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Sombre comme la nuit j’étais jusqu’à présent J’ai enfin ouvert les yeux sur la sagesse Mais il va lui falloir du temps à ce ptit prince Pas facile de dompter une tigresse en déesse Fille des cités aux allures de garçon manqué Langage pas souvent facile à capter Je vais peu à peu me métamorphoser Tout en gardant mon passé Car jamais je n’ai songé à tout oublier Je conduirai celui que j’aime sur le chemin de la vérité Il se battra avec moi sur ses oubliés Car celui qui un jour m’ouvre son cœur Doit apprendre à partager Ne jamais juger, ni dénier Regarder les autres, comme je sais le regarder Ensemble nous allons former Cette double vérité, d’aimer sans compter
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Je n’ai jamais trouvé les mots pour parler d’amour Ni même l’envie de les poser pour les relater J’ai souvent eu si mal, que je ne pouvais les exposer Le cœur serré comme dans un étau m’empêchant de respirer Trop de silences, trop d’absences, trop de souffrances Les yeux fixés dans le vide, me donnant cet air abandonné Ne cherchant pas la pitié d’autrui, ni les sentiments qui m’ont détruit Allant m’immerger dans les fonds de vos pensés détraquées Sur une petite route jonchée sur cette plaine, je vais errer placidement Envie de me reposer de vos faux mots, de vos artifices Je vais sommeiller à jamais dans un ultime sacrifice Vous laissant derrière moi, comme un souvenir navrant
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Quand j’ai croisé ton regard pour la première fois ! Tu as baissé les yeux Timide et farouche comme un animal traqué Refusant de se laisser approcher Alors de ce jour j’ai deviné que chez nous tu resterais Mais je ne sais pour quelle raison je me suis mise à t’aimer Sans même savoir où cela nous mènerait Dans une bataille nous allions nous engager Pas pour nous mais pour leur prouver Qu’avec un peu d’amour on pouvait y arriver ! Je t’ai offert mon cœur, une petite place un brin de bonheur J’avoue aussi que ca n’a pas été tous les jours facile Car comme les sauvageons tu n’étais pas docile Ensemble ces obstacles que nous avons traversés Ensemble ces larmes que nous avons versées Etape par étape ce pari nous devions le gagner Tu m’as apporté tant de choses Que jamais je ne pourrais oublier ! Tant de fois je t’ai protégé De cette famille qui t’a souvent rejeté Et que malgré tout le mal qu’ils t’avaient fait, tu as su pardonner Depuis ta tendre enfance tu n’as connu que rejet et souffrance Mais par ta bonté jamais tu n’as crié vengeance Souvent je n’ai pas compris ton attitude, tes habitudes Que par tes silences tu as tenté de m’expliquer ! Mais quand la colère te tiraillais, tu t’enfuyais rejoindre ta solitude Je repense à toutes ces années passées Et je me dis que ce pari nous l’avons gagné Et si je devais recommencer jamais un seul instant je n’hésiterais Si un jour toi aussi tu croises sur ton chemin, une petite caille même un vaut rien Regarde le droit dans les yeux et tends-lui la main Alors laisse moi te dire combien je t’aime car souvent je n’ai pas su Peut-être par peur ou par pudeur je n’ai jamais su Alors comme on dit chez nous « toi même tu sais »
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Petit ange quand je t’ai pris dans mes bras Je me suis mise a pleurer Je n’ai pas eu la chance d’avoir eu ton père quand il avait ton poids Alors ta venue m’a comblée Quatre kilos de bonheur Comme tu es beau mon cœur Je regarde mon visage dans la glace Quelques rides apparaissent Des rides de richesses Que mes sourires ont laissé des traces Quand je te prends dans mes bras, je suis comme une idiote Tes grands yeux écarquillés ressemblent à des griottes Quand je te vois me sourire , c’est ton père que je vois Tu as même la couleur de sa peau Ce teint halé de mon petit maroco Quand tu grandiras, je te raconterai l’histoire de ton père Comment un jour il m’a serrée contre son cœur Car je suis certaine que lui n’osera pas Gosse de la misère une mère il a trouvé en moi Par une belle journée ensoleillée il nous a choisi Timide et taquin, il m’a dit, avec vous je suis bien Comment résister à tant d’amour Puis voilà qu’à son tour il m’offre le plus beau cadeau A toi mon ptit fils je te dédie ses quelques mots. je t'aime
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A ma Grand-Mère (17/04/1915-9/11/2007) Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie de les voir, les autres, les plus vieux Ceux qui s’balancent sans fin, avec des mélopées A vous glacer les veines, à vous donner des suées Qui vous demandent grâce, rien qu’en ouvrant les yeux. Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’l’entendre, la dame patronnesse Qui vient tous les Sam’dis livrer sa compassion Qu’elle dégueule aux oreilles de ces âmes en pension Et qui repart, légère, comme on sort d’à confesse Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’sentir ton petit corps tremblant Quand je te sers si fort contre mon cœur qui bat Quand ton parfum me ment alors que t'as si froid Et que, pour pas chialer, je fais aussi semblant. Je ne peux pas, je ne veux plus Te voir partir à petits pas Je ne peux plus, je ne veux pas Et voir la Mort te grimper d’ssus J’ai plus envie d’savoir que tu m'reconnais plus Alors je continue à te dire nos souv’nirs Et à te répéter que tu vas pas partir… Et la voir, jusqu'au bout, la Mort te grimper d’ssus…
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Tout ce qui est triste est beau, il faut croire... |
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Blog mis à jour le 09/01/2009 à 08:16:38
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