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Bonjour à tous, je reviens de Deauville. Avertissement : La première rubrique que j’ai ouverte la semaine dernière – « Peut-on prouver l’existence de Dieu » - ayant achevé sa course dans l’exaspération et la débâcle, je me permets d’ouvrir celle-ci. Il ne s’agit pas d’une surenchère de provocation mais de la possibilité de poursuivre sur des bases plus sereines. Je pense que nous pouvons échanger calmement sans pour autant faire intervenir notre petit amour-propre… il est donc, cette fois, nécessaire de poser des conditions afin d’assurer l’amitié et la sérénité requises. Si je suis d’ordinaire un ennemi inconditionnel de la censure je n’admettrai pas dans le cas présent les attaques personnelles, les invectives, discourtoisies ou expressions condescendantes. Toute intervention qui transgresserait ces principes seront ipso facto supprimées. On pourra poser autant de thèses ou d’antithèses que l’on voudra à condition de respecter cette règle du jeu. J’ai tout lieu de croire que chacun pourra comprendre cela, spécialement s’il est un chercheur objectif de vérité. Je m’aperçois ( c’est un bien grand mot ) que certains modes de démonstrations sont systématiquement voués à l’échec. Je prendrai à cet égard quelques exemples dont j’ai pu prendre connaissance ce matin. Quand Vir-tuel rapporte par exemple qu’en posant la négation : « Dieu n’existe pas » l'athée posait par là même l’existence de Dieu au moment même où il la niait. Il en déduit que la position agnostique est plus rationnelle. A cette démonstration d’ordre sémantique, pour intéressante qu’elle soit, Xiuplus lui réplique ( à raison ) qu’il ne s’agit là que d’une gymnastique verbale. Quand Démiurge écrit : « Pourquoi, diantre, mettre de la raison là où il n'est question que de croyance ? » et que J le soutient en précisant : « Parce qu'il est plus facile de croire que de comprendre... », ce me semble être tout autant un jugement de valeur, et même une contradiction, qui n’offre pas plus de fondements. En effet, l’athée est tout autant un croyant à sa manière : il croît au potentiel d’une science toute puissante qui n’a encore rien prouvé de l’inexistence de Dieu et il tient assurément que Dieu n’existe pas. Quant à J il oublie simplement que le croyant en Dieu ne se contente souvent pas de croire mais qu’il essaie tout autant de comprendre, fut-ce par la raison parce que la raison s’appuie sur la logique. Nous assistons ainsi à un véritable dialogue de sourds et, pire, on a même l’impression que personne n’est disposé à céder quoique ce soit pour d’obscures questions d’amour propre. Pour ma part, seule la vérité importe et si l’on me prouvait incontestablement que Dieu n’existait pas, qu’Il ne pouvait pas exister, j’y consentirais avec reconnaissance. Mais voilà, pour l’instant, je n’ai toujours rien vu venir. Dans l’actuel débat, la seule démarche qui me semble convenir est celle de la logique parce que cette logique nous réunit et peut être entendue de tous ( à condition de faire taire notre orgueil et notre partisanisme). Cette « logique » s’impose au-delà des compétences particulières ou du niveau intellectuel de chacun. Elle n’est pas forcément liée à la complexité des choses et elle peut tout aussi bien imposer son autorité dans la simplicité. Rappelons ici que « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » et qu’il est contraire à l’intelligence d’user d’un langage impénétrable pour feindre d’être plus habile et compétent que ceux qui nous entourent. Cette forme de langage démontre au contraire bien souvent nos insuffisances et nos efforts à les voiler. Voilà. Vous pouvez vous exprimer si le cœur vous en dit.
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salut, j'ai une question sur le sens d'une phrase; une phrase de Foucault: "Il y a trois mille ans, il aurait certainement habité Sodome"; quel est le sens exact de ça? |
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