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Les mots se suivent à la pelle Palpables et inutiles L’automne a trépassé Et les feuilles sont bien mortes Les maux de l’érysipèle Sont beaucoup plus subtiles La déesse est terrassée D’émaux ou bien d’eaux-fortes Médaillon pour une belle Palpable et si fragile Friponne et acculée D’émotions qui l’emportent Les mots coulent à la pelle De ses lèvres immobiles Bouffonne au bûché Dans la nuit qui déporte
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Mes prunes comptent bien pour les brunes Chaudes et mures fleurs de printemps Cueillette subtile dans le vent Fruits abstraits voilés de brume Dans l’entrechat d’une fente voilée J’entrevois le fruit sacré Dont l’ombrage du noir désir Auquel je ne peux résister M’exacerbe et m’attire Magnifiques toisons de brunettes Jeunes et moins, belles soubrettes Au cœur chaud et humide Qu’il faudrait être timide Pour ne pas être troublé Par de tels corps dénudés Alanguis au creux des dunes Belles et bandantes brunes.
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Vracatastrophe apostrophée De nos idées bien déjantées Tu déboules et tu déroules Quelques mots tout en Vrac Ca fait du bien et ça défoule Et puis aussi ça Patatrac Je suis, je sens Je suis les sentiments Je m’engouffre dans la faille Et mon refrain déraille Le sang pour cent De tous nos sentiments S’éparpille au quatre vents Depuis la nuit des temps Les mots, pas les maux, l’émotion Des envies, les émaux de la vie Qui brillent dans la nuit Catastrophe , j’t’apostrophe Pour une strophe toute en mors Je délire, tu défailles Les ennuis sont les mailles Une paille dans ton œil Un tissu un linceul Orphelin ou bien veuve Une phrase t’es pas seul T’agonises, en plein cœur On la vise ta douleur Une flèche de bonheur Qui la brise et puis se meurt Un rayon de soleil Dans ton salon qui sommeille Fini les nuages de la veille La lumière t’émerveille Que des mi pour ton seul La ré si te Vrac à sol Le Gin mêle son grain de sel Tous les mots s’entremêlent Et ça glisse en délices Des mots qui la dévissent Qui usent la carlingue Qui rendent dingue et la déglingue Les anges, archanges De l’amour Donnent le change Distribuent du velours Le champagne sort ses bulles Pour la fête dans nos têtes Dans la nuit les funambules Redessinent la planète Vracatastrophe apostrophée De nos idées bien irradiées Ca fait du bien et ça défoule De crier, hurler Patatrac Quand tu déboules et tu déroules Tes mots sont tous en Vrac
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Un trop plein de ... vide emplit ma tête, Quand mes idées s’organisent autour de vous, Un manque à palper m’interpelle et m’épuise, Je me transforme en animal, je deviens bête, Mais vous, où êtes vous ? Dans l’inconscient sidéral de mes pensées, Un léger parfum d’absolu guide ma vertu, Où flotte une idée première, une idée forte et insensée, De voir un jour mes rêves concrétisés. Pinocchio en chair et en os, mon nez s’allonge à votre vue, Au sol, les copeaux de mon cerveau foulés par vos talons, Aiguilles pointues qui exacerbent ma libido, j’agonise, je n’en puis plus, Me condamnerez-vous sur la forme ou sur le fond ? J’attends votre sentence en rythme et en cadence, Que vous me chevauchiez corps et âme, Chaude et humide, sur le bitume ou le macadam, Idée limpide, succube en rut et véhémence. Un trop plein de ... vide emplit ma tête, Je n’organise que çà, que vous, que nous, Overdose de toutes ces choses à ma guise, Mon désir est animal, je suis la bête, Et là, je suis à vous.
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Un petit rien, un petit tour Au coin d’un bois, au petit jour Un coup de vent comme du velours Je cherche encore un peu d’amour Trop vite la vie passe Je sens que je trépasse Pourtant je la terrasse Il faut que je m’y fasse Encore un peu de temps Encore un peu de vent Là bas au firmament L’horizon est déjà blanc Un petit rien, un petit tour Quelques embruns, quelques détours Pas de parapluie dans les faubourgs Les larmes coulent toujours.
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 19:40:33
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