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Favoris \ Textes \ Poèmes \ Oeuvres originales
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Les nuages embrassent mes ailes Alors, je m'élance dans ma soif d'altitude Quand la douceur du vent berce ma liberté Là haut, j'aperçois les hommes monter au ciel Il y en a qui pleurent, d'autres sont heureux Et le vent qui me caresse toujours les ailes Me sussurre encore des joures tant merveilleux Par ses bons soins pour une nouvelle envolée Je rêve à ces beaux printemps remis à demain.
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A ma Grand-Mère (17/04/1915-9/11/2007) Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie de les voir, les autres, les plus vieux Ceux qui s’balancent sans fin, avec des mélopées A vous glacer les veines, à vous donner des suées Qui vous demandent grâce, rien qu’en ouvrant les yeux. Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’l’entendre, la dame patronnesse Qui vient tous les Sam’dis livrer sa compassion Qu’elle dégueule aux oreilles de ces âmes en pension Et qui repart, légère, comme on sort d’à confesse Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’sentir ton petit corps tremblant Quand je te sers si fort contre mon cœur qui bat Quand ton parfum me ment alors que t'as si froid Et que, pour pas chialer, je fais aussi semblant. Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’savoir que tu m'reconnais plus Alors je continue à te dire nos souv’nirs Et à te répéter que tu vas pas partir… Et la voir, jusqu'au bout, la Mort te grimper d’ssus…
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ou vas tu sur le chemin de la vie ou vas tu sur la voie de la sagesse ou vas tu la ou le vent me portera ou vas tu la ou mon coeur me guidera
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| Impression : Extraordinaire
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Dans mon lit Cette nuit Tu dors ma mie Tu veux des chaînes d'or Tu veux mon coeur Tu veux être cléopatre Et moi césar Tu veux l'argent Tu veux les pigeons Tu veux la beauté Tu veux l'éternité Mais je n'ai rien Que mon coeur lié au tien Tu veux être la reine Et prendre les rênes Tu veux les îles et leurs trésors Tu veux l'orgueil,le soleil et le miel Tu veux la terre,l'air et le ciel Tu veux le jour et la nuit Tu veux le vent et la pluie Tu veux ouvrir toutes les portes Et devenir puissante et forte Tu veux le monde entier Mais je n'ai rien Que mon coeur lié au tien Tu veux que je sois Roméo et toi Juliette Tu veux être la belle et moi la bête Tu veux que je sois kaiss et toi leila Tu veux que je sois Antar et toi Abla Tu veux être Belgis et moi Salomon Tu veux les perles et les diamants Tu veux les danseuses et les chanteurs Tu veux les esclaves et les serviteurs Tu veux les merveilles des mille_et_nuits Tu veux le monde entier Mais je n'ai rien Que mon coeur lié au tien Tu veux brandir ton flambeau Sur le mont le plus haut Tu veux ton identité Tu veux le monde entier Mais je n'ai rien Que mon amour lié au tien Ma mie Reveille_toi Et sois toi_même celle que j'aime.
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T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance Penchée sur ton berceau ta marraine fétide A du t’en balancer de ces sorts bien sordides Elle parlait dans ses dents cette vieille pucelle Jalouse déjà, sans doutes, c’est vrai, t’étais si belle. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance. Ta mère était partie, un soir de pluie, de coups Toi : jamais de fessées, Papa a d’autres goûts Tu étais sa « Peau d’âne », à ce roi des ivrognes Qui sur tes boucles d’or frottait sa sale trogne. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance. Tu l’espérais si fort, le prince légendaire Qui devais t’enlever à ta tour de chimères. Ils sont venus à deux, le jour de tes quinze ans Dérobant dans la cave tous tes rêves d’enfant. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance Ta robe est déchirée, Cendrillon du trottoir Ta seringue-quenouille te pique chaque soir Tu embrasses en suivant, tous ces crapauds immondes T’es devenue, Princesse, la femme de tout le monde. T’y croyais trop, petite, aux contes de ton enfance. Tu regagnes à la nuit, dans cette banlieue grise Ton château de carton où le temps s’éternise Tu pleures sans faire de bruit ; elle a tes cheveux d’or Sur son livre de contes, ta petite s’endort….
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| Impression : Extraordinaire
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Blog mis à jour le 09/01/2009 à 13:37:28
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