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PHIL - 391201
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couronnes blanches....


Toujours pressé, ma liste bien établie dans ma tête, les mains posées sur le caddy que je pilote avec maestria entre les lambins, je parcours les allées de mon hyper marché, cherchant dans les rayonnages ce que j'aurais pu oublier.
Un temps d'arrêt.
Au milieu de cette foule anonyme, ils sont là tous les deux, non tous les trois, elle et lui et vraisemblablement leur fille. Une ressemblance évidente me fait établir ce lien de parenté.
Qu'est-ce qui accroche mon regard, illumine mes yeux, fait naître cette émotion qui dessine un sourire attendri sur mes lêvres.
Je les contemple comme on le fait pour ces rayons de soleil qui percent un ciel plombé.
De quel monde viennent-ils ?

Dernière participation le
Monday, August 17, 2009
1:20 PM

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Il faut que je te dise....


Pour certains, le gendarme reste et demeure Pandore qui verbalise sur le bord de la route, agitant frénétiquement son baton et son carnet à souches.
Pourtant, il faut que je te dise...
Qu'en est-il advenu de cette jeune maman de vingt ans, trouvée sur les trottoirs de Vincennes, le corps décharné, les yeux vidés, les bras ballants, qui se vendait pour le prix d'une dose de poudre ?
Et cette autre jeune femme, victime d'un cambriolage qui n'osait plus rentrer chez elle tant son intimité avait été violée ?
Et toi, maman, à qui je suis venu annoncer, la gorge sèche, que ton fils avait laissé sa vie sur la route ?
Vous tous, parias, rejetés, habitants du trottoir, locataires de nulle part, vous ai-je apporté un peu de chaleur, un peu de réconfort ? Mes mots ont-ils été un remède à vos maux ?
Je veux vous remercier encore et toujours pour ces millimètres de bonheur, si longs et si précieux qui nous ont rapprochés, pour m'avoir aidé à grandir.
Je suis là et ne vous ai pas oubliés....

Dernière participation le
Monday, July 09, 2007
11:10 AM

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Pagaille dans les mots


J'ai trouvé saisissant cet article trouvé dans un hebdo.

Citation:
Incroyable ! Sleon une édtue de l'uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des lttrees dans un mto n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe improtnate est que la pmeirère est la drenèire soinet à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

La peruve ?...


Ouf, c'est fou !!!


Dernière participation le
Thursday, February 10, 2005
6:19 PM

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Souvenirs d''un père trop tôt disparu...


En l’an deux mil, j’aurai quarante six ans.
C’est si loin. J’ai l’impression que des années lumière nous séparent de cette date. L’an deux mil : la sonorité déjà est étrange. Il est impossible que cela arrive, tout du moins comme je le conçois.
Je serai vieux. Les voitures voleront. Il n’y aura plus de verdure. La nature aura disparu. Nous respirerons avec des bouteilles et nous mangerons dans des tubes. Les animaux seront monstrueux. J’ai vu il n’y a pas longtemps ce film « la planète des singes ». Nous arriverons peut-être à ce mouvement général de révolte animalière où chiens et chats se libéreront de leur collier et de leur laisse, où ils rejèteront des siècles de brimades et d’oppression.

Dimanche 7 février 1988

Je me déchausse sur le palier. J’ai du faire du bruit car la porte s’ouvre: Alexandra, trois ans, est là. « Maman, c’est mon papa qui rentre! ».

Mon papa… Mon papa. Que j’aime cette possession! Mon papa…

Mercredi 29 avril 1970

Il fait bon. Il fait doux. Le printemps éclate en mille bourgeons sur les platanes de l’avenue. L’herbe folle perce le goudron par plaque. Elle se glisse entre les pavés des caniveaux, dans les interstices des vieux murs de pierres.

Seize ans. Le grand bonheur vécu en famille. Quatre sœurs, un frère et des parents merveilleusement unis. Je suis le plus jeune, le « Caganis », comme l’on dit en Provence. « Quatre brouillons pour deux chefs d’œuvres ». C’est l’expression de mon père, qui plaisante, bien sur. Comme tout bon vieux Corse, il est fier de ses fils qui pourront perpétrer son nom. Mes sœurs ne lui en tiennent pas rigueur.

Seize heures. Seize ans dans quelques jours. Je crois que mes parents m’offriront une chemise que j’ai vue en vitrine. J’aime m’habiller. A cette occasion, la famille se réunira et l’on souhaitera un joyeux anniversaire au petit frère. J’aime bien cette position de « petit frère ». Elle offre quelques avantages non négligeables.

Je sors du collège et grille une cigarette, interdite à la maison. Il ne faudrait pas que mon père me surprenne. J’ai ma panoplie « après cigarette » avec moi ; tablettes de réglisse, chewing-gums, et à défaut une poignée d’herbe que j’arrache, mâchouille et frotte entre mes mains pour supprimer l’odeur du tabac!

Seize ans. L’insouciance. Je ne sais pas ce que je ferai plus tard. Juge pour enfants ou professeur de lettres. J’aime les enfants et les livres. Je ne sais pas. Ce n’est pas encore ma préoccupation. Nous verrons bien.

Je prends ma mobylette et salue mes copains. C’est une aventure. Je ne rentre pas à la maison mais me rends chez ma sœur aînée. Elle est hospitalisée et ma mère seconde son gendre dans les tâches quotidiennes.

L’air chargé de senteurs marines me caresse le visage. Le soleil printanier darde ses rayons et joue impunément avec les jupes des filles, dévoilant des charmes prometteurs. Des prostituées aux avancées avantageuses s’appuient négligemment sur les murs et sur les arbres. Elles lancent des regards langoureux aux automobilistes qui descendent la contre allée à faible allure. Je n’ose trop les regarder de peur de provoquer un déferlement d’injures des plus colorés. Il reste en moi un fond de timidité qui recule de jour en jour devant la hardiesse naissante de mes presque seize ans.

Dernière participation le
Friday, July 09, 2004
10:47 PM

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1° janvier le 28 mars ?


Le premier de l'an reste le jour des bonnes résolutions.

Le choix de ce forum ne résulte pas d'un hasard mais d'une détermination bien arrêtée.

Il semblerait que ma mésentente avec certains aient troublé rimailleurs, poètes, écrivains, adeptes du clavier.

A toutes et à tous, je présente mes excuses.

Ne peut-on pas, moi en tête, revivre un premier de l'an, enterrer la hache de guerre, mesurer nos paroles ou nos écrits du moins, calmer nos "ardeurs", faire preuve de plus de courtoisie, échanger sans méchanceté...

La critique, prise dans son sens édifiant et non destructeur, ne peut qu'élever le débat.

Il ne s'agit pas pour autant de parodier le titre du film "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".

Je vous invite nombreuses et nombreux mes amis à méditer.


Dernière participation le
Sunday, March 28, 2004
1:50 PM

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