémence était tout énervée, elle parlait fort et disait « Mes petits enfants, regardez, c’est Bruxelles, voyez toutes ces lumières comme c’est bien beau, n’est-ce pas ? ." Moi, je voyais bien que c’était très grand, c’est tout, mais quand nous sommes partis dans la voiture de monsieur Simon, c’était bien, elle ne faisait pas de bruit sa voiture, et elle ne secouait pas non plus et dehors, c’était tout blanc, tout enneigé disait madame Clémence.
Les blancs sont quand même bizarres ; monsieur Simon c’est le frère de madame Clémence, et bien quand ils se sont retrouvés, ça a été juste :
- Bonsoir, tu as fait bon voyage ?
- Oui, très bien, mais c’était long. Regarde, lui c’est le petit Abdou et lui c’est son frère, le petit Modou.
Et il nous a posé plein de questions sans s’occuper de sa sœur, mais je ne comprenais rien à ce qu’il disait alors je souriais… Il n'avait pas l’air méchant monsieur Simon. Madame Clémen

dimanche 8 janvier 2006
12:49

Oeuvre originale

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"o(

- 1306128

Petit Pierre (*)


Comme beaucoup d’autres enfants de son âge, Petit Pierre entra à la grande école à 6 ans révolus.

Après quelques bleus et autres bobos, il réussit à se servir du beau vélo qu’il avait reçu de sa mère pour son anniversaire.

C’est son père, qu’il venait de découvrir cet été là, qui lui apprit à pédaler comme un chef ainsi que tout un tas de choses…

Son père avait des tonnes de bouquins et de microsillons de musique classique « que de la grande… » et aussi des toiles de peinture aux murs, il était artiste peintre à ses heures et vivait seul à la campagne en compagnie de son grand jardin et de sa deuch.

Ce jardin et quelques petits boulots ou plutôt services lui permettaient de vivre sans travailler « chez un patron ».

Petit pierre apprit à pêcher, à jouer aux dominos, aux cartes puis aux échecs et aussi à différencier les instruments de musique : « qu’est-ce que c’est ? » demandait son père !

« Un hautbois ? »

« Non plus grave ! » disait-il d’une voix qui l’était tout autant.

« Un basson ! » Et hop ! c’était gagné.

Petit pierre devait rester chez son père pour les vacances d’été mais finalement il y resta plus longtemps que prévu.

Il devait y avoir deux bons kilomètres pour aller de la maison à l’école et la première semaine, son père l’accompagna en vélo, matin, midi et soir pour être sûr que son rejeton se débrouille comme un grand.

Puis petit pierre fit les trajets tout seul.

Dans cette école primaire de village, il y avait deux rangées pour chaque niveau du CP au CM2 ; Petit pierre était dans le premier rang au fond la classe et déjà il apprenait à lire « Rémi » et à faire des grosses taches d’encre violette en guise de lettres jambées dans les jolis interlignes de son beau cahier.

Du violet, il y en avait partout : sur le papier buvard, les doigts, les habits et jusque sur la langue.

Et déjà les leçons et devoirs débarquaient le soir, ç’en était presque fini de l’insouciance.

Un soir qu’il avait bâclé ses lignes d’écriture dont les lettres mal formées et en dehors des guides ne ressemblaient à rien, son père lui mit une bonne claque derrière les oreilles, arracha la page et lui fit recommencer le tout.

Petit pierre fit la plus belle page d’écriture qu’il n’avait encore jamais faite avec la peur au ventre d’une seconde réprimande de la Maîtresse qui verrait bien la page manquante…

On peut dire que Petit Pierre n’était pas un bon élève mais, il était toujours « prems » en « récite » !

C’est que son père ne lui passait rien sur le sujet. Il n’était pas question de faire du « par cœur » et de la « cavalcade » sans rien comprendre…fallait prendre le temps pour réciter, mettre des pauses, donner du corps, de la vie au texte.

Et il ramenait toujours un « bon point » en récite…

Son père lui apprenait pas mal de choses en fait et même des choses de grands…

Que dans la vie, il fallait se méfier de pas mal de conneries et notamment « ces foutues bondieuseries pour les grenouilles de bénitier »…

Ainsi la vie scolaire de Petit Pierre commença donc chez son père, on lui avait expliqué que maman et papa ne pouvaient plus vivre ensemble.

Et déjà la fin du premier trimestre …

Le dernier soir d’&ea

mercredi 6 avril 2005
08:52

Oeuvre originale
Auteur : Joky

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:o)

FRANK - 770362 

UN NOËL NOIR




Vendredi 24 Décembre, à l’aube..quelque part au Popôle Nord…écurie du père Noël :

Le Renne Ato : « Oncule, tu dors ? »

Le Renne Oncule : « Non, et toi, Ato ?

-Ben non, je te parle ! Dis moi, Oncule…

-Oui ?

-Tu m’aimes ?

-Oh, oui ! Je t’aime Ato, et toi, tu m’aimes ?

Une voix les interrompt :

« Bon !!Ils ont pas fini les de nous casser les bois les deux Rennettes !!!Y’en a qui veulent dormir !!! Je vous rappelle que la nuit prochaine, c’est du non-stop !!! »

Ato reprend en chuchotant :

« -J’aime tout de toi, Oncule !Tes bois !Tes muscs ! Et cet élan qui me pousse vers toi est si fort !!

-Arrête Ato, j’ai ma cabiroute qui devient toute dure…

-Et moi j’ai envie de réer sur tous les toits, mon amour pour toi !!! »

Jeudi 23 Décembre 2004.7 heures 52

Dépêche AFP
Suite à un mouvement de grève initié par la CGT (Confédération des gnomes travailleurs), les ateliers du Père Noël ont cessé le travail, les joujoux par milliers ont été placé sous séquestre par le syndicat majoritaire. Une dizaine de nains jaunes qui souhaitaient continuer le travail auraient été molestés par des elfes noires.
Marcus Blondus, le secrétaire général de la CGT devrait rencontrer le Père Noël dans la matinée.

Jeudi 23 Décembre 2004.8 heures 54

Une partie des rennes du Père Noël soutiendrait le mouvement de grève initié par la CGT.

Vendredi 24 Décembre 2004…
maison du Père Noël :

La Mère Noël : « Pépère Noël, réveilles-toi…y’a une délégation de lutins devant la lourde !!!Y veulent te parler !!! »

Le Père Noël : « Ferme ton claque , la Mère…je dors !!!

-Tu cuves, plutôt !!!Sagouin !!!Sac à vin !!!Y disent qui font grève !!!Y z’ont même arrêter de fabriquer les joujoux par milliers !!!

-J’arrive !!!!Vont pas m’faire chier les nabots !!!C’est pas l’jour !!!!

Le Père Noël sort de sont lit, pète un coup, se gratte les fesses et la fenêtre de la cuisine couverte de givre pour regarder dehors : une dizaine de lutins aux airs renfrognés se tiennent devant la maison. Il sort et se plante sur le seuil :

« C’est quoi ce bordel, les nains ????!!!On veut plus bosser ??? »

Marcus Blondus s’avance :

« Y’en a marre !!On en a raz le grelot de trimer pour des nèfles !On veut les 135 heures par semaine et 3 jours de congés par an pour aller à « L’île aux putes » !Y’a pas de raison que ça soye toujours les lutins des bûches qui s’fassent sucer !Et on veut être payé !y’a pas de raison !!Tom Pouce Cruse, Sarkosy, Maître Ioda…y sont payés eux !!Père Noël :si tu réponds pas favorablement à nos revendications, on bloque les ateliers !!Y’a rien qui sortira !!Nous sommes ici par la volonté du POPL (parti organisé des petits lutin)et nous n’en sortiront que par la force d’un bail honnête !!!!

-Tous les ans c’est la même chanson !!On veut des nouveaux bonnets !On veut être plus grands !On veut faire un gang bang avec Blanche-neige !!Vous pensez au z’ enfants !!Vous voulez quoi ??Que la fabrication des jouets soye confié aux chinetoques ?Pasqu’ eux y z’ y pensent aux z’enfants…sont prêts à les foutre au turbin !!Z’allez pas me chier dans les bottes !!C’est Noël, demain, !!!

- Justement !ça sera un Noël noir si tu nous accordes pas ça qu’on d’mande !On te fixe un « nul Tim à Tom », t’as jusqu’à ce soir, 2O heu

jeudi 3 mars 2005
08:55

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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Blog mis à jour le 10/10/2008 à 20:38:50



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