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FRANK - 770362 
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ALBERT GLUCK (SUITE)


Albert Gluck ouvrit les yeux. Cela faisait trois fois déjà cette semaine qu’il rêvait de coma, il chassa cette pensée en s’étirant et constata qu’il jouissait d’une belle érection. Il fut aussitôt tenter d’en faire « profiter » Solange et accola son bassin à son corps tiède et endormi, plongeant son visage dans ses cheveux, cherchant du bout des lèvres le moelleux de son cou. Il commença à se frotter contre elle et constata qu’elle dégageait une odeur aigre et désagréable. Il renonça aussitôt à son projet de coït matinal : « je me rattraperai avec Béatrice, cet après-midi » songea-t-il .
Il se leva et passa dans la salle de bain pour se préparer. Comme il se lavait les dents en pissant dans le lavabo, les testicules posées sur le rebord froid de la vasque, des bribes de son rêve lui revenaient, des scènes du film porno qu’il avait téléchargé au bureau la veille.

Il était 9 heures. Albert Gluck arriva à son bureau situé dans le quartier de la Défense. Il consulta machinalement son agenda . En cette journée du 24 Décembre, son programme était des plus légers : pas de rendez-vous, un dossier de crédit à consulter une petite heure. Il irait faire ses courses de Noël aux « Quatre-temps » à midi. Il prendrait un foulard pour Solange, de la lingerie pour Béatrice qu’il voyait à 16 heures, un jeu vidéo pour Ludovic, un livre sur les vins pour son beau-père et une « en étain » pour Jacqueline, sa belle-mère. Il ne pouvait pas encadrer sa belle mère qui parlait fort et rabaissait tout le temps, Raymond, son mari. « Comme d’habitude, elle aurait du rouge à lèvres sur les dents » sourit-il en ouvrant le dossier de crédit.

Vers midi, il reçu un coup de fil de Lavoisier, le DRH, qui le convoquait pour 15H30. « ! » dit il en raccrochant son téléphone, « je serai en retard pour mon rencard avec Béa ». Il appela Garbon :
« Salut Jacques, Con niaque (surnom de Lavoisier) veut me voir, tu es au courant ?
-Pas du tout…tu vas peut être avoir une prime de Noël, veinard ! »

Albert raccrocha légèrement inquiet et chercha son portable pour prévenir Béatrice. Il l’avait oublié à la maison et n’avait pas son N° ailleurs. Il calcula mentalement que s’il sortait de son rendez-vous à 15H45, il serait juste à l’heure au Campanile de Nanterre. Cela le rassura quelque peu, il se détendit et cliqua sur le fichier porno qu’il avait téléchargé la veille . Il mettait en scène une jeune fille asiatique.
En fermant son dossier : « Mes vidéos », il constata qu’il n’avait pas moins d’une soixantaine de mini films de tous les styles : lesbiennes, gang bang, Black and white…il suffisait de composer un n° de téléphone donnant accès à un code pour télécharger ces petites séquences X et Albert le faisait souvent jusqu’à deux fois par jour. Parfois il amenait son ordinateur portable au Campanile et ils regardaient une des vidéo avec Béatrice. Solange, elle,en était dégoûtée et le traitait de pervers : « Quelle conne » songea-t-il. Il repensa à cette odeur aigre qui l’avait coupé dans son élan libidineux et essaya de se souvenir de la dernière fois où ils avaient fait l’amour. C’était trois mois auparavant en rentrant de chez les Garbon, ils avaient un peu bu, elle avait même accepté de le sucer.

15H3O : Albert Gluck frappe à la porte du bureau de Gilbert Lavoisier le DRH de la Société Immobilière

mardi 9 janvier 2007
09:23

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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Paul Valmont


Zagreb, Le 20 Juillet 2005.

Je m’appelle Paul Valmont, du moins, je le crois…je n’en suis plus si sûr. Cela fait une semaine que je suis enfermé à l’isolement dans une cellule d'une prison de Zagreb.

Il y a un peu moins d’un an, j’ai rencontré une femme formidable, Virginie. Le seul problème est que la belle est mariée et que nous ne pouvons nous voir que trop rarement à mon goût.
Quand elle m’a dit partir avec ses parents et ses enfants au Club Med de Pakostane en Croatie, j’ai sauté sur son merveilleux corps et sur l’occasion ! J’ai réservé deux semaines en Juillet.
Nous devions nous rencontrer par hasard autour de la piscine et je devais tenter de la séduire !

Le premier jour de vacances, nous nous rencontrâmes autour du buffet de fruits de mer. Elle était avec sa maman et j’eut l’audace de leur conseiller de goûter à ces merveilleuses crevettes locales, tout en me présentant : « Viktor Pavelitch, professeur de français à l’université internationale de Zagreb » . Je m’étais fabriqué un léger accent roumain qui passait assez bien. Virginie ne pouvait s'empêcher de rire pendant tout le repas à chaque fois que j’ouvrais la bouche. Ses parents lui jetaient des regards noirs et m’encourageaient à poursuivre mon cours improvisé sur l’histoire de mon beau pays (merci Le Routard).
Nous passâmes une semaine formidable. Je faisais du minigolf et du volley avec les enfants, du tir à l’arc avec le père de Virginie et j’initiais sa maman au joies du net. Je passais la majeure partie de mon temps libre auprès de Virginie et de la piscine, à l'oindre d’huile bronzante toute la journée et de Biafine une partie de la nuit pour calmer ses coups de soleil dorsaux qui nous interdisaient certaines positions amoureuses.

Tout bascula le 13 Juillet, au soir. Nous étions au bar avec les participants habituels des « jeux apéro ». Alors que depuis le début de la semaine, je faisais équipe avec Virginie et que nous gagnions, presque à chaque fois, ce soir là, Linda, une jeune infirmière Marseillaise insista énormément pour faire équipe avec moi : « Avec Viktor au moins, on est sûr de boire gratos » argumenta-t-elle avec son charmant accent, et d’ajouter avec un petit rire qui se voulait mutin : « Cela ne te dérange pas, Virginie que je joue avec ton fiancé ».
Virginie était d’accord et elle choisit de jouer avec Francis, un gros Belge, assez marrant.
Le jeu était des plus simples : il fallait trouver l’action par rapport à un substantif. Le GO disait « Palefrenier » et on devait répondre « je brosse » ou « je bouchonne » et le plus rapidement possible. Notre équipe avait pris une légère avance, j’avais sorti un superbe « je boite sans soif » pour « claudication » et Francis le Belge un magnifique « je matte » pour « convoyeur ». A l’énoncé d’ "infirmière » on avait laissé répondre Linda qui réussi à trouver « je pique » après un peu moins de 30 secondes d’intense réflexion (avec la bouche qu’elle avait, un « je suce » aurait été accepté sans problèmes !!!!).
Virginie se planta lamentablement sur « catarrheux » …elle balbutia un « jjjjj….amel » qui aurait été valable pour désigner un habitant du Qatar, mais c’est bien mon « je tousse » qui nous donna la victoire !
Donc nous étions autour du bar. Tout le monde riait encore du « Jamel » de Virginie alors que je tentais d’expliquer à Linda ce qu’il y avait de drôle…mais comme elle ne connaissait ni le mot « catarrheux », ni l’existence du Qatar…
Soudain, Max,le chef

samedi 7 mai 2005
11:36

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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RENCONTRE


« Elle est là, assise, dans ce train de banlieue,comme tous les matins à la même heure, la tête penchée, de côté, sur son livre. Ces yeux parcourent les lignes faisant légèrement vibrer ses paupières diaphanes par en dessous. Je compte tout bas le battement irrégulier de ces longs cils cherchant vainement à découvrir un rythme comme on cherche parfois à deviner l’instant de l’éclair entre deux coups de tonnerre. Je la regarde ainsi tous les matins. Parfois, quand elle plisse le front, j’ai peur qu’elle sente insidieusement le poids de mon regard , alors je vais me perdre, à quelques centimètres, dans la vitre de côté où le reflet ténu de son visage m’invite à d’autres découvertes… ».

La jeune femme, sentant le train ralentir, ferme son livre, le range dans le sac posé sur ces genoux et se lève. Son strapontin se relève d’un coup sec en coinçant légèrement un des pans de son imper gris perle. Elle passe la bride de son sac autour de son épaule, tire sur son vêtement coincé et ramène vers l’arrière de sa nuque une longue mèche de ces cheveux blonds cendrés . D’une rotation, sans lâcher la barre métallique qui courre au-dessus de la place qu’elle occupait, elle se positionne face à la porte alors que le train s’arrête dans un souffle mécanique : station Auber.

« Je bois mon café sans la quitter des yeux, je suis à deux tables d’elle, légèrement en retrait. Je regarde son profil : son nez droit, un peu long, sa joue ronde, se pommette gauche rosit par le soleil froid de Novembre, son oreille assez petite dont le lobe est légèrement distendu vers le bas par une boucle ovale sertie d’une aigue-marine à sa base. Sous son imper, un renflement me laisse deviner qu’elle a croisée ses jambes, elle porte un pantalon noir large dont je vois les revers qui remontent légèrement sur des bottes brodées . Comme elle bat de sa jambe, la mesure d’une musique muette, les motifs cachemires de sa botte font danser leurs reflets colorés… ».

La jeune femme souffle sur son thé fumant, elle a posé son livre ouvert, à l’envers à côté de sa tasse. Elle boit du bout des lèvres le liquide chaud, amer et citronné en regardant au dos de l’ouvrage la photo du jeune homme qui sourit : Pierre Saval, journaliste et nouvelliste né le 11 Mai 1965…

«Je reprends le train de banlieue .Je suis à quelques mètres d’elle, je sens son parfum, Organza, j’en suis sûr à présent. J’ai passé une bonne heure hier à sentir des quantités de fragrances dans une grande parfumerie des Champs-Elysées. Quand j’ai enfin reconnu son parfum, je me suis senti heureux comme un môme, j’ai même embrassée la vendeuse qui semblait agacée par mes hésitations. J’ai acheté le coffret cadeau qu’elle me proposait.
Je me tiens derrière elle .Elle me tourne le dos et cramponne la barre métallique verticale. Ces doigts blanchissent un peu au niveau des jointures. Elle tiens de son autre main son livre ouvert, page 37… ».


La jeune femme sourit. Elle est un peu troublée : « c’est quand même dingue ! » se dit elle.
Depuis qu’elle a entamée la lecture de cette nouvelle, hier matin dans le train, il lui semble que l’auteur parle d’elle. Elle tourne,soudain,la page qu'elle est en train de lire et constate que la nouvelle s’arrête en haut de la prochaine.

« Elle tourne la page de son livre et retourne à sa lecture. Cela me fait un peu bizarre, c’est la première f

mardi 8 mars 2005
09:27

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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UN TRUC BIZARRE


Il m’arrive un truc bizarre, c’est la première fois que j’en parle à quelqu’un.Depuis quelques semaines déjà, de petits détails dans mon comportement m’avaient, comment dirai-je, pas vraiment inquiétés, non, plutôt alertés.J’avais mis ses petits dysfonctionnement sur le compte de la surcharge de travail due au bilan de fin d’année et j’avais chassé ces petits tracas comme on chasse une mouche d’un revers de main.
Pourtant ce matin, comme j’allais acheter L’Equipe, j’ai négligemment et naturellement tendu au libraire, en plus de mon quotidien, le dernier numéro de Marie Claire et j’ai payé le tout.
Ce n’est qu’une fois sur le trottoir que j’ai réalisé :
»- Comment, moi, Marc Cortelli, 30 ans, directeur financier dans un grand groupe, major de ma promotion à l’Essec, célibataire et chaud lapin, comment donc- et pourquoi- j’ai pu acheter ce p.tain de magazine ???? »Et là, à cet instant, tout m’est revenu…il y a 15 jours, chez Jean Claude, à l’apéro, je lui ai demandé deux doigts de Porto (alors qu’il me préparait déjà mon Pure Malt préféré), la semaine dernière je me suis surpris à demander les horaires des cours de streching au gymnasium…Plus grave encore, il y a deux jours, ayant repéré un cheveux roux sur le pan de la veste du manager général j’ai eu une envie irrésistible de le lui oter.
Ces évocations me firent froid dans le dos, j’enfournais mes journaux dans mon attaché-case, un ravissant modèle griffé Boss en agneau et buffle, je sautais sur mon scooter direction La Défense.
Voilà, maintenant, je suis au bureau et depuis dix minutes j’hésite à appeler, André, un ami médecin…l’Equipe traîne par terre, encore plié, par contre je sais tout sur la chirurgie esthétique des fesses, sur les nouveaux régimes californiens, que mon ascendant me prédispose à avoir des règles abondantes et douloureuses et que d’après le grand test de la séduction : »je suis une dévoreuse d’hommes avec des tendances sado-maso et bi-sexuelles »
Mais qu’est ce qui m’arrive….Bon, j’appelle André.
« -Allô, André ?C’est Marc !
-Salut, comment vas tu ?tu ….
-j’ai un problème, je dois te voir le plus tôt possible !
-Bon, viens à midi et on bouffera un bout ensemble… »
Cela va un peu mieux.

Comme je raccroche, Mireille, ma secrétaire entre dans mon bureau.Elle jette un œil sur le magazine ouvert :
« -Vous lisez ça ?Vous ?
-Mais, non…c’est une copine qui a du l’ oublier dans ma voiture ! » lui dis-je d’un air agacé
-J’ai quoi aujourd’hui ?
-Rendez-vous à 14 heures avec les gens de KPMG…
-Remettez ce rendez- vous à 16 heures, s’il vous plaît.Ce sera tout, merci Mireille…très joli votre ensemble, c’est un Rodier, n’est ce pas…
-Heu…oui, merci Marc, je l’ai acheté en soldes la semaine dernière.J’ai repéré une petite boutique…. »
Finalement nous somme restés une bonne heure à discuter chiffon, coiffeurs, régimes…et ça m’a plu, j’étais à l’aise, malgré moi...
12H00, je sonne à la porte du cabinet d’André, il me crie d’entrer.Il discute avec une de ces patiente qu’il est en train de raccompagner : une belle brune, la quarantaine, grande, des jambes magnifiques…mais super mal maquillée…trop de fond de teint, et ce rimel bleu, quelle horreur !!!!Soudain j’ai l’impression de perdre pied.Pour la première fois de ma vie d’homme, je ne dévisage pas une femme selon mes codes de mâle : Jambes, cul, seins, mains, bo

jeudi 3 mars 2005
08:52

Oeuvre originale
Auteur : Frank Vassal

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Blog mis à jour le 08/09/2008 à 03:41:16



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