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Dans un grand music-hall y a des gens pleins le hall. Le directeur obèse annonce son antithèse, la bombe anatomique: ' Miss Univers, musique! ' Sur un p'tit pas de danse Miss Univers s'avance. Elle n'a pas sur la peau qu'un tout petit maillot. Sont-ils contents, les gens? s' demande le diro, mais les voilà qui crient: "A poil la belle fille! Dévoile pour nous tou- te ton anatomie!" Alors Miss Univers, fermetures éclair toutes ouvertes au vent, dans sa chair de safran, livra au peuple fou ses seins et ses genoux. Mais les voilà qui crient: "Dépiaute-toi, la fille! Qu'as-tu d'beau sous la peau? Ecarte le rideau!" Alors Miss Univers, la fille de la bouchère, se mit à découper au couteau sa belle peau. Cette fois ils seront contens, se disait le diro, mais les voilà qui crient: "Ton cœur, la belle fille, montre-le-nous tout chaud, sors-le de son cageot!" Lors, nageant dans le sang, la fille offrit aux gens son petit cœur de femme où l'on dit qu'y a l'âme. Le directeur leur dit: "Est-ce que ça vous suffit?" Mais les voilà qui crient: "On veut la voir mourir, on veut la voir s'éteindre avant que d'applaudir. Alors Miss Univers, s'effondra par terre. La plus belle femme du monde ne donne que ce qu'elle a. Au directeur obèse la foule alors cria: "Une autre, gros pacha, vite une autre nana!. Et si tu n'en as pas on s'tire, on viendra pas!". |
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J'aime ces gens étranges Aux trous dans la mémoire Des trous remplis de plaies Présentes ou bien passées Vérités toutes crues Remontant en marée Quand les masques ont fondu Que la farce est jouée L'inconscient se lézarde La raison capitule Des blessures tenaces Font surface et bousculent L'hier est aujourd'hui Le présent n'est qu'instant De vieilles photos parlent Révélateurs puissants J'aime ces gens étranges Leur raison déraisonne Ils sont les dissidents Des logiques des hommes Leur cœur ne souffre pas L'événement leur échappe Ils captent les émois L'essentiel sans flafla J'aime ces gens étranges Qui repèrent la fausseté Des gestes et des paroles Réclament l'amour vrai Fonctionnent à la tendresse Négligent tout le reste Ils sont vérité nue Ils aiment ou ils détestent J'aime ces gens étranges À la mémoire trouée Qui changent des bribes De leurs vies effacées Voyageurs sans papier Sans qualifications Ils sont ce que nous sommes Et nous leur ressemblons J'aime ces gens étranges Qui me montrent du doigt Les immenses trous noirs Que j'ai au fond de moi Ils sont le grand miroir De mes désirs enfouis De ma débridence tue Et de ma fantaisie J'aime ces gens étranges Qui ont le mal d'enfance Comme le mal d'un pays Qu'ils chercheraient en silence Derrière l'apparence De leur mémoire perdue Leur peau parle une langue Que nous n'entendons plus J'aime ces gens étranges Aux trous dans la mémoire Des trous remplis de plaies Présentes ou bien passées Vérités toutes crues Remontant en marée Quand les masques ont fondu Que la farce est jouée. |
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Jamais une statue ne sera assez grande Pour dépasser la cime du moindre peuplier Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre Que celui des hommes qui les ont plantés Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais Je changerai la sève du premier olivier Contre mon sang impur d'être civilisé Responsable anonyme de tout le sang versé Fatigué, fatigué Fatigué du mensonge et de la vérité Que je croyais si belle, que je voulais aimer Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé Fatigué, fatigué Fatigué d'habiter sur la planète Terre Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers Berceau de la bêtise et royaume du mal Où la plus évoluée parmi les créatures A inventé la haine, le racisme et la guerre Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs Et amène le sage à cracher sur son frère Fatigué, fatigué Fatigué de parler, fatigué de me taire Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère Quand la moitié du monde en assassine un tiers Fatigué, fatigué Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens Massacré les baleines, et bâillonné la vie Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens Qui ont même réussi à pourrir la pluie La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure Depuis l'horreur banale du moindre fait divers Il n'y a plus assez de place dans mon cœur Pour loger la révolte, le dégoût, la colère Fatigué, fatigué Fatigué d'espérer et fatigué de croire A ces idées brandies comme des étendards Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir Fatigué, fatigué Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux Et puis avoir la tête si haut dans les nuages Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau Je voudrais être un arbre et plonger mes racines Au cœur de cette terre que j'aime tellement Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent Je voudrais le silence enfin et puis le vent Fatigué, fatigué Fatigué de haïr et fatigué d'aimer Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier Fatigué des discours, des paroles sacrées Fatigué, fatigué Fatigué de sourire, fatigué de pleurer Fatigué de chercher quelques traces d'amour Dans l'océan de boue où sombre la pensée Fatigué, fatigué
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Pour tous les enfants de la terre Chantons amour et liberté. Contre toutes les haines et les guerres L'étendard d'espoir est levé L'étendard de justice et de paix Rassemblons nos forces, notre courage Pour vaincre la misère et la peur Que règnent au fond de nos cœurs L'amitié la joie et le partage La flamme qui nous éclaire Traverse les frontières Partons, partons, amis, solidaires Marchons vers la lumière
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Comment faire pour te chanter Ce que j'ai sur le cœur Je pourrais t'écrire des vers De toutes les couleurs Je pourrais faire des dessins Des feuilles qui meurent Je pourrais choisir pour toi Des jouets, des fleurs Mais j'aimerais aussi me taire Ce serait bien meilleur Et voici que sans un mot Nous n'avons plus peur |
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Blog mis à jour le 22/08/2008 à 03:54:36
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