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Qui a parlé de Molière De la conjugaison Et du vocabulaire Qu’il repose en enfer S’il a inventé tant d’horreurs L’horreur du verbe Qui rime avec acerbe La gerbe des mots Avorté du cerveau L’irrespect de « l’être » Conjugaison du maitre Le maitre des maux Pour faire des échos Terminaison morsure Vexation qui respire Y’a rien de pire Signification vautour Qui vous tourne autour Accusation terrible Qui ne rate pas sa cible Rire sur « l’imparfait » Au présent et au passé Incarnation du mal Du verbe radical Avec des mots cruels Désinvoltes et rebelles C'est la guerre des mots Du « Me vois-tu la haut » Drôle de vocabulaire Préconçu et pervers Dans le but de faire mal, Dieu quel régal Sans respect ni verbe qu’importe l'adverbe Pour ceux qui ont oublié Souvent de conjuguer Les verbes aimer et respecter Au passé et au présent Et à tous les temps Je rejette votre con-jugaison La violence, c'est un manque de vocabulaire. [Gilles Vigneault]
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Je ne suis qu'une pierre qui roule Comme une petite boule Sans jamais rien amasser Que bleus et bosses éparpillés Tout au long de mon chemin Où hier est comme demain Et si quelquefois je suis stone De rebondir comme un faune Je ne sais pas même chanter Me reste crayon et cachets Pour supporter la misère du monde Et les menaces qui grondent Et si cette came m'isole Non je ne suis pas folle Juste un peu trop fragile Pour ignorer les imbéciles N'en déplaise aux censeurs Et aux oiseaux de malheur. |
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Je suis plus vieux que le peu d'age Ecrit le long de quelques pages, Ma tête contient l'espace d'une ère De paix truffée par tant de guerres. Je suis plus sage que la raison Et mon chemin c'est l'horizon, Mes yeux éclairent l'histoire de l'homme Qui court toujours un rêve fantôme. Je suis plus fou qu'une fantaisie Sertie de perles de poésie, Mon art passionne les souvenirs Qui font la vie et l'avenir. Je suis plus fin que l'eau des roches Versant du sel aux creux des poches, Mon âme est chère d'un or rougi Brulée au feu des nostalgies. Je suis plus gai que la mouette Quand le marin lui fait la fête, Mon aile caresse telle une cure Les vagues lancées à l'aventure. Je suis plus mal que la douleur Au sang plus rouge que la couleur, Ma plaie remonte à la surface Défiant l'oubli des moindres traces. Je suis plus franc que la beauté Aux murs de la réalité, Mes sens pourtant sont bien défaits Dans la mémoire de l'imparfait. Je suis plus juste qu'un vœu vivant Qui tire la chance vers le devant, Mon cœur présent parmi les gens, Vital tel un besoin urgent. Je suis plus mur que le venin D'une pomme qui fait le conte humain, Ma langue est source d'une fontaine Du jet des heures de la semaine. Je suis plus ange que toutes les fées Malgré l'enfer du mal fait, Mon temps est jeune dans la pensée Ou la prière est prononcée. Je suis plus grand que les petits Et nain aux rêves anéantis, Mon voeu précieux est une richesse Au cimetière des belles promesses. Je suis plus large qu’un éventail Ouvert au chant du vent qui baille, Mes bras étreignent de l’air pur D’une mer vêtue d’un ciel azur. Je suis plus doux qu’une sieste à l’ombre Rêvant qu’il neige en fin décembre, Ma sève l’averse d’une pluie D’orage qui me réveille la nuit. Je suis plus bref que l’éphémère Au front qui sue toute la mer, Mes doigts débordent de l’encrier L’amour qui laisse des livres entiers. PS: le "je" est conjugué à l'impersonnel dans ce texte, c'est le souvenir qui parle, je ne suis que l'auteur qui obéit aux mots... Kader... |
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merveilleux à l'infini!! MERCI |
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Tel un essaim bourdonnant à la recherche de sa reine Ou comme les taureaux fuyant le cauchemar de l'arène Comme le troupeau docile de Panurge Alors que rien vraiment n'urge Voyez monter le flôt ininterrompu De véhicules remontant tout droit vers le but Marée humaine qui fuit l'horizon lointain Pour rejoindre son éternel quotidien Flot incessant en partance Remontant le courant Délaissant les vacances Le soleil et le vent Oubliant le peaux dénudées Et les amours salés Pour se plier à d'autres volontés Ignorant les heures de volupté File de véhicules bondés Fuyant les paysages de l'été Presque sans regret Puisque c'est la rentrée Et qu'il faut repartir Pour onze mois de délire Onze mois sans désir Onze mois sans plaisir. |
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allez allez on se ressaisit on se donne tous un peu de courage!!! |
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La pluie et le froid arrivent dans les ramures de l’automne, Les premiers feuillages en tombent blondies sur les jardins, Le vent dans les branches en efface les gageures du passé Sans pour cela y faire pages laiteuses sur tous les humains. Le cœur en gardant des souvenirs passés, bien au chaud, De ses cabrioles en les violentes douceurs de ses amours, Ces entendements là, de temps à autre, l’y fond sourires, Gardant en son cerveau, comme un tatouage sur sa peau. La pluie et le froid arrivent dans les ramures de l’automne, En cette saison les remous de la vie n’y sont pas velours, Mais, les passages du froid aux échancrures, font frémir, Ce ne sont pas là, des planètes coloriées du notre destin. La complainte du vent en offre les cadences, les besoins Et par ci, par là, en jouent les émanations de cet automne Qui en son cœur d’humain, n’en sonde pas les cohortes, Contradiction incomparable de l’humain qui en raisonne. Ho…! Ramures, remuées, libérées de vos feuilles mortes, Y aura-t-il des lendemains, des instants de reconstruction ? Il importe de savoir choisir le reflet d’un miroir de passion, Là, y serait assurément le regard futur, sincèrement aimé.
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Blog mis à jour le 29/08/2008 à 04:23:07
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