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Les trois filles : Nous avons joué pour vous, vous avez perdu, vous nous devez une discrétion. Lui : What is this “discrétion”? Toutes les trois : Un baiser sur la bouche ! Lui (grand geste) : Ah ça, jamais ! Le baiser que l'on aime tant, au lieu d’être excitant Moi, je le trouve dégoûtant ! Non, je ne suis pas pudibond, mais je ne trouve pas ça bon Et ça me fait faire un bond ! Jamais aucune femme ne m'a pris ce baiser infâme ! Ma bouche a d'autres emplois, Je la garde pour moi ! Les trois filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser ! Lui : Pas sur la bouche ! Les filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser ! Lui : Ça m’effarouche… Les filles (se regardant) : Pas sur la bouche : ça l'effarouche ! Lui : La bouche c'est fait pour causer, pas pour le baiser ! Les trois filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser ! Lui : Pas sur la bouche ! Les trois filles : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser ! Lui (protestant) : J’ veux pas qu'on me touche ! Les filles : Pas sur la bouche ? Lui ( conciliant) : Je veux bien ailleurs ! Les trois filles (insistant) : Un baiser, un baiser, un baiser, un baiser : Il n'y a rien de meilleur !
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Le récit que tu vas entendre, Ami, je ne l’ai pas bâclé Et pourtant tu n’en dois attendre Ni de morale ni de clé; C’est à toi de prendre la peine De les chercher dans ce qui suit : Voici l’arbre, trouve le fruit, Trouve la clé, (…)(1) Pour se défendre d’un bandit, Un homme se saisit d’un serpent par la tête (2) Et le brandit Devant la brute malhonnête. « Es-tu fou, lâche cette bête ! S’exclame notre malfaiteur Plein de peur Ne vois-tu pas, homme stupide, Que ce reptile venimeux Pourrait nous piquer tous les deux ! Qu’adviendrait-il s’il t’échappait ? Allons, jette ça dans la rue Et poursuivons notre entrevue Dans la confiance et le respect ! » « Baisse ton arme et me la lance, Réplique l’homme au sacripant. Jette ta haine et ta violence Et je jetterai mon serpent ! Je sais le danger qu’il apporte Et que je joue avec le feu, Mais quand un patrimoine entier se trouve en jeu, Quand la mort même est à la porte, On ne fait pas ce que l’on veut, On prend les alliés que l’on peut !» (1)Ici le fabuliste exprime ses regrets de n’avoir pas pu trouver la rime ! (2)Merci de n’avoir pas le mauvais esprit De demander comment diable il s’y prit ! Jean-Pierre Gautheur, extr. de « la plume intimidée »(juillet 2006) (l'auteur est responsable de ses propos; sans être forcément d'accord avec toutes les idées qu'il exprime de si heureuse façon, je voudrais souligner la remarquable qualité de l'oeuvre d'un digne et génial petit-fils de La Fontaine qui manie très bien les rimes et l'humour, et s'exprime avec un style d'une grands clarté ; serait-ce l'un des derniers dépositaires de la grande culture classique? Je vous laisse répondre, amis lecteurs bénévoles...)
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Vous regretterez quand le soleil vous aura rôtis Jusqu’au rouge homard Quand le jaune aura tourné au vert puis au brun Divisez par quatre & multipliez par neuf, Décrivez vos divisions, dérision anatomiques Tête de homard & pieds de homard Débarquant avec une troisième langue Rangée dans votre mallette pas loin de votre brosse à dents A côté d’un exemplaire du Nouvelle Observateure Pendant que vos fils et fille enregistrent zéro Sous encéphalogramme intensif Vous avez des égards particuliers pour votre corps en considération d’occurrences Qui, sans être planifiées, ne manquent jamais de sens du théâtre Revenant gainés par votre tannage Une tête de service mondial, le meilleur de votre culture Une soirée de plaisirs dans la Metropolis de vos rêves (Colin Newman/tradalizel) |
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Blog mis à jour le 09/01/2009 à 11:54:40
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