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Mon Amour, Comme j'aimerais que tous les jours soient des Lundis de saint Valentin!!!! Ils le sont , certes, dans nos esprits, dans nos pensées et nos envies. Mais j'ai tant besoin d'autre chose!!! A m'endormir en toi aux confins du plaisir A t'écouter rêver dans des aubes automnales A sentir le parfum des complices désirs A te regarder naître aux heures matinales... J'ai tant besoin de çà, de ces riens du quotidien qui font les vies à deux. Te savoir près de moi. A passer des Dimanches, des gris de circonstance A s'ennuyer un peu auprès d'un feu de bois A s'abimer les yeux à ces flammes qui dansent A s'aimer sans le dire, qu'en se touchant les doigts... J'ai tant besoin de ça, de ces moments propices, de routines essentielles, de promesses d'amour qui ronronnent en douceur. A souvent se surprendre au détour d'une porte A se faire du bonheur à des heures indues A me lever plus tard quand nos faims sont plus fortes A respirer à deux nos promesses impromptues... Il en faudra du temps et des Lundis d'amour qui libèrent ces heures qui tournent, dérisoires. Il en faudra du temps pour pouvoir se dire Cent "je t'aime" par jour seulement avec les yeux Il en faudra du temps pour que je puisse écrire Toi et moi d'un seul mot qui veut dire "nous deux" Je T'aime.
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A travers mon verre au bout de mon bras Au delà de ce bar, nimbé, en fumée En captant mon errance tu as figé mon pas Tu as rempli l’espace et détruit mon passé Ce fut une évidence.J’étais ici pour toi, rien ne pouvait m’empêcher. Je savais tout déjà.L’odeur de ton cou, le grain de ta peau, le goût de tes lèvres, L’accent de ton rire, l’onde de tes cheveux quand ta main les décoiffe. Tu m’étais évidente. Et pourtant il fallait te parler, convenir.Te convaincre.Respecter les codes, les règles établies. Egratigner de mots un sentiment si fort : autopsie d’un cœur qui fond. Puis m’offrir la jouissance attentiste d’un improbable rendez-vous. A cet instant tout était dit…a peine envisageais-tu, que déjà … Je savais.
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J’ai relu tes lettres, j’ai appris tous leurs mots J’ai respiré les phrases, pleuré sur des photos. Il est si dur parfois d’apprivoiser le temps. Je suis prisonnier d’un souvenir Je t’appartiens. Je crie ton nom toutes les nuits dans mes rêves stériles. J’ai gardé dans mes doigts le vent de tes cheveux, sur mes lèvres le son de tes sourires. J’ai gardé sur ma peau la danse de tes cils et au bord de mes yeux des quantités de larmes. Et entre mes mains des froissements de soie.Je ne vis plus je ne meure pas Et j’envie à crever le miroir de ta chambre. Ne me dis rien, ignore ces mots qui laminent ces pages Qui sont comme des cicatrices.C’est mon cœur qui saigne… Il y a des rires et de la vie tout autour Ce n’est pas moi qui rit, ce n’est pas moi qui danse. Moi je reste ici avec ces quelques lettres et ces photos glacées…qui se moquent de moi. Ne me dit rien, ne me lit plus Envoie moi des silences sur des feuilles d’automne J’irait au bout du monde là ou la mer s’écoute Et je crierai : « Je t’aime ».
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