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L’appel





Les mots se suivent à la pelle
Palpables et inutiles
L’automne a trépassé
Et les feuilles sont bien mortes

Les maux de l’érysipèle
Sont beaucoup plus subtiles
La déesse est terrassée
D’émaux ou bien d’eaux-fortes

Médaillon pour une belle
Palpable et si fragile
Friponne et acculée
D’émotions qui l’emportent

Les mots coulent à la pelle
De ses lèvres immobiles
Bouffonne au bûché
Dans la nuit qui déporte





mercredi 1 février 2006
01:16

Oeuvre originale
Auteur : Joky

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Les Brunes




Mes prunes comptent bien pour les brunes
Chaudes et mures fleurs de printemps
Cueillette subtile dans le vent
Fruits abstraits voilés de brume

Dans l’entrechat d’une fente voilée
J’entrevois le fruit sacré
Dont l’ombrage du noir désir
Auquel je ne peux résister
M’exacerbe et m’attire

Magnifiques toisons de brunettes
Jeunes et moins, belles soubrettes
Au cœur chaud et humide
Qu’il faudrait être timide

Pour ne pas être troublé
Par de tels corps dénudés
Alanguis au creux des dunes
Belles et bandantes brunes.








samedi 3 décembre 2005
00:16

Oeuvre originale
Auteur : Joky

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Vrac à sol swing



Vracatastrophe apostrophée
De nos idées bien déjantées
Tu déboules et tu déroules
Quelques mots tout en Vrac
Ca fait du bien et ça défoule
Et puis aussi ça Patatrac


Je suis, je sens
Je suis les sentiments
Je m’engouffre dans la faille
Et mon refrain déraille

Le sang pour cent
De tous nos sentiments
S’éparpille au quatre vents
Depuis la nuit des temps

Les mots, pas les maux, l’émotion
Des envies, les émaux de la vie
Qui brillent dans la nuit

Catastrophe , j’t’apostrophe
Pour une strophe toute en mors
Je délire, tu défailles
Les ennuis sont les mailles

Une paille dans ton œil
Un tissu un linceul
Orphelin ou bien veuve
Une phrase t’es pas seul

T’agonises, en plein cœur
On la vise ta douleur
Une flèche de bonheur
Qui la brise et puis se meurt

Un rayon de soleil
Dans ton salon qui sommeille
Fini les nuages de la veille
La lumière t’émerveille

Que des mi pour ton seul
La ré si te Vrac à sol
Le Gin mêle son grain de sel
Tous les mots s’entremêlent

Et ça glisse en délices
Des mots qui la dévissent
Qui usent la carlingue
Qui rendent dingue et la déglingue

Les anges, archanges
De l’amour
Donnent le change
Distribuent du velours

Le champagne sort ses bulles
Pour la fête dans nos têtes
Dans la nuit les funambules
Redessinent la planète


Vracatastrophe apostrophée
De nos idées bien irradiées
Ca fait du bien et ça défoule
De crier, hurler Patatrac
Quand tu déboules et tu déroules
Tes mots sont tous en Vrac






mercredi 6 avril 2005
08:40

Oeuvre originale
Auteur : Joky

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Un trop plein de...



Un trop plein de ... vide emplit ma tête,
Quand mes idées s’organisent autour de vous,
Un manque à palper m’interpelle et m’épuise,
Je me transforme en animal, je deviens bête,
Mais vous, où êtes vous ?

Dans l’inconscient sidéral de mes pensées,
Un léger parfum d’absolu guide ma vertu,
Où flotte une idée première, une idée forte et insensée,
De voir un jour mes rêves concrétisés.

Pinocchio en chair et en os, mon nez s’allonge à votre vue,
Au sol, les copeaux de mon cerveau foulés par vos talons,
Aiguilles pointues qui exacerbent ma libido, j’agonise, je n’en puis plus,
Me condamnerez-vous sur la forme ou sur le fond ?

J’attends votre sentence en rythme et en cadence,
Que vous me chevauchiez corps et âme,
Chaude et humide, sur le bitume ou le macadam,
Idée limpide, succube en rut et véhémence.

Un trop plein de ... vide emplit ma tête,
Je n’organise que çà, que vous, que nous,
Overdose de toutes ces choses à ma guise,
Mon désir est animal, je suis la bête,
Et là, je suis à vous.







mercredi 6 avril 2005
08:38

Oeuvre originale
Auteur : Joky

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Un petit rien



Un petit rien, un petit tour
Au coin d’un bois, au petit jour
Un coup de vent comme du velours
Je cherche encore un peu d’amour

Trop vite la vie passe
Je sens que je trépasse
Pourtant je la terrasse
Il faut que je m’y fasse

Encore un peu de temps
Encore un peu de vent
Là bas au firmament
L’horizon est déjà blanc

Un petit rien, un petit tour
Quelques embruns, quelques détours
Pas de parapluie dans les faubourgs
Les larmes coulent toujours.






mercredi 6 avril 2005
08:37

Oeuvre originale
Auteur : Joky

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