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FRANK - 770362 
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Noyeux Joël




Noyeux Joël jubilait. Il regardait en souriant le Père Noël décoratif qu’il venait d’acheter Il avait promis aux gosses de l’accrocher à la gouttière de leur pavillon tranquille, « lottis » aux confins sordides d’une banlieue bourgeoise. Il allait plutôt le balancer dans la cheminée !
« Cela leur fera une bonne surprise pour le réveillon ! »pensa-t-il.
Noyeux Joël adorait faire des sales blagues, depuis toujours… Pour être honnête et concis, Noyeux Joël était une véritable enflure et il revendiquait avec une fierté certaine cette particularité peu banale.
Au fil des années, il avait acquis une expérience fantastique dans l’art assez original de nuire de façon purement gratuite à son entourage.
Le déclic avait eu lieu alors qu’il était en CM1 : Un après-midi d’automne, il s’était précipité dans le bureau du Monsieur Galice, le conseiller d’éducation pour dénoncer un de ses camarades qui avait pissé après la cantine sur la porte de la salle des professeurs. Il avait ouvert la porte du bureau de Galice sans frapper et avais surpris ce dernier dans une position très inconfortable et peu conventionnelle puisqu’il était en train de se faire sodomiser par Monsieur Flatinette, le professeur de musique. Il avait fermé la porte doucement.
Jusqu’à l’obtention de son baccalauréat sa scolarité fut des plus tranquilles. Il passa dans les classes supérieures avec les félicitations, parfois contre l’avis de certains professeurs.
Depuis cette époque, il n’avait cessé de recueillir sur ses proches toutes les informations intimes qui pouvaient, le cas échéant, lui être utiles. Il s’en servait avec parcimonie pour obtenir des avantages divers : une promotion professionnelle (son patron entretenait une jeune Africaine en situation irrégulière), une tranquillité familiale sans bornes (son épouse lui avait confié un lourd secret de famille) ou les faveurs d’une collègue de travail (elle avait falsifiée les notes de frais d’un des commerciaux de la boîte).
Le matin même, il avait obtenu un rabais très important de Monsieur Rodriguez, le patron de la petite société qui lui construisait sa véranda. Ce dernier s’était vanté de faire du « black » régulièrement et devant l’incrédulité toute feinte de Noyeux Joël, il lui avait montré avec un clin d’œil appuyé, un devis sur gonflé et la facture correspondante :
«- 30% de moins, 15% pour le client et 15% pour moi !!! Faut bien vivre, hein, M’sieur Noyeux ?
-Et si vous me montriez de nouveau le modèle sur catalogue, Monsieur Rodriguez ? «
Dès qu’il fut revenu de sa camionnette avec le gros catalogue des vérandas « Luxor », Monsieur Rodriguez se hâta de glisser dans la poche de sa veste les fameux documents compromettants oubliés sur la table. Il n’avait fallut à Noyeux Joël, pas plus de 15 secondes pour les photocopier
Bien sûr, quand il demanda ce matin, à Monsieur Rodriguez ce que ce dernier risquait si le fisc entrait en possession desdits documents, il obtint aisément une belle remise de 30% et l’assurance que les travaux seraient fini avant la fin de l’année.
C’était son cadeau de Noël familial et collectif cette véranda dont le coût total avait été financé par la prime de fin d’année soutirée comme d’habitude, en échange de quelques clichés exotiques et licencieux, à son patron compréhensif qui avait vraisemblablement une prédilection pour la levrette.
Noyeux Joël gara sa berli

samedi 7 janvier 2006
22:24

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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L'ELU



« -Grand-père, raconte nous une histoire…

Je vais vous racontez l’histoire d’un petit garçon, Jean-Baptiste…c’était il y a bien longtemps, en 2005, à la veille de la Saint-Jean…

Comme il rentrait de l’école, il vit un homme jeune et blond assis sur une souche et qui le regardait approcher. Alors que Jean-Baptiste arrivait à sa hauteur,l’homme se leva et lui tendit la main :
« -Viens avec moi » dit-il d’une voix douce.
Un silence extraordinaire régnait sur la campagne : les oiseaux se turent, les bourdonnements d’insectes cessèrent, le vent de Juin ne fit plus frémir les feuilles des cyprès. C’était comme si la terre s’était arrêté de tourner.
Etrangement, JB ne ressentit aucune peur et donna la main à cet inconnu.
A peine, l’avait-il posé dans la sienne qu’ils s’envolèrent verticalement. Le paysage rapetissait à une vitesse vertigineuse. Le jeune homme blond le regardait en souriant, il semblait s’amuser de son trouble alors qu’il voyait disparaître les chemins, son école, le village. Bientôt, la terre ressembla à une tête d’épingle tandis que la lune vers laquelle ils se dirigeaient grossissait à vue d’œil.
Ils alunirent en douceur au cœur d’un cratère de faible dimension. L’homme tourna son visage vers JB :
« -Je m’appelle Gabriel, je suis ce que vous appelez, vous, les terriens, un ange. Tu as été choisi Jean-Baptiste pour assister à notre grand conseil. C’est un privilège et une grande responsabilité.»
Le garçon ouvrit la bouche pour poser les milliers de questions qui se bousculaient dans sa petite tête. D’un geste de la main, Gabriel lui intima de se taire et l’invita à le suivre. Ils pénétrèrent dans une petite grotte. Le sol à quelques mètres de l’entrée se déroba soudain et il glissèrent dans le vide pendant quelques secondes pour arriver dans une pièce aux dimensions phénoménales qui grouillait d’une multitude de personnages fantastiques :
Des farfadets, des sorcières, des « hommes » à tête d’oiseau, un sphinx imposant côtoyait un minotaure, des angelots volaient en groupe au dessus d’une troupe de diablotins rigolards qui sautillaient …et là, à quelques mètres, un petit garçon blond avec un long manteau et une épée. JB le désigna du doigt et se tournant vers Gabriel, bafouilla :
« C’est le pet-t-tit Pri…
-Oui, le petit Prince » coupa Gabriel en souriant.
« Tu verras réunis ici, Jean-Baptiste, tous les Dieux, les anges, les personnages de légende que tu connais. Tu les verras tels qu’il apparurent aux hommes et tels qu’il furent représentés, mais voici leur vrai visage . »
Gabriel posa ses mains sur les tempes du jeune garçon, il ressentit une violente douleur dans la tête, ce fut comme si ses yeux s’ouvraient en grand, à l’intérieur de son crâne. Et il vit : de petits êtres étranges avec des têtes énormes, des yeux immenses, une bouche aux lèvres fines et sans oreilles. A bien les observer, on arrivait à les distinguer. Leurs yeux surtout permettaient de les différencier. JB entendait la voix de Gabriel dans sa tête, il parlait en le regardant :
« Chaque année, tous les 100 ans pour vous, nous nous réunissons pour statuer sur le sort des humains. Tu es ici pour défendre ta race, tu es l’élu…je perçois toutes tes interrogations Jean-Baptiste. Suis-moi, je te dirais ce que tu dois savoir. »
Ils pénétrèrent dans une grande pièce circulaire. Une dizaine de ces êtres étra

mardi 5 juillet 2005
08:50

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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UN NOËL NOIR




Vendredi 24 Décembre, à l’aube..quelque part au Popôle Nord…écurie du père Noël :

Le Renne Ato : « Oncule, tu dors ? »

Le Renne Oncule : « Non, et toi, Ato ?

-Ben non, je te parle ! Dis moi, Oncule…

-Oui ?

-Tu m’aimes ?

-Oh, oui ! Je t’aime Ato, et toi, tu m’aimes ?

Une voix les interrompt :

« Bon !!Ils ont pas fini les de nous casser les bois les deux Rennettes !!!Y’en a qui veulent dormir !!! Je vous rappelle que la nuit prochaine, c’est du non-stop !!! »

Ato reprend en chuchotant :

« -J’aime tout de toi, Oncule !Tes bois !Tes muscs ! Et cet élan qui me pousse vers toi est si fort !!

-Arrête Ato, j’ai ma cabiroute qui devient toute dure…

-Et moi j’ai envie de réer sur tous les toits, mon amour pour toi !!! »

Jeudi 23 Décembre 2004.7 heures 52

Dépêche AFP
Suite à un mouvement de grève initié par la CGT (Confédération des gnomes travailleurs), les ateliers du Père Noël ont cessé le travail, les joujoux par milliers ont été placé sous séquestre par le syndicat majoritaire. Une dizaine de nains jaunes qui souhaitaient continuer le travail auraient été molestés par des elfes noires.
Marcus Blondus, le secrétaire général de la CGT devrait rencontrer le Père Noël dans la matinée.

Jeudi 23 Décembre 2004.8 heures 54

Une partie des rennes du Père Noël soutiendrait le mouvement de grève initié par la CGT.

Vendredi 24 Décembre 2004…
maison du Père Noël :

La Mère Noël : « Pépère Noël, réveilles-toi…y’a une délégation de lutins devant la lourde !!!Y veulent te parler !!! »

Le Père Noël : « Ferme ton claque , la Mère…je dors !!!

-Tu cuves, plutôt !!!Sagouin !!!Sac à vin !!!Y disent qui font grève !!!Y z’ont même arrêter de fabriquer les joujoux par milliers !!!

-J’arrive !!!!Vont pas m’faire chier les nabots !!!C’est pas l’jour !!!!

Le Père Noël sort de sont lit, pète un coup, se gratte les fesses et la fenêtre de la cuisine couverte de givre pour regarder dehors : une dizaine de lutins aux airs renfrognés se tiennent devant la maison. Il sort et se plante sur le seuil :

« C’est quoi ce bordel, les nains ????!!!On veut plus bosser ??? »

Marcus Blondus s’avance :

« Y’en a marre !!On en a raz le grelot de trimer pour des nèfles !On veut les 135 heures par semaine et 3 jours de congés par an pour aller à « L’île aux putes » !Y’a pas de raison que ça soye toujours les lutins des bûches qui s’fassent sucer !Et on veut être payé !y’a pas de raison !!Tom Pouce Cruse, Sarkosy, Maître Ioda…y sont payés eux !!Père Noël :si tu réponds pas favorablement à nos revendications, on bloque les ateliers !!Y’a rien qui sortira !!Nous sommes ici par la volonté du POPL (parti organisé des petits lutin)et nous n’en sortiront que par la force d’un bail honnête !!!!

-Tous les ans c’est la même chanson !!On veut des nouveaux bonnets !On veut être plus grands !On veut faire un gang bang avec Blanche-neige !!Vous pensez au z’ enfants !!Vous voulez quoi ??Que la fabrication des jouets soye confié aux chinetoques ?Pasqu’ eux y z’ y pensent aux z’enfants…sont prêts à les foutre au turbin !!Z’allez pas me chier dans les bottes !!C’est Noël, demain, !!!

- Justement !ça sera un Noël noir si tu nous accordes pas ça qu’on d’mande !On te fixe un « nul Tim à Tom », t’as jusqu’à ce soir, 2O heu

jeudi 3 mars 2005
08:55

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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Blog mis à jour le 10/10/2008 à 20:17:47



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