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Lu dans des comptes rendus boursiers : Nous vous présentons tous nos vœux de bonheur, de santé et de félicité pour l'année 2008. Mais nous ferons aujourd'hui une petite impasse sur la mention "prospérité" car cette première journée boursière efface déjà la totalité des gains engrangés à Paris en 2007... et la séance de mercredi pourrait bien nous ramener un peu plus d'un an en arrière sur le CAC 40. En effet, aucune embellie ne s'est dessinée à Wall Street, après une entrée en matière qui s'avérait la pire observée depuis le 2 janvier 2001 -- et même depuis près de 20 ans puisque le Dow Jones n'a jamais perdu plus de 1,5% au lendemain du réveillon ! --- La publication de l'ISM manufacturier américain (pour le mois de décembre) a fait l'effet d'un puissant courant d'air sur une bougie d'anniversaire ou sur le chandelier posé sur une table de réveillon. La timide flamme haussière des premiers instants s'est éteinte en une fraction de seconde. Le CAC 40, qui affichait encore +0,6% peu avant la diffusion de ce chiffre, a reculé de 1,5%. Une demi-heure plus tard, il parvenait à limiter son repli à 1,15% à 17h30. Mais en transactions "hors séance", il ne tardait pas à enfoncer virtuellement ses plus bas du jour dans le sillage du Nasdaq 100 qui plongeait de 1,8%. La croissance de l'activité du secteur manufacturier américain s'est contractée au-delà des plus sombres prévisions fin 2007, selon l'enquête de l'Institute for Supply Management. Son indice mensuel d'activité plonge de 50,8 vers 47,7, pulvérisant le seuil fatidique des 50. L'enfoncement des 50 préfigure presque à coup sûr une phase de contraction de l'activité économique aux Etats-Unis. Pour ne rien arranger, la sous-composante inflation associée aux prix industriels dérape au-delà des 4% annuels. --- Le billet vert a dévissé en quelques minutes de 1% face à l'euro (de 1,4595 jusque vers 1,4750 euro) et de 2% face au yen (de 112 vers 109,30 -- et il s'effondre de 4% en quatre séances), trahissant une inversion brutale des opérations de carry trade, lesquelles dépendent tout autant des anticipations de croissance outre-Atlantique que de la politique monétaire de Ben Bernanke à l'horizon 2008/2009. --- Au-delà des turbulences qui ont agité le marché des changes et les indices boursiers, cette journée restera marquée par le nouveau record absolu battu par l'once d'or (+3% à 858 $/once) ainsi que par le baril de WTI -- la barre des 100 $ vient d'être franchie ce mercredi sur le NYMEX. Cette flambée des matières premières s'est matérialisée sur fond d'instabilité au Pakistan, d'incidents meurtriers à Port Harcourt au Nigeria -- les principaux terminaux pétroliers des compagnies occidentales débouchent dans cette zone -- sans oublier une vague d'attentats en Algérie et des émeutes sanglantes au Kenya. Bref, le roi des cons vous présente ses meilleurs voeux pour 2008 ! Le roi : Je sens que ça va être une bonne année
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