|
Il y a à chaque génération des savoirs perdus, dont certains sans doute irrémédiablement (tours de main, savoir-faire, etc.). On a commencé à s'en rendre compte vraiment après la guerre de 14-18 : en France, où l'essentiel du savoir était encore dans les seules têtes masculines, on s'est rendu compte qu'on ne faisait pas entrer autant de connaissances d'un pays dans 10% de monde en moins. Valéry commença à se plaindre qu'on ne rencontrât plus beaucoup de personnes lisant Cicéron ou Thucydide dans le texte. Dans plus d'une brocante on rencontre des objets bizarres en se demandant « A quoi cela pouvait-il bien servir ? », et plus personne ne le sait. La connaissance du français elle-même est en instance de disparition : nous avons déjà un président qui ne sait pas accorder ses participes et qui confond, dans ses voeux aux Français, le sens des mots étape et phase. Exactement le genre de types qui étaient cancres à l'école et dont on se demandait ce qu'ils deviendraient. Intéressant. La décadence, pour une civilisation, serait-elle permanente ?  |
|
|