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Bien que nous nous efforcions de mener notre barque sans trop de dommage, il est parfois des petites choses qui nous semblent anodines sur le moment et que nous regretterons longtemps, longtemps, longtemps. C'est parfois une phrase ("Veux-tu que j'appelle un taxi ?"), parfois une chose que l'on a faite, et parfois une chose que l'on n'a pas faite. L'idée absurde, par exemple, de se dire qu'on ne va pas mettre 90 bougies sur un gâteau d'anniversaire, et d'y placer stupidement deux bougies représentant l'une un 9 et l'autre un 0. Imbécile, imbécile, imbécile ! On n'a pas 90 ans tous les jours, la personne ne fêtera peut-être jamais ses 100. Ses trente-deux mille jours et plus ne méritaient-ils donc pas les 90 bougies qui eussent transformé ce jour en féérie lui rappelant quelques secondes la magie de ses anniversaires d'enfant ? Si l'enfer existait, il est clair qu'il serait fait de ce genre de petites choses, et de l'immense frustration de ne pouvoir après coup les changer  |
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Parce que c'est apparemment ce que les femmes recherchent L'étude se réclame d'une enquête portant sur 35 000 personnes et menée dans 57 pays. Cela ressemble en fait à un mauvais gag Je ne serais cependant pas étonné que ce soit vrai. Alex : Tu venais de laisser entendre que tu ne serais pas étonné que ce soit un gag Paga : Absolument, mon bon monsieur. Ces temps-ci, je ne suis plus étonné de grand chose. |
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Comment se fait-il qu'un certain nombre de personnes se montrent dans l'impossibilité apparente de s'exprimer de manière intelligible ? Comme si la perception d'un mécanisme de construction des phrases ne se faisait pas chez elles ? Je croyais pourtant, à avoir lu Chomsky, que nous étions tous égaux au niveau du langage, dont les structures (déterminants, substantifs, verbes, adjectifs) se trouvaient être les mêmes absolument partout ? S'agit-il d'un phénomène provisoire (genre sortie de la caverne de Platon) ou au contraire de dommages irréversibles ? Et si oui, causés par qui ou par quoi ?  |
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Constatons en effet qu'à force de fréquenter des marginalisés huit heures par jour, certaines personnes en viennent à penser comme des marginalisés... au lieu de faire leur travail, qui serait au contraire de les démarginaliser. Bref, le monde à l'envers ! La seule conclusion qu'on puisse en tirer est qu'il ne faut pas laisser trop longtemps des personnes à certains postes, sans quoi elles en perdent leur sens des réalités, et finissent par faire exactement le contraire ce ce pour quoi on les a mises là. Ce n'est sans doute pas valable que pour les travailleurs sociaux. Je suis certain que c'est la même chose pour les ministres, les bureaux des syndicats (patronaux, corporatistes ou généraux), les présidents de la République, etc. Tout ressemble à un clou pour celui qui n'utilise qu'un marteau, disait déjà Raymond Loewy C'est peut-être même, en fin de compte, l'avantage des démocraties sur les monarchies : on renouvelle le personnel politique beaucoup plus vite, avant qu'il ne devienne la proie d'idées fixes et devienne incapable d'en sortir. (Maintenant que j'y pense, l'Eglise avait elle-même connu ce problème à une époque avec ses prêtres-ouvriers) |
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Blog mis à jour le 05/09/2008 à 16:25:14
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