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Décembre, descendre, ou bien juste des cendres. Serait-ce le mois des forts ou le mois des efforts Qui commence qui finit dans son issue à vendre. Enterrement sans gloire, œdème des coffres-forts. La petite bourse vide, le gros coffre déborde, Le pauvre gagne une ride c’est sa miséricorde. Le vert sapin pâlit ses épines succombent, Sous le gui alanguit les gouttes de vin tombent. Du premier au douzième, la pendule assassine Egraine sans faillir ses coups infanticides. Dois je vraiment sourire, bécasse, bécassine A l’an neuf qui tue, via l’usure homicide. Les fêtes sont finies, muets sont les flonflons, Sur le plancher souillé, confettis cotillons Témoignent sans éclat des jours disparus, Qu’il va falloir déduire avant de n’être plus. Une année qui se meurt, c’est la vie qui s’enfuit C’est seulement le jour qui se transforme en nuit.
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La terre a la mémoire comme l’eau de la rivière Des êtres qui ne sont plus que grains de poussière. Dans ses sillons gorgés du sang des innocents On lit mieux notre histoire que sur les monuments. A l’eau qu’on dit souvent de la claire fontaine* Si l’on pouvait y lire les morts par centaine, On y verrait le sang, on n’y verrait l’eau noire, Le rossignol serait muet sur son perchoir. On voit ce qu’on veut voir, pas la réalité, Ainsi est la mémoire le bonheur veut l’oubli. Car si l’on voulait voir la stricte vérité, Le monde est cimetière dans chacun de ses plis. La terre se régénère, mais elle n’oublie jamais, L’homme veut effacer les souvenirs mauvais. Le chêne tricentenaire derrière la maison Me raconte les histoires d’autres générations. Il ne parle pas de guerres, mais de Jules et Suzon Qui venaient dans son ombre à la belle saison. Il porte sur son tronc, leurs amours, leurs prénoms Mais il garde secret leurs tendres abandons. Dans ce livre du temps je lis de belles histoires J’y inscrirais ma vie juste avant le grand soir. *À la claire fontaine Chanson née en France au début du XVIIème siècle exportée au Canada par les soldats, pays dans lequel, elle servit d'hymne national aux soldats du marquis de Montcalm lors de la révolte de 1837 contre les anglais. Elle revint alors en France dans sa nouvelle version, elle fut publiée en 1848
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Quand les gens qu’on aime sont heureux On n’a plus besoin de s’occuper d’eux Claudine, Ptitange ma muse ma belle Toi mon amie ma sœur et un peu ma jumelle Tu m’as redonné vie et même aussi l’envie J’ai posé dans ton vrac les mots ceux de la vie Et toi ma belle Tichou rappelles toi hier Une partie de billard tout comme une prière Et mon pote Imagine, ces mots, sacré Léo Quand pour la paix des chiens nous faisions un duo Et toi ma Marie–Am rappelle toi l’andromuse Et tes mots qui fleuraient l’amour jamais la ruse Et puis mon vieux complice pas si cancre que ça Ce mec ne faisait pas partie des cancres las Ma di glas ma Gladys oui mon mamour à moi Qu’avait peur de poser ses mots et son émoi Et j’en oublie beaucoup je suis impardonnable Si je vous dis Demi ses idées insondables Mes belges mes amies Myriam et Aurélie Mon exhibitionniste ma motarde chérie Et toi Marie Marie je pense à toi aussi Samsha et Lanserlia toutes celles qui sont parties Et ma belle Jojo, toi mon tendre Yaourt Je pourrais t’emmener dormir dans une yourte Tu m’en auras fait faire des rimes revolver Et même aussi écrire des mots un peu pervers Et toi Chris chiffre sept, toi ma jolie bretonne Je ne t’oublierais pas, j’avais mauvaise donne J’ai perdu la partie mais pas le souvenir Ton nom est dans mon livre en face du mot désir J’pourrais parler des mecs, joker mon frangin Le père Phil le Lolo eh oui de bons copains J’parlerais de Mumu et ses tendres copines Et oui toutes les autres mutines parfois coquines. Et toi tendre Sylvie oui toi aussi je t’aime Même si sur le VRAC tu n’oses poser tes mots D’ailleurs sur Affection sauf quelques idiots Ils sont nombreux ceux qui voudraient te dire qu’ils t’aiment Mais je m’en vais au vent mauvais Peut-être de Nice jusqu'à Beauvais Porter mes mots chanter mes vers De Saint Malo jusqu’à Nevers Je fais des vers pour mes amis Je me moque de mes ennemis.
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Armée de carabins, ils encerclaient ma couche Qu’avaient-ils à me dire, ou bien à me cacher Depuis bientôt cinq jours, tous m’avaient palpé Tâté, examiné, du fond’ment à la bouche. Voila, ils étaient là autour de mon lit blanc, Je scrutais leurs visages, lequel était Satan. J’attendais angoissé qu’ils déposent mon bilan, La vie est un couloir tantôt noir tantôt blanc. Le temps c’est de l’argent, putains quels économes Vite, l’un d’eux me dit, Monsieur, vous allez bien, Mais, eh oui, il y’a un mais pratique pour le lien Si vous continuez, fini le home sweet home J’abusais selon lui, des plaisirs de la vie, Boire, fumer, manger, bref ce qui fait envie, Mes artères bouchées par trop de libations, C’était pas pour la rime, ni pour la citation. Voila, j’étais fixé, il me fallait choisir, L’infirmière au costume d’un blanc immaculé Ou bien le croque mort qui vous baise sans pitié. Pas de choix cornélien, adieu certains plaisirs. Je vivrais sûrement quelques beaux lendemains Pour peu que je m’adonne à des loisirs sains.
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J’voulais aller à Saint Malo Voir le départ d’la route du rhum J’voulais voir les jolis bateaux Pour en parler sur un forum Quand j’ai commandé mon billet Ils m’ont dit le train est complet Mais que pour la route du rock* Ils en auraient un joli stock. Oui, mais, pour avoir un billet Il me faut un téléphone WAP C’est quoi ce WAP, c’est un hoquet ? Pour moi c’est juste un handicap… De ton WAP, t’appelles tikefone Tu recevras un SMS Sur l’écran de ton téléphone. Ensuite t’auras un MMS Ça te servira de billet Sans passer par la case guichet. Comment je fais, comment j’composte Sur mon portable leur truc en S TEXTO, MMS, SMS Ces machins la, ça m’insupporte. J’vais reprendre les voyages à pied Je n’veux pas perdre ma liberté Leur progrès c’est un croche-pied Une atteinte à la dignité. *la route du rock les 11,12 et 13 août 2007 à St Malo je viens d’apprendre que la SNCF nous prépare un truc à la c.on, un billet de train qui n’existe pas, je ne sais pas pourquoi mais ça me fout les glandes, c’est big brother, la nanotechnologie, la puce sous la peau, la fin de la liberté, s'ils continuent, je prends l’maquis....
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Blog mis à jour le 09/01/2009 à 12:22:26
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