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Rêved'Orient - 2076403 

CON-JUGAISON ???


Qui a parlé de Molière
De la conjugaison
Et du vocabulaire
Qu’il repose en enfer
S’il a inventé tant d’horreurs
L’horreur du verbe
Qui rime avec acerbe
La gerbe des mots
Avorté du cerveau
L’irrespect de « l’être »
Conjugaison du maitre
Le maitre des maux
Pour faire des échos
Terminaison morsure
Vexation qui respire
Y’a rien de pire
Signification vautour
Qui vous tourne autour
Accusation terrible
Qui ne rate pas sa cible
Rire sur « l’imparfait »
Au présent et au passé
Incarnation du mal
Du verbe radical
Avec des mots cruels
Désinvoltes et rebelles
C'est la guerre des mots
Du « Me vois-tu la haut »
Drôle de vocabulaire
Préconçu et pervers
Dans le but de faire mal,
Dieu quel régal
Sans respect ni verbe
qu’importe l'adverbe
Pour ceux qui ont oublié
Souvent de conjuguer
Les verbes aimer et respecter
Au passé et au présent
Et à tous les temps
Je rejette votre con-jugaison


La violence, c'est un manque de vocabulaire.
[Gilles Vigneault]





mercredi 27 août 2008
20:08

Oeuvre originale
Auteur : Myriam O

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patchouly - 2228375 

P'tit' boule


Je ne suis qu'une pierre qui roule
Comme une petite boule
Sans jamais rien amasser
Que bleus et bosses éparpillés
Tout au long de mon chemin
Où hier est comme demain
Et si quelquefois je suis stone
De rebondir comme un faune
Je ne sais pas même chanter
Me reste crayon et cachets
Pour supporter la misère du monde
Et les menaces qui grondent
Et si cette came m'isole
Non je ne suis pas folle
Juste un peu trop fragile
Pour ignorer les imbéciles
N'en déplaise aux censeurs
Et aux oiseaux de malheur.

mardi 26 août 2008
15:18

Oeuvre originale
Auteur : Fan

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Kader - 2279312

Le souvenir vivant...


Je suis plus vieux que le peu d'age
Ecrit le long de quelques pages,
Ma tête contient l'espace d'une ère
De paix truffée par tant de guerres.

Je suis plus sage que la raison
Et mon chemin c'est l'horizon,
Mes yeux éclairent l'histoire de l'homme
Qui court toujours un rêve fantôme.

Je suis plus fou qu'une fantaisie
Sertie de perles de poésie,
Mon art passionne les souvenirs
Qui font la vie et l'avenir.

Je suis plus fin que l'eau des roches
Versant du sel aux creux des poches,
Mon âme est chère d'un or rougi
Brulée au feu des nostalgies.

Je suis plus gai que la mouette
Quand le marin lui fait la fête,
Mon aile caresse telle une cure
Les vagues lancées à l'aventure.

Je suis plus mal que la douleur
Au sang plus rouge que la couleur,
Ma plaie remonte à la surface
Défiant l'oubli des moindres traces.

Je suis plus franc que la beauté
Aux murs de la réalité,
Mes sens pourtant sont bien défaits
Dans la mémoire de l'imparfait.

Je suis plus juste qu'un vœu vivant
Qui tire la chance vers le devant,
Mon cœur présent parmi les gens,
Vital tel un besoin urgent.

Je suis plus mur que le venin
D'une pomme qui fait le conte humain,
Ma langue est source d'une fontaine
Du jet des heures de la semaine.

Je suis plus ange que toutes les fées
Malgré l'enfer du mal fait,
Mon temps est jeune dans la pensée
Ou la prière est prononcée.

Je suis plus grand que les petits
Et nain aux rêves anéantis,
Mon voeu précieux est une richesse
Au cimetière des belles promesses.

Je suis plus large qu’un éventail
Ouvert au chant du vent qui baille,
Mes bras étreignent de l’air pur
D’une mer vêtue d’un ciel azur.

Je suis plus doux qu’une sieste à l’ombre
Rêvant qu’il neige en fin décembre,
Ma sève l’averse d’une pluie
D’orage qui me réveille la nuit.

Je suis plus bref que l’éphémère
Au front qui sue toute la mer,
Mes doigts débordent de l’encrier
L’amour qui laisse des livres entiers.


PS: le "je" est conjugué à l'impersonnel dans ce texte, c'est le souvenir qui parle, je ne suis que l'auteur qui obéit aux mots...

Kader...

lundi 25 août 2008
00:00

Oeuvre originale
Auteur : Kader...

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merveilleux à l'infini!! MERCI

patchouly - 2228375 

Transhumance


Tel un essaim bourdonnant à la recherche de sa reine
Ou comme les taureaux fuyant le cauchemar de l'arène
Comme le troupeau docile de Panurge
Alors que rien vraiment n'urge
Voyez monter le flôt ininterrompu
De véhicules remontant tout droit vers le but
Marée humaine qui fuit l'horizon lointain
Pour rejoindre son éternel quotidien
Flot incessant en partance
Remontant le courant
Délaissant les vacances
Le soleil et le vent
Oubliant le peaux dénudées
Et les amours salés
Pour se plier à d'autres volontés
Ignorant les heures de volupté
File de véhicules bondés
Fuyant les paysages de l'été
Presque sans regret
Puisque c'est la rentrée
Et qu'il faut repartir
Pour onze mois de délire
Onze mois sans désir
Onze mois sans plaisir.

dimanche 24 août 2008
23:02

Oeuvre originale
Auteur : Fan

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allez allez on se ressaisit on se donne tous un peu de courage!!!

archange sympa - 1187675 

2643 Le regard du futur !


La pluie et le froid arrivent dans les ramures de l’automne,
Les premiers feuillages en tombent blondies sur les jardins,
Le vent dans les branches en efface les gageures du passé
Sans pour cela y faire pages laiteuses sur tous les humains.

Le cœur en gardant des souvenirs passés, bien au chaud,
De ses cabrioles en les violentes douceurs de ses amours,
Ces entendements là, de temps à autre, l’y fond sourires,
Gardant en son cerveau, comme un tatouage sur sa peau.

La pluie et le froid arrivent dans les ramures de l’automne,
En cette saison les remous de la vie n’y sont pas velours,
Mais, les passages du froid aux échancrures, font frémir,
Ce ne sont pas là, des planètes coloriées du notre destin.

La complainte du vent en offre les cadences, les besoins
Et par ci, par là, en jouent les émanations de cet automne
Qui en son cœur d’humain, n’en sonde pas les cohortes,
Contradiction incomparable de l’humain qui en raisonne.

Ho…! Ramures, remuées, libérées de vos feuilles mortes,
Y aura-t-il des lendemains, des instants de reconstruction ?
Il importe de savoir choisir le reflet d’un miroir de passion,
Là, y serait assurément le regard futur, sincèrement aimé.

jeudi 21 août 2008
19:30

Oeuvre originale
Auteur : Archange sympa

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Blog mis à jour le 29/08/2008 à 04:23:07



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