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Rom - 947691
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Mona Lisa


A quoi songiez-vous donc, ô belle florentine
A quel air printanier, à quel souffle divin
A quel coeur déposé sur un lit de jasmins
A quelle âme épinglée, sur corolle d'églantine

Quel est ce souvenir qui écarte vos lèvres
La couleur des moissons, le parfum des saisons
Ou la chaleur d'un corps, première floraison
De caresses timides en fruits bleus de genièvre

Où part votre regard, dans quel pays lointain
Quelle est cette région de votre âme secrète
Y croise-t-on ces dieux, originaires de Crète
Qui dansent sur les cieux comme nuages de satin

Que caressent vos mains, que dessinent leurs empreintes
Des étoiles sur derme, des mots sur le velin
Ou un reflet de lune, qui se pose sans crainte
Sur la joue d'un enfant, assoupi de câlins

A quoi songiez-vous donc, ô belle florentine
A quelle couleur de blé, à quel parfum léger
A quelle heure oubliée que la mémoire patine
Dans quel frisson votre âme a-t-elle voyagé?

vendredi 18 avril 2008
00:21

Oeuvre originale
Auteur : Rom

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Deuil


Lent cortège sombre, drapé d'un soleil hardi
Procession accablée, qui espérait la pluie.
Absence d'une existence, silence de décence
Que brise un merle moqueur, niant toute exigence.


Une promenade funeste, on suit ce qui n'est plus
On suit et on essuie, en roulis continu
Des larmes de douleur, des souvenirs trop forts
Et retenir un cri est un trop grand effort.

Alors on baisse la tête, pour étouffer la voix
On fixe du regard une invisible croix
Et puis on s'y accroche, comme à une bouée
Comme la feuille à l'automne, endeuillée de l'été.

Mais là, tel un refrain, partition pathétique
Des croches bien trop noires, des noires par trop tragiques
Arrachent à la mémoire une âpre mélodie
Tel un drapeau en berne, celui de toute une vie.

On pleure le meilleur et on oublie le pire
On s'accroche, on décroche, on inspire, on expire
Le reflux du malheur, le ressac du chagrin
Faisant naître une toux, qui recrache le venin.

Et l'on respire, enfin, quand le voyage finit
Quand on quitte le cimetière, la terre de l'oubli
Et l'on rêve d'enfer et non de paradis
Pour boire l'eau du Léthé , y puiser l'amnésie

lundi 14 avril 2008
15:45

Oeuvre originale
Auteur : Rom

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A l'ombre...


A l'ombre de son corps
Je me suis allongé
Admirant le décor
D'une ligne galbée
Eclairée par l'aurore
D'une matinée d'été
Scintillante des accords
De notes de rosée


A l'ombre de son âme,
Je me suis reposé
Et j'ai scruté les cieux
Habités de nuages
J'y ai vu son visage
Se dessiner, radieux
Anéantir l'orage
Braver la loi des dieux

A l'ombre de ses sens
Je me suis enivré
J'ai senti la cadence
De mon coeur s'élever
Vers des cimes du plaisir
Encore inexplorées
Vers des rives du désir
Longtemps abandonnées

A l'ombre de sa voix
J'ai gardé le silence
Pour que vienne la danse
Pour que tourne mon émoi
Et j'ai pleuré l'absence
Et j'ai pleuré de joie
Lors de la délivrance
De retrouver ses bras

A l'ombre de son coeur
En cherchant la douceur
J'ai trouvé la chaleur
D'un soleil de Juillet
De nouvelles couleurs
Reflets de mes pensées
Et la saveur sucrée
Des serments échangés

A l'ombre de mes errances
Des erreurs, des détours
J'ai trouvé son amour
Mon unique espérance
Pareil à mille soleils
Illuminant mon ciel
Comme des milliards de fleurs
Un parfum de bonheur







lundi 14 avril 2008
15:45

Oeuvre originale
Auteur : Rom

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Trait d'union


Le miroir lui renvoie un sourire nacré de paillettes.
Elle virevolte, s'entraîne à la fête.
Elle chantonne des airs inconnus, des mélodies d'innocence.
Ce n'est qu'une enfant, des rêves de princesse plein la tête.
Elle tourbillonne avec grâce, se sait observée, aimée et elle offre cette danse de bonheur à ses admirateurs.
Elle reste le maillon éternel, indestructible, qui unit sa maman et son papa.
Parfois la nostalgie gagne son coeur, lui fait verser quelques pleurs, mais bien vite ses yeux s'éclairent de douceur, de bonheur en entendant les mots d'amour de ses parents.
Alors, elle chante, elle rit, elle danse, elle accompagne ses pas de révérence.
Et ce ballet est une offrande, un message d'espoir et d'avenir.
Les détours de la vie ne changeront rien, elle est leur fille, elle restera leur fille, voilà ce qu'il faut lire dans ses yeux qui brillent.

jeudi 14 octobre 2004
13:59

Oeuvre originale

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Plaisir


Son corps a la beauté du diable et la chaleur du sable
Mon désir n'est pas sage, il est comme l'orage qui surplombe son corps, des pieds jusqu'au visage.
Je caresse et j'humecte chaque courbe, chaque recoin de ce paysage.
Et mon envie gonfle, elle dirige mes mains, elle durcit ses seins.
Et je goûte à tous ses plaisirs.
Ses chevilles, ses cuisses, ses fesses m'affolent, me procurent mille ivresses.
Et je lis dans ses prunelles comme une invitation à la posséder comme un mauvais garçon.
Et au détour de l'allée des délices
le sol se tapisse de ronces et de roses
tel un damier de beauté et de vice
l'échiquier du plaisir.
Je voudrais pénétrer entièrement son corps
et m'évanouir en même temps dans tous ses orifices,
me démultiplier, toucher, lécher, forer,
sentir monter à l'unisson
toutes ces sensations comme autant de frissons.
Alors j'embrasse, j'enlace, je suce, je perce.
A l'assaut des sens, comme des fantassins,
voici ma langue, mon sexe et puis mes mains.
Et à coups de caresses et à coups de boutoir
J'amasse des souvenirs
Je retiens mon plaisir
Pour qu'ils explosent enfin
Au sommet du désir
Le sien, le mien


vendredi 24 septembre 2004
16:54

Oeuvre originale

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Blog mis à jour le 13/10/2008 à 00:57:45



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