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Pas sur la bouche! (Yvain - Barde)


Les trois filles : Nous avons joué pour vous, vous avez perdu, vous nous devez une discrétion.

Lui : What is this “discrétion”?

Toutes les trois : Un baiser sur la bouche !

Lui (grand geste) : Ah ça, jamais !

Le baiser que l'on aime tant, au lieu d’être excitant
Moi, je le trouve dégoûtant !
Non, je ne suis pas pudibond, mais je ne trouve pas ça bon
Et ça me fait faire un bond !
Jamais aucune femme ne m'a pris ce baiser infâme !
Ma bouche a d'autres emplois,
Je la garde pour moi !

Les trois filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser !
Lui : Pas sur la bouche !
Les filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser !
Lui : Ça m’effarouche…
Les filles (se regardant) : Pas sur la bouche : ça l'effarouche !
Lui : La bouche c'est fait pour causer, pas pour le baiser !

Les trois filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser !
Lui : Pas sur la bouche !
Les trois filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser !
Lui (protestant) : J’ veux pas qu'on me touche !
Les filles : Pas sur la bouche ?
Lui ( conciliant) : Je veux bien ailleurs !
Les trois filles (insistant) : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser :
Il n'y a rien de meilleur !


samedi 31 mai 2008
02:47

Auteur : Yvain - Barde / attentive transcription alizel alainresnophile

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Le Serpent


Le récit que tu vas entendre,
Ami, je ne l’ai pas bâclé
Et pourtant tu n’en dois attendre
Ni de morale ni de clé;

C’est à toi de prendre la peine
De les chercher dans ce qui suit :
Voici l’arbre, trouve le fruit,
Trouve la clé, (…)(1)


Pour se défendre d’un bandit,
Un homme se saisit d’un serpent par la tête (2)
Et le brandit
Devant la brute malhonnête.

« Es-tu fou, lâche cette bête !
S’exclame notre malfaiteur
Plein de peur
Ne vois-tu pas, homme stupide,
Que ce reptile venimeux
Pourrait nous piquer tous les deux !
Qu’adviendrait-il s’il t’échappait ?
Allons, jette ça dans la rue
Et poursuivons notre entrevue
Dans la confiance et le respect ! »

« Baisse ton arme et me la lance,
Réplique l’homme au sacripant.
Jette ta haine et ta violence
Et je jetterai mon serpent !

Je sais le danger qu’il apporte
Et que je joue avec le feu,
Mais quand un patrimoine entier se trouve en jeu,
Quand la mort même est à la porte,
On ne fait pas ce que l’on veut,
On prend les alliés que l’on peut !»


(1)Ici le fabuliste exprime
ses regrets de n’avoir pas pu trouver la rime !

(2)Merci de n’avoir pas le mauvais esprit
De demander comment diable il s’y prit !

Jean-Pierre Gautheur, extr. de « la plume intimidée »(juillet 2006)

(l'auteur est responsable de ses propos; sans être forcément d'accord avec toutes les idées qu'il exprime de si heureuse façon, je voudrais souligner la remarquable qualité de l'oeuvre d'un digne et génial petit-fils de La Fontaine qui manie très bien les rimes et l'humour, et s'exprime avec un style d'une grands clarté ; serait-ce l'un des derniers dépositaires de la grande culture classique?

Je vous laisse répondre, amis lecteurs bénévoles...)

samedi 31 mai 2008
02:43

Auteur : Jean-Pierre Gautheur

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sur le retour one hundred and fifty four sur le fil


Vous regretterez quand le soleil vous aura rôtis
Jusqu’au rouge homard
Quand le jaune aura tourné au vert puis au brun
Divisez par quatre & multipliez par neuf,
Décrivez vos divisions, dérision anatomiques
Tête de homard & pieds de homard

Débarquant avec une troisième langue
Rangée dans votre mallette pas loin de votre brosse à dents
A côté d’un exemplaire du Nouvelle Observateure
Pendant que vos fils et fille enregistrent zéro
Sous encéphalogramme intensif
Vous avez des égards particuliers pour votre corps en considération d’occurrences
Qui, sans être planifiées, ne manquent jamais de sens du théâtre

Revenant gainés par votre tannage
Une tête de service mondial, le meilleur de votre culture

Une soirée de plaisirs dans la Metropolis de vos rêves

(Colin Newman/tradalizel)

samedi 24 juin 2006
10:52

Auteur : wire - alizel quisbiglotte

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Blog mis à jour le 09/01/2009 à 11:54:40



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