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les mots se taisent seuls les yeux parlent on n'oublie pas on ne s'habitue pas non plus... la douleur vive est ranimée un jour précis plus que les autres un arbre qu'on ne voit plus un rendez-vous encore manqué à rattraper les silences martelants si sourds et si pesants orpheline de ses mots gamine de personne sept ans comptés si long et si peu à la fois de la colère encore orpheline de sa voix la mienne se perd parfois en criant son absence... les mots se taisent et laissent parler les yeux ...
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Quand les mots sont trop lourds à en faire chavirer L'ombre qu'ils ne laisseront pas sur l'ultime portée Lune ou soleil, trop clairs, te font décomposer Les idées qui cumulent si fortes et entêtées Je te voulais dans mes rêves Troublant d'envie mes nuits Si nos âmes en symbiose n'ont nul besoin d'apprendre Que nos chairs emmêlées savent si bien s'entendre Découvrant que c’est toi, j’avais raison d’attendre Je te rêve je te vis , de toi j’aime dépendre Je te veux dans mes nuits Troublant d’envie mes rêves Accepter que les gestes s’imprègnent d’ interdits Ne penser qu’à construire une belle alchimie Que nos mains et nos lèvres appuient nos envies Alternant de douceur ou bien de frénésie Tu es là dans mes jours, dans mes nuits Troublant de rêves ma vie
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un soir, un vrac, pour toi Jacques, mon ami Il est des larmes sèches Qui trop enfouies, tentent de noyer le coeur Il est des larmes rèches Qui font si mal, que la colère étouffe Il est des mots qui sauvent Accompagnent les eaux des plus grandes douleurs Un ruissellement de mots Un bruissement de lettres Des cascades de sanglots Qu'on ne peut retenir et que l'on fait jaillir A s'en éclabousser Des larmes bouillonnantes Qu'on ne peut écouler tant le flux est intense Le corps tout inondé , intimement submergé Des larmes intarissables Quand on ne veut plus cette abondance D'inépuisables souffrances Des larmes à supporter Pouvoir le tolérer ne les rend pas alliées On cherche pourtant à y renoncer Il est des larmes à partager Pour surmonter les vagues et contourner les flots Pour ne pas se noyer dans ce déluge d'eau
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entrelacer nos mots quand nos lèvres s'embrasent deux peaux en adhérence imprégnées d' indécence exacerbant les sens aux reflets d'un miroir offrant l'effervescence comme une belle évidence croisement de deux âmes qui attisent la flamme faisant de l' impatience une soudaine urgence rapprochant le désir aux regards transparents de deux corps en partage aimantés l'un à l'autre aux volutes des vagues de nos souffles épuisés puis confondre nos sens enlacés dans nos mains
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"les vieux ça ne devrait pas " vieillir * (emprunté à Pierre Sansot "Les vieux, ça ne devrait jamais devenir vieux") les vieux ça n'devrait pas vieillir... et pourtant, P'tite Mamie qu'elles étaient belles, ces rides que tu plissais si bien vers tes yeux pleins de vie ... si marquée au soleil, ta peau en disait long des chemins parcourus des obstacles gravis tirée de ton sommeil, tu t'étonnais encore que la lumière te donne le jour quand il fait nuit ... la douceur de tes mains contrastait bel et bien le rugueux de tes veines aux chemins tortueux les vieux, ça n'devrait pas vieillir ... et pourtant, P'tite Mamie ta voix si cristalline n'aurait jamais trahi le nombre de jours passés ton envie d'avenir et tout à découvrir cet appétit à vivre te rendaient tes vingt ans faisant sourire tes yeux si riches de leurs rides et tu étais si belle que j'en garde souvenir ...
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