http://www.leparisien.fr/home/imprimer/article.htm?articleid=276179022 Il avait une tête de Titi parisien. Peut-être un peu moins de gouaille, mais le caractère à la fois bien trempé et jovial. Pour tout le monde il était « P'tit Louis », un gars sans maison mais pas sans amis, qui partageait sa vie avec celles de la quarantaine de sans-domicile accueillis par l'association parisienne Coeur des Haltes à l'hôpital Maison-Blanche de Neuilly-sur-Marne. Jeudi soir, Louis Brouillard dit P'tit Louis est mort sur le pavé de l'avenue Jean-Jaurès, à quelques dizaines de mètres du pavillon 66 qu'il regagnait chaque soir. « Malaise cardiaque », ont conclu les secours, impuissants à ranimer le fragile sexagénaire. Mais ce malaise n'avait rien de fatal : Louis Brouillard, 62 ans, et le coeur fragile, venait de se faire agresser et frapper par trois jeunes croisés en chemin. Il était 17 h 30, au bord d'une nationale où ne s'élèvent que les hôpitaux de Maison-Blanche et de Ville-Evrard. Selon les témoignages de plusieurs automobilistes, qui ont assisté à la scène et prévenu les secours, il aurait reçu un seul coup assez violent pour entraîner sa chute. Les trois jeunes gens se sont ensuite enfuis et ont grimpé dans un bus. Plus encore que « l'oeil au beurre noir » qui marquait son visage, c'est l'émotion qui a tué Louis. Le contrecoup, sur un homme que les cahots de la vie n'ont pas ménagé. « Tout le monde l'aimait, il n'avait que des amis » Hier matin, dans le pavillon 66 où vivait Louis depuis deux ans, sa jovialité presque légendaire faisait place au silence et à l'abattement parmi les compagnons du SDF et les responsables de l'association. Le repas de midi s'est tristement ouvert sur deux minutes de recueillement. La bonne humeur tranquille, le regard piquant de Louis manquait décidément dans ce pavillon dit de « stabilisation » (voir ci-dessous) . Francis Motemps, le directeur de l'urgence sociale à l'association, connaissait P'tit Louis depuis une dizaine d'années, lorsque ce sans-abri était secouru par les maraudes à Paris et accueilli dans les foyers. « Il avait travaillé dans la mécanique de précision, croit se souvenir le représentant de Coeur des Haltes, puis il s'était retrouvé seul. Il est tombé malade et a vécu une période de vaches maigres. » Depuis deux ans, il avait sa chambre à Neuilly, de nouveaux repères et « tout le monde l'aimait, il n'avait que des amis ici », soupire Francis Motemps. Louis Brouillard gardait de loin en loin contact avec ses deux enfants, même s'il les voyait peu. Que s'est-il vraiment passé, jeudi après-midi à trois minutes de « chez lui » ? Confiant dans l'enquête de la police judiciaire, l'entourage de Louis reste partagé entre la condamnation d'une violence gratuite et la conscience que, hélas peut-être, le sans-abri aurait pu provoquer l'incident. A Coeur des Haltes, on ne veut pas se voiler la face : quand Louis partait ainsi vivre sa vie, comme beaucoup de ces « accidentés de la vie », il lui arrivait d'un peu trop remplir son verre. Il pouvait « avoir le verbe haut et le langage fleuri... », devenir « un peu vif ». Jamais agressif, « c'était un gentil », répète Francis Motemps. Alors même si le sexagénaire a pu croiser le verbe avec les trois jeunes aperçus par les témoins, il n'empêche, « c'est leur violence qui l'a tué, ça nous fout tous en l'air ». Pour ceux qui m'accusent de défendre les délinquants, sans savoir. Des ptits Louis j'en connais et jamais je défendrai des personnes qui profitent de la faiblesse de certains. Drôle d'Amante Quand tu ouvres les yeux, c’est elle que tu vois Tu t’approches d’elle doucement Attiré vers elle, tu l’as prends délicatement La caresse des yeux elle est tout pour toi C’est elle que tu aimes, que tu désires Celle qui sait te faire tourner la tête Te faire pivoter de te donner du plaisir Tes mains sont sur elle, tu gémis Tu l’approches de ta bouche humide Tu l’as goûtes tu es avide Tu l’as regarde tes yeux brillent Depuis que tu es attiré vers elle Tu es euphorique telle une pucelle Tes mains tremblent tu es désenchanté Tu es recouvert de sueur Dans tes yeux il n’y à plus cette lueur Tu es en manque d’elle, de cette péronnelle Alors tu dis plus rien, dégoûté jette cette bouteille Gladys
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