|
|  |
|
Bon, c'est décidé: je rouvre. Les "anciens" ne m'en voudront pas... Pour les "nouveaux": Au bout des pierres abandonnées du village, une vieille devanture vous accueille sur un banc. Vous avez chaud, soif, et la rando vous a plu... Entrez donc dans la boutique, accueillis par un "ding" d'un autre âge. Le monsieur est artiste: il vend des bizous. Voui, avec un "Z", et il y tient! C'est un original... Déjà, en entrant, vous avez senti une fraîcheur dans le cou... Méfiez-vous du vieux: il fabrique, il donne, il fait du sur commande, mais il vire très vite les fâcheux... |
| |
|
je t'avais dit de ne pas le faire... Tu as cliqué! Un minimum de fair play t'impose de laisser un post! Moi? ben... je compte... (j'adore les jeux absurdes) |
| |
|
Il est surprenant parfois de constater à quel point certaines gens ne vieillissent pas. Le temps semble oublier de creuser dans leur visage les rides qu’il distribue si copieusement à tout un chacun d’entre nous le commun des mortels que chaque seconde blesse avant l’assassinat par la dernière qui nous montre que l’éternité c’est long surtout vers la fin et qu’il est temps que je termine ma phrase. Ma Marguerite a quarante-trois ans, une chute de reins mortelle moulée dans un jean de djeuns. Elle est lippue, Marguerite, avec de grands yeux mauves souriants dans une rousseur flamboyante. Le tout grêlé de taches mutines. Ce que j’aime le plus chez elle, c’est moi : elle éclate de rire dès que j’ouvre la bouche. Je pourrais lui dire la météo qu’elle en ferait un sketch. Mais parfois son regard prend comme une sorte de gravité insondable… Sa respiration devient plus courte, ses yeux se troublent un tantinet, un fil saliveux vient au coin de sa bouche et la panique me prend les tripes : cette femme m’aime. Doucement, avec retenue. Elle me le crie en silence et ça me fout la trouille. Dire « Je t’aime » est tellement difficile ! Comment expliquer ? Je rentre de la pêche. Bon. Je suis un peu fourbu, et j’essaye de ne pas trop sentir le sandre déjà vidé que je compte caler dans le congélateur. Bon. Elle m’accueille en rigolant de l’odeur poissonneuse de mes mains. Se poile sous ma douche en me voyant m’embaumer. Et te me frotte la quicounette dans un éclat de rire très gênant : m’enfin, chuis propre sur moi, non ? Elle est comme ça, ma Margot, toujours à rire de moi, ou par moi. Comment ce peut-il faire qu’un tel bonheur puisse exister ? Comment une telle chose peut-elle m’arriver, à moi ? Et elle continue à me considérer de son air de pas airs… je tremble, elle tremble et nous nous reniflons à lèvres que veux-tu. Tout mon vieux corps fatigué par les excès que je lui ai imposés s’était toujours refusé à dormir en touchant quelqu’un d’autre. Marié pendant vingt-trois ans, mon lit était un cent-quatre-vingts de large, avec matelas indépendants. Toi marié avec moi mais moi pas dormir si toi me toucher sauf crac-crac. Mais là, là, avec Marguerite, on scotche nos rêves dans la même respiration. Au matin, mon envie bandante de pisser la fait rigoler (bien sûr). Ensuite, je reviens toujours renifler le plumard avant de partir au boulot. Chhhcrougner un peu avec ma belle me fera la journée. C’est pas juste, une telle amour !
|
| |
|
(une idée soufflée par démi°°°) Je suis instit, et je n'ai jamais voulu faire autre chose. Sauf pompier, peut-être, vers 8-9 ans. Pourtant, sous la pression d'une mère snobinarde et opiniâtre, j'ai failli être toubib. Et vous? Qui êtes souffleur de verre, éclusier, inséminateur artificiel, ou vétérinaire... qu'auriez-vous fait d'autre, si la vie ne vous avait pas dirigé vers votre métier actuel??? (NB: rentier et star du X sont exclus de ce fil) |
| |
|
Hier, j'y ai eu enfin droit : une journée entière "on charge" de mon petit-fils. Ses parents étaient embauchés pour un déménagement de potes, et depuis que je le proposais à ma fifille... Donc, me voilà aux aurores chez mes petiots, pressé de les voir partir. "Papa, tu mets quarante secondes au micro pour le bib de quatre heures, vingt pour la soupe de midi et les lingettes sont sous la table à langer et..." Et tire-toi donc, mère ! Sinon, fallait pas me demander. Ce qui m'amuse le plus, c'est que le gendre me fait des clins d'oeil : lui, j'ai sa confiance. J'ai toujours aimé les bébés; les miens, d'abord que j'ai nourris torchés biberonnés et calinés à l'envi. J'aime leur odeur leur douceur leur tendresse et l'envie qu'ils me donnent de les bouffer tout crus. 7h30 : voili les parents partis avec cette imbécile de môman inquiète et le papisitter sirotant son café. |
| |
Page 1
Suivant >>
Blog mis à jour le 08/09/2008 à 13:06:43
|  |