Chose promise… Donc, si tu veux parler volley, tu vas être servie : J’ai joué au volley en universitaire uniquement (finaliste du championnat de France des écoles normales, avec l’EN de Toulouse, mais ça ne veut rien dire). C’est en 1983 que le virus m’a repris, sous la forme d’un match organisé par les femmes de l’équipe loisirs dont faisait partie mon ex. Je m’y étais laissé traîner à contre cœur… parce que ces dames avaient invité leurs hommes, pour faire deux équipes. Avec soirée en suivant. Au cours de cette soirée, le président du petit club de Grenade (31), qui était un collègue, m’a marqué à la culotte, style : « Tu joues vatchement bien, t’es instit comme moi et on a besoin de bonnes volontés, et naninanère…) C’est comme ça qu’à partir de 1984, j’ai joué avec l’équipe FSGT de garçons, « attaquant-receptionneur », avec des petits jeunes de 20 ans (j’en avais 30). Tout en suivant assidûment les formations entraîneur de ma ligue. Au printemps de cette année-là, nous étions engagés dans une compet « open » qui s’appelait, devine : « La coupe de printemps ». J’ai proposé à mes jeunes un challenge : si nous gagnons la Coupe, j’arrête de jouer, je vous entraîne et nous nous engageons en régionale 2 l’an prochain : objectif : R1 en trois ans, je crois que vous en êtes capables. Ils n’ont passé qu’une saison en R2… accédant immédiatement à l’objectif R1 en 86. Mais, concomitamment, le rétrovirus des jeunes m’avait infecté ; avec mon collègue, je m’étais aussi complètement investi dans l’école de volley et une équipe minimes féminine ultra-prometteuse, que nous avons conduit jusqu’aux phases finales du champ de France cadettes à Chatelaillon, en avril 86. (5èmes sur 8, avec le prix du fair-play). Et toujours pendant ce même temps, les gènes parlaient : ma fille de 12 ans se faisait remarquer de plus en plus par son intelligence à la passe, son sens infernal du contre, et sa technique impeccable. Elle a été la plus jeune cadette admise au centre de formation régional, et pour cause : elle avait, je le redis, 12 ans, mesurait 1m63, pesait 51 kgs… MAIS déjà ses règles. Pourquoi parler de ça ? Parce qu’il est médicalement admis et prouvé qu’une fille ne grandit que de 2 à 5 cms après ses premières menstruations. C’est un fait. Point barre. Par ailleurs, ses radios des poignets ne laissaient guère d’espoir… Elle fut donc barrée par des « mal poussées » de 10 à 20 cm plus hautes qu’elle. A l’époque, l’idée, que je défendais déjà pourtant, d’un(e) libero n’avait pas cours dans les instances. Mais les choses se sont bien goupillées grâce à mon pote Jacky Lafiteau, père d’Agnès Lafiteau qui était en ces temps reculés capitaine et passeuse de l’équipe de France. Agnès a su trouver les mots. (Mais parole et bien qu’elle ait pris du poids : tu mets un ballon entre les mains de ma fille, tu es scotchée de ce qu’elle en fait : un bonheur de puissance et de précision !). Je te mettrai une photo… Et puis je me suis vraiment pris au truc, j’ai plongé à fond et ça m’a fait peut-être du mal… Imagine : Dans les années 90, je suis « président » de tout ce qu’on peut imaginer : Pdt de mon Club, du CD 31, de ma CRA, de ma CRS, membre de la Ligue, en charge des deux commissions dont personne ne veut : la sportive et l’arbitrage. Parallèlement, je suis « monté » dans l’arbitrage jusqu’au grade de « Fédéral stagiaire » : entre 95 et 97, j’ai arbitré en second une douzaine de matches de ProA et en premier le même nombre de proF… J’ai refusé ma titularisation parce que Germain Martin, alors Pdt de la CCA, m’avait fait comprendre que j’étais trop « vieux » pour être arbitre international, alors que j’étais « pressenti »… Tout ça a duré jusqu’en 2000, date à laquelle, bien que titulaire d’une médaille d’argent de la fédé, j’ai rompu totalement avec le milieu. Pas à cause d’eux : cette rupture dans ma vie que fut mon divorce en est bcp plus la cause. Voili un long courrier, demi°°°, et si tu veux retrouver des traces, va sur le site du Grenade Volley Ball : ma deuxième génération de filles joue encore tout de même en N3…
|
|