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C'est un foutage de gueule encore pire que Blair Witch. Et question qualité et professionnalisme du tournage, c'est l'anti-« No country for old men ». Evidemmment, le réalisateur dit « Ah ah, c'est fait exprès » et on citera les Stones qui avaient enregistré un de leurs tubes (Street fighting man ?) en y incorporant des enregistrement de magnétophone à cassette de l'époque (= son pourri. Exprès). Vous pourrez lui répondre que vous faites exprès aussi de ne pas aller voir son film. Trop tard, hélas ! Et ceux qui sont allés le voir, parfois chauffés à blanc par la pub, ne se feront certes pas rembourser ! |
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Sa majesté des mouches (Lord of the flies) (1963) Réalisateur : Peter BROOK Scénario : Peter BROOK D'après le roman de William GOLDING. Un avion rempli d'enfants d'un collège britannique s'écrase sur une île déserte. Seuls les enfants survivent à l'accident. Ne sachant pas s'ils peuvent espérer un jour des secours (l'avion évacuait les enfants suite à une alerte atomique), ces enfants recréent une société. Si vous aviez encore quelques illusions sur la nature humaine, en 90 minutes, ce film vous les fera perdre pour de bon : il illustre combien est mince la distance qui sépare en chacun de nous le civilisé du barbare (et peut-être davantage encore chez les enfants) ainsi que les folies auxquelles mène la vie en groupe isolé.
A ne manquer - ou à ne faire manquer à votre numériscope - sous aucun prétexte. |
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On va commencer par parler de ce qui est très bien dans ce film, parce que ce sera vite fait : le rêve de l'architecte (superbe !), et le dialogue entre Lucchini et le psychanalyste, petite merveille aussi. Le seul problème, c'est que mis bout à bout, cela doit bien faire quelque chose comme douze minutes, et je compte large ! Je ne sais pas combien de temps dure le film, mais s'il y a qui trouvent que la vie est courte, ils reconsidèreront sans doute leur opinion en allant le voir. C'est interminable à cause du remplissage. Quel remplissage ? Des scènes à répétition où on voit du monde faire semblant de s'amuser en écoutant sur une chaîne de la musique des années 60 à 90, qui ressemblent à toutes celles qu'on prendrait sur son caméscope quand quand on a des amis chez soi (le son est d'ailleurs tout aussi pourri, vu que tout le monde parle en même temps). C'est bien gentil, mais justement on sortait d'en prendre avec Cloverfield, de triste mémoire. Disons que la caméra est un peu plus stable, même si le chef cadreur semble avoir eu la tête à autre chose et si l'éclairagiste était visiblement en grève au moment du tournage. Le monteur a sans doute aussi oublié ses ciseaux, ce qui fait tout de même beaucoup de bavures. Deux scènes simili-parodiques feront peut-être lever un coin de lèvre : une mauvaise imitation du strip de 7 semaines 1/2 et une autre que j'ai déjà oubliée tant elle était réussie La seule façon de tirer quelque chose de ce film, en dehors des deux scènes que j'ai citées en tête, c'est d'y aller avec un carnet et un crayon, et d'y compter les fait chier, les putain et les merde qui émaillent le film, afin de voir si on a le tiercé dans l'ordre. A défaut d'autre chose, ça aidera au moins à passer le temps en attendant la fin. Une solution moins désespérée est d'aller voir un autre film, d'acheter celui-là quand il sortira en DVD à 6 euros, et de voir alors (et revoir) les deux scènes plus haut citées et elles seules grâce au chapitrage.. Pour le reste, toutes les jeunes nanas se ressemblent, tous les bonhommes sont mal rasés, et on s'embrasse beaucoup sur la bouche à tout bout de champ comme on viderait un cendrier. C'est sans doute pour qu'on se rappelle que c'est de Klapisch. Quant à Romain Duris, on ne peut lui reprocher aucune faute de jeu, vu qu'il n'en a aucun et se contente deux tiers du temps de rester immobile bêtement à sa fenêtre.  |
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