|
|  |
|
Région Meknès-Tafilalet Province-Khénifra Code postal 54000 Latitude 32° 55'48 N Longitude 5° 39'36 W Altitude 860 m Population 523 000 hab. Khénifra (berbère Xnifra, en tifinagh , arabe: خنيفرة) est une ville du Moyen Atlas au Maroc, capitale des Zayanes, tribu berbère, située à 160 km de Fès, et à 300 km de Marrakech dans la province du même nom. Selon le nouveau découpage, la province de Khénifra fait partie de la région Meknès-Tafilalet : Formée des préfectures Meknès-El Menzeh et Al Ismaïlia et de quatre provinces (El Hajeb, Ifrane, Khénifra et Errachidia), la région Meknès-Tafilalet avoisine les deux millions d'habitants, moitié rurale et moitié urbaine. L'activité économique de cette région reste dominée par le secteur tertiaire (43,2 %). Le milieu rural y représente près de 76 %. Elle est considérée comme la perle des montagnes marocaines aux couleurs rougeâtres et surtout comme la capitale des lacs. Source Wikipédia
|
| |
|
VILLE D’EL JADIDA Connue jadis sous les noms d' El Brija, El Mahdouma et puis Mazagan, la ville d'El Jadida est située au centre du Maroc sur les rives de l’Océan atlantique . Le nom d’El jadida (la neuve) lui fut attribué par le Sultan Moulay Mohamed ben Abdellah . Elle fut construite par les portugais entre 1510 et 1520 .Elle eut la forme d’un château fort , carré, flanqué de quatre tours qu’on appela « Castillo Réal ». Cependant , la construction de l’enceinte fortifiée dura 30 ans et ce n’est qu’en 1541 qu’elle fut terminée. Une enceinte quadrangulaire entourait la ville qui se formait autour de la citadelle .Le centre de la citadelle était constitué au rez-de-chaussée par une importante salle d’armes, qui fut affectée en 1541 à usage de citerne, afin d’échapper à la pénurie d’eau en cas de siège prolongé .Cette citerne est la plus belle curiosité d’El jadida . Autour de l’enceinte, les portugais ont creusé un fossé profond et à haute mer, le fossé est rempli d’eau. Un pont- levis , reliait la cité à la terre ferme. En 1562, le Sultan Moulay Abdellah concentra à Marrakech une grande armée et vint battre les remparts de Mazagan. L’embarquement définitif des portugais n’a eu lieu que le 11 mars 1769 suite à la grande attaque conduite par Moulay Mohamed Ben Abdellah après 267 années de colonisation portugaise. Avant d’embarquer, les portugais incendièrent leurs maisons et minèrent tous les bastions. Mazagan fut alors appelée « El Mahdouma » et resta fermée et interdite à tous les habitants jusqu’en 1820 . Le mur de l’enceinte fut reconstruit et la ville |
| |
|
Azemmour est une petite ville située à 16 km au nord d'El Jadida et à 72 km au sud de Casablanca, à l'embouchure du fleuve Oum Rabie. Azemmour est sans doute établi sur l'antique cité d'Azama, cité occupée par les Phéniciens avant de tomber sous les mains des Carthaginois et des Romains par la suite. Sous ces derniers, Azemmour connut une période de prospérité. Le roi Juba II favorisa à Azemmour la pêche à l'alose, poisson qui venait frayer dans le fleuve l'Oum Rabie. |
| |
|
Que dit la légende ? Adrukh iwa ru iwa gakh tin ijdad . A yasmum ekkar iâakkub ar tekkarkh . Je pleurerai Pleure Faisons comme les oiseaux O mon bien aimé Appelle Iâakub et que je l’appelle Isli lui renvoya son izli ainsi: «da etgallax ar i tebdit d ixf allig da da zerrin midden walu wer ya da essektayx » « Je te jure que tu m’as séparé de ma tête Et que les gens passent sans que je les reconnaisse » Tislit: « Ennighak day ennighak amarg ennk ami ezzlumx timzin Iggama wul ad ikn ijjawn » « Je te dis et redis: Ton amour est comme qui mangerait une épie d’orge jamais mon cœur ne s’en rassasie » Isli : « ullah da tettax ar kni d ik tix assix afus Ezzigh da tekkat inegri ed wuchi a wenna rix » « je mange et dès que je pense à toi Je n’ai plus d’appétit Ton absence est un obstacle entre moi et la nourriture » D’un bout à l’autre de la montagne d’Imi Lchil , tislit envoyait ces vers célèbres à son amoureux qui y répondait non moins pathétiques . Un an auparavant , les deux jeunes se sont rencontrés , se sont aimés de toutes leurs forces .Mais pour leur malheur , ils appartenaient à deux groupes devenus rivaux pour une affaire que l’histoire n’a pas retenu . Le mariage leur étaient donc impossible Ainsi commença leur calvaire . Pour venir à bout de la bêtise humaine , ils commencèrent une grève de la faim arrosée par leurs larmes . Après quelques temps , la faim la soif , la tristesse et l’incompréhension eurent raison de leur corps périssables . Le deuil enveloppa la région . C’est alors q’un miracle vint rappeler aux hommes leur cruauté : aux deux endroits où les deux jeunes sont morts , deux lacs se formèrent de leurs larmes . Depuis , l’un porte le nom d’Isli , l’autre celui de Tislit ( le mari et la mariée en Tamazight ) . Secoués par la douleur et le miracle , les sages des deux tribus prirent une décision historique : « dorénavant , aucun obstacle d’aucune sorte ne viendra entraver l’amour . Même en temps de guerre , les amoureux seront libres de circuler dans les territoires adverses , de s’y marier s’ils le désirent . Pour ne pas oublier cette tragédie en afin de raviver le pacte et le traduire dans la pratique , on décida de tenir un festival annuel à mi chemin entre les deux endroits du drame : entre les deux lacs : Isli et tislit . La réalité Entre les deux lacs : « Isli et tislit » , à Imi Lchil , se tient depuis les temps les plus reculés , un festival appelé par les habitants « Agdud » ou la fête des fiançailles . Chaque années en Septembre , les couples qui se sont formés pendant l’année viennent officialiser leur union par le passage devant « Agraw » ( la jmaâ ) par la formule rituelle : « je t’aime » . C’est là également que seront prononcés les divorces qui auront été décidé d’un commun accord . Ainsi , ici , on laisse toute une année à la décision cruciale : celle de s’unir ou de se séparer. Légende réelle ou réalité légendaire ? Voici donc une belle légende bien de chez nous , mais aux supports physiques réels : deux lacs Isli et tislit , un festival annuel vivants , le tout constituant une leçon magistrale d’humanisme , où l’amour et la liberté constituent le centre . Une preuve supplémentaire de ce que la civilisation amazighe renferme des valeurs humaines universelles . Des valeurs dont nous avons tant besoin aujourd’hui .
|
| |
<< Précédant Page 2
Suivant >>
Blog mis à jour le 08/09/2008 à 13:47:57
|  |