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Gladys - 835521 

Aimer sans sous oublier son passé


Sombre comme la nuit j’étais jusqu’à présent
J’ai enfin ouvert les yeux sur la sagesse
Mais il va lui falloir du temps à ce ptit prince
Pas facile de dompter une tigresse en déesse
Fille des cités aux allures de garçon manqué
Langage pas souvent facile à capter
Je vais peu à peu me métamorphoser
Tout en gardant mon passé
Car jamais je n’ai songé à tout oublier
Je conduirai celui que j’aime sur le chemin de la vérité
Il se battra avec moi sur ses oubliés
Car celui qui un jour m’ouvre son cœur
Doit apprendre à partager
Ne jamais juger, ni dénier
Regarder les autres, comme je sais le regarder
Ensemble nous allons former
Cette double vérité, d’aimer sans compter

jeudi 5 juin 2008
13:53

Auteur : Gladys

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Gladys - 835521 

Ultime sacrifice


Je n’ai jamais trouvé les mots pour parler d’amour
Ni même l’envie de les poser pour les relater
J’ai souvent eu si mal, que je ne pouvais les exposer
Le cœur serré comme dans un étau m’empêchant de respirer

Trop de silences, trop d’absences, trop de souffrances
Les yeux fixés dans le vide, me donnant cet air abandonné
Ne cherchant pas la pitié d’autrui, ni les sentiments qui m’ont détruit
Allant m’immerger dans les fonds de vos pensés détraquées

Sur une petite route jonchée sur cette plaine, je vais errer placidement
Envie de me reposer de vos faux mots, de vos artifices
Je vais sommeiller à jamais dans un ultime sacrifice
Vous laissant derrière moi, comme un souvenir navrant


jeudi 10 avril 2008
05:20

Auteur : Gladys

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Gladys - 835521 

A mon fils


Quand j’ai croisé ton regard pour la première fois !
Tu as baissé les yeux
Timide et farouche comme un animal traqué
Refusant de se laisser approcher
Alors de ce jour j’ai deviné que chez nous tu resterais
Mais je ne sais pour quelle raison je me suis mise à t’aimer
Sans même savoir où cela nous mènerait
Dans une bataille nous allions nous engager
Pas pour nous mais pour leur prouver
Qu’avec un peu d’amour on pouvait y arriver !
Je t’ai offert mon cœur, une petite place un brin de bonheur
J’avoue aussi que ca n’a pas été tous les jours facile
Car comme les sauvageons tu n’étais pas docile
Ensemble ces obstacles que nous avons traversés
Ensemble ces larmes que nous avons versées
Etape par étape ce pari nous devions le gagner
Tu m’as apporté tant de choses
Que jamais je ne pourrais oublier !
Tant de fois je t’ai protégé
De cette famille qui t’a souvent rejeté
Et que malgré tout le mal qu’ils t’avaient fait, tu as su pardonner
Depuis ta tendre enfance tu n’as connu que rejet et souffrance
Mais par ta bonté jamais tu n’as crié vengeance
Souvent je n’ai pas compris ton attitude, tes habitudes
Que par tes silences tu as tenté de m’expliquer !
Mais quand la colère te tiraillais, tu t’enfuyais rejoindre ta solitude
Je repense à toutes ces années passées
Et je me dis que ce pari nous l’avons gagné
Et si je devais recommencer jamais un seul instant je n’hésiterais
Si un jour toi aussi tu croises sur ton chemin, une petite caille même un vaut rien
Regarde le droit dans les yeux et tends-lui la main
Alors laisse moi te dire combien je t’aime car souvent je n’ai pas su
Peut-être par peur ou par pudeur je n’ai jamais su
Alors comme on dit chez nous « toi même tu
sais »



dimanche 16 décembre 2007
15:07

Auteur : Gladys

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Gladys - 835521 

A mon ptit fils


Petit ange quand je t’ai pris dans mes bras
Je me suis mise a pleurer
Je n’ai pas eu la chance d’avoir eu ton père quand il avait ton poids
Alors ta venue m’a comblée
Quatre kilos de bonheur
Comme tu es beau mon cœur
Je regarde mon visage dans la glace
Quelques rides apparaissent
Des rides de richesses
Que mes sourires ont laissé des traces
Quand je te prends dans mes bras, je suis comme une idiote
Tes grands yeux écarquillés ressemblent à des griottes
Quand je te vois me sourire , c’est ton père que je vois
Tu as même la couleur de sa peau
Ce teint halé de mon petit maroco
Quand tu grandiras, je te raconterai l’histoire de ton père
Comment un jour il m’a serrée contre son cœur
Car je suis certaine que lui n’osera pas
Gosse de la misère une mère il a trouvé en moi
Par une belle journée ensoleillée il nous a choisi
Timide et taquin, il m’a dit, avec vous je suis bien
Comment résister à tant d’amour
Puis voilà qu’à son tour il m’offre le plus beau cadeau
A toi mon ptit fils je te dédie ses quelques mots.

je t'aime

dimanche 16 décembre 2007
15:07

Auteur : Gladys

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FRANK - 770362 

MISERICORE



A ma Grand-Mère
(17/04/1915-9/11/2007)


Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie de les voir, les autres, les plus vieux
Ceux qui s’balancent sans fin, avec des mélopées
A vous glacer les veines, à vous donner des suées
Qui vous demandent grâce, rien qu’en ouvrant les yeux.

Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie d’l’entendre, la dame patronnesse
Qui vient tous les Sam’dis livrer sa compassion
Qu’elle dégueule aux oreilles de ces âmes en pension
Et qui repart, légère, comme on sort d’à confesse

Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie d’sentir ton petit corps tremblant
Quand je te sers si fort contre mon cœur qui bat
Quand ton parfum me ment alors que t'as si froid
Et que, pour pas chialer, je fais aussi semblant.

Je ne peux pas, je ne veux plus
Te voir partir à petits pas
Je ne peux plus, je ne veux pas
Et voir la Mort te grimper d’ssus

J’ai plus envie d’savoir que tu m'reconnais plus
Alors je continue à te dire nos souv’nirs
Et à te répéter que tu vas pas partir…
Et la voir, jusqu'au bout, la Mort te grimper d’ssus…




vendredi 9 novembre 2007
15:36

Auteur : Frank Vassal

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Tout ce qui est triste est beau, il faut croire...

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