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Mes ongles s’accrochent à ce mur jaunit Mon corps ne m’appartient plus Je suis seul avec moi-même La punition est terrible, j’ai osé hurler Ma mère était au parloir, elle pleurait Ses mains sur le visage, elle suppliait dieu Mais personne pour répondre à ses prières La racaille que je suis est au placard Je l’imagine en pleurs, j’ai mal Mais il est trop tard je suis au mitard Cette petite chose qui bougeait en elle N’est plus q’un déchet qui bouge à peine Un numéro un matricule un corps qui déambule J’ai envie de lui dire que je l’aime Et que je dois la quitter pour continuer à l’aimer Je vais rejoindre mes frères vers l’enfer Ensemble nous partirons crever Ensemble sous les yeux d’un peuple endoctriné
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J’écrase cette vermine qui crache sur nos vies Pauvres innocents que vous êtes, mais sans vie Je crache sur vos cendres éparpillées Mais je rap avec mes sosses et fier d’eux De mes gosses de la rue mais vivant Je vais les guider vers le chemin de la vérité Sans rage de nos ombres qui vivent dans des cages La haine est harmonieuse et grinçante Mon gun dans la main, visant les démons Sans remords je vais planter le décor Je vais m’avancer sans broncher Et les saigner sans remords Pas une larme je verserai sur ces corps en bataille Combien d’entre eux ont crié mort à la racaille ?
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Qui es tu pour moi ? Que présentes tu pour moi ? Nous n’avons pas le même sang. Tu n’es pas l’homme de ma vie. Mais aujourd’hui j’ai des tas d’envies. Envie de te prendre dans mes bras, puis te murmurer tout bas. Des mots tendres pleins d’amours, sans rien en échange en retour. Apaiser ta douleur car je sais que ton cœur pleure. Je resterai à écouter tes silences. Et à atténuer ta souffrance. Je vais même te faire le clown pour te voir sourire. Car tu es mon ami et que je refuse de te voir souffrir. Aujourd’hui je partage ta peine au non de notre amitié. Car un être cher à tes yeux vient de s’envoler. Alors maintenant, j’ai envie de te dire combien je t’aime et que je suis à tes côtés. Alors frangin ta petite caille sera toujours là, sans jamais t’oublier
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Te démolir, puis te détruire Te voir mourir, pour en finir La tête sur le billot Tel sera mon cadeau Le plaisir de te voir gémir Quand viendra ta fin Retour en arrière, jouissance Tu te souviens de ma souffrance ? Ou étais tu quand je hurlais ma déchéance Pas à mes pieds, dans d’autres bras douillets A te battre corps à corps Dans des plaisirs sans fin Que tu venais me narrer au matin Abandonner sur ce grand lit froid Tu laissais quelques traces de toi Je caressais cette soie à chaque fois Pour savourer de faux plaisirs sans toi Je vais purifier mon corps loin de toi Mais avant de partir je vais t’anéantir Te gommer, t’effacer de ma mémoire Hypnotiser tes derniers instants Quand tu osais être un amant
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Quand je partirai, je deviendrai sirène Peut-être magicienne, pour effacer tes peines Quand je m’envolerai, je serai une pie Voleuse de mots je me ferai ainsi Le jour venu, je mettrai un voile blanc de soie Je me mettrai à genoux et je chanterai des louanges Tu viendras près de moi, je serai aux anges Loin de cet univers tu deviendras roi Sur le Nil nous serons les guides De ces enfants prodiges que nous allons aimer Laissons la mer s’ouvrir aux apatrides Ecoutons notre cœur parler Le jour venu, nous ne formerons qu’un Pour panser les plaies intérieures de chacun Sages seront ceux qui viendront nous rejoindre Et apprendront à ne jamais se plaindre
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