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Sombre comme la nuit j’étais jusqu’à présent J’ai enfin ouvert les yeux sur la sagesse Mais il va lui falloir du temps à ce ptit prince Pas facile de dompter une tigresse en déesse Fille des cités aux allures de garçon manqué Langage pas souvent facile à capter Je vais peu à peu me métamorphoser Tout en gardant mon passé Car jamais je n’ai songé à tout oublier Je conduirai celui que j’aime sur le chemin de la vérité Il se battra avec moi sur ses oubliés Car celui qui un jour m’ouvre son cœur Doit apprendre à partager Ne jamais juger, ni dénier Regarder les autres, comme je sais le regarder Ensemble nous allons former Cette double vérité, d’aimer sans compter
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Je n’ai jamais trouvé les mots pour parler d’amour Ni même l’envie de les poser pour les relater J’ai souvent eu si mal, que je ne pouvais les exposer Le cœur serré comme dans un étau m’empêchant de respirer Trop de silences, trop d’absences, trop de souffrances Les yeux fixés dans le vide, me donnant cet air abandonné Ne cherchant pas la pitié d’autrui, ni les sentiments qui m’ont détruit Allant m’immerger dans les fonds de vos pensés détraquées Sur une petite route jonchée sur cette plaine, je vais errer placidement Envie de me reposer de vos faux mots, de vos artifices Je vais sommeiller à jamais dans un ultime sacrifice Vous laissant derrière moi, comme un souvenir navrant
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Enfant des cités, sale gosse que tu es Tu longes les murs et tu ne glandes rien Tu ne parles plus, tu brailles en racailles Deal des produits illicites pour de la maille Ta vie c’est le bitume avec tes sosses Ta vie tu la brûles à toutes les sauces Inconscient ou inconscient tu t’égares Jouant souvent les grands devant la barre Trop souvent jugé par des juges justifiés Tu retournes à la case départ menotté Direction la zonzon, ta seconde maison Habitué des lieux ta chambre est décorée Ton corps et ton âme ne sont que violence Gâchée est ta vie, tu n’as plus d’enfance Seule au parloir le visage rempli de sanglots Ta darone ne trouve plus les mots
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Je vais prier pour obtenir le pardon Je vais prier car j’ai perdu la raison Prier à genoux pour ne plus souffrir Prier sans une larme et m’endormir Comme un ange je vais m’envoler Dans un nuage de fumée et me dissiper Je veux me souvenir de ses instants de plaisirs Oubliant la signification du mot souffrir Mon souffle va doucement s’éteindre Et je vais fermer les yeux à jamais
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Petit ange quand je t’ai pris dans mes bras Je me suis mise a pleurer Je n’ai pas eu la chance d’avoir eu ton père quand il avait ton poids Alors ta venue m’a comblée Quatre kilos de bonheur Comme tu es beau mon cœur Je regarde mon visage dans la glace Quelques rides apparaissent Des rides de richesses Que mes sourires ont laissé des traces Quand je te prends dans mes bras, je suis comme une idiote Tes grands yeux écarquillés ressemblent à des griottes Quand je te vois me sourire , c’est ton père que je vois Tu as même la couleur de sa peau Ce teint halé de mon petit maroco Quand tu grandiras, je te raconterai l’histoire de ton père Comment un jour il m’a serrée contre son cœur Car je suis certaine que lui n’osera pas Gosse de la misère une mère il a trouvé en moi Par une belle journée ensoleillée il nous a choisi Timide et taquin, il m’a dit, avec vous je suis bien Comment résister à tant d’amour Puis voilà qu’à son tour il m’offre le plus beau cadeau A toi mon ptit fils je te dédie ses quelques mots. je t'aime
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