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Elle avait des bagues à chaque doigt, Des tas de bracelets autour des poignets, Et puis elle chantait avec une voix Qui sitôt m'enjôla Elle avait des yeux, des yeux d'opale Qui m'fascinaient, qui m'fascinaient, Y avait l'ovale d'son visage pâle De femme fatale qui m'fut fatal {x2} On s'est connus, on s'est reconnus, On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue On s'est retrouvés, on s'est réchauffés Puis on s'est séparés Chacun pour soi est reparti Dans l'tourbillon de la vie Je l'ai revue un soir, aïe, aïe, aïe ! Ça fait déjà un fameux bail {x2} Au son des banjos, je l'ai reconnu Ce curieux sourire qui m'avait tant plu Sa voix si fatale, son beau visage pâle M'émurent plus que jamais Je me suis soûlé en l'écoutant L'alcool fait oublier le temps Je me suis réveillé en sentant Des baisers sur mon front brûlant {x2} On s'est connus, on s'est reconnus, On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue, On s'est retrouvés, on s'est séparés Puis on s'est réchauffés Chacun pour soi est reparti Dans l'tourbillon de la vie Je l'ai revue un soir ah la la Elle est retombée dans mes bras {x2} Quand on s'est connus, Quand on s'est reconnus, Pourquoi s'perdre de vue, Se reperdre de vue ? Quand on s'est retrouvés, Quand on s'est réchauffés, Pourquoi se séparer ? Alors tous deux, on est repartis Dans l'tourbillon de la vie On a continué à tourner Tous les deux enlacés {x3}
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Laissez la donc tranquille Laissez la donc dormir Retirez vos aiguilles Laissez la donc partir C'est l'ciel et vos machines Qui tirent chacun d'leur bord Qui sont là qui s'obstinent C'est à qui sera l'plus fort Laissez la donc j'vous jure C'est elle la meilleure Elle soigne mes blessures Mieux qu'un troupeau de vos docteurs Arrêtez donc d'vous battre Laissez la donc mourir Retirer vos salles pattes Arrêtez de la retenir Lâchez donc les veines C'est pas votre mère à vous C'est pt'être même plus la mienne J'la reconnais plus du tout Elle sait déjà par cœur Toutes sortes de p'tits poèmes Qui finissent par "Amen" Faut bien qu'elle voit l'Seigneur Depuis l'temps qu'elle s'prépare Pour être belle pour lui Gâchez pas son départ Si faut que ce soit pour aujourd'hui Laissez la donc tranquille Laissez la donc rêvez Elle rêve à Paul-Emile J'en suis persuadée Et bon Dieu quelle tristesse Voyez comme elle s'ennuie Des blagues et des caresses D'son Paul-Emile chéri Attendez donc un peu Rangez pas vos aiguilles Elle manquera pas à Dieu Autant qu'elle manque à sa famille N'la laissez pas tranquille N'la laissez pas s'éteindre Comme j'connais Paul-Emile Y'va allez la r'joindre Mais ranimez-la donc Mais faîtes donc quelque chose Gonflez-lui les poumons Augmentez-lui ses doses Relevez-lui les paupières Elle a la trouille du noir Réveillez ma pauv'mère Elle va faire des cauchemars Cognez-lui sur le cœur Mais faîtes la réagir Paul-Emile a des fleurs Il veut les lui offrir
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http://www.dailymotion.com/vanessa_paradis/video/x2pjow_vanessa-paradis-divine-idylle
Dans l'espoir docile Deux ailes fragiles Je te devine Divine idylle L'amour qui sommeille Dans un souffle iréel Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle Je te vole une plume Pour écrire une rime Au clair de la lune Mon amie l'idylle Mon homme idéal Arme à l'âme fatale Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle Divine Idylle Sommeille le vague à l'âme Elle a hissé la voile J'ai le mal des chimères Le coeur en flammes Des étincelles Il faut qu'elle freine Si je ferme les yeux Elle m'appelle Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle Divine idylle Mon amie l'idylle Je rêve idylle Divine idylle Mon homme idéal Mon idylle
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C'était le temps d'une autre année Le temps des néons allumés Le temps des témoins des colombes Le temps de la vitesse et de l'ombre Le temps des lettres jetées au feu Le temps où on était heureux C'était le temps des bords de mer Le temps des Gainsbourg, des Prévert Je revois tes cheveux défaits Dans la chambre d'hôtel tu jouais Et moi sur la banquette arrière Je voyais le monde à l'envers ... Vive le vent de l'hiver Et la chanson de Prévert Continue sa route à l'envers Je ne suis pas chrétien Mais de tout je me souviens Vive le vent de l'hiver Et tout retourne la terre Les loups sont à la porte Un dernier coup d'oeil en arrière Dans le rétroviseur C'était le temps de Lily Brik Le temps du soleil tatoué C'était le temps des avalanches Le temps des verres bus et cassés Ma vie brûlait comme la place rouge Quand la nuit finissait sa course C'était le temps des accords majeurs Où tout était illuminé Et j'entends battre ton coeur Doucement doucement Je ne suis pas soigné C'était le temps de la Cantate Le temps où tu la jouais pour moi Vive le vent de l'hiver Et la chanson de Prévert Continue sa route à l'envers Je ne suis pas chrétien Mais de tout je me souviens Vive le vent de l'hiver Et tout retourne à la terre Les loups sont à ma porte Un dernier coup d'oeil en arrière Dans le rétroviseur (Sur les routes pavées Nuit d'hiver j'étais...)
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Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas De ta première ride, de nos mauvais choix, De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'armes, Des types qui votent les lois là bas au gouvernement, De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie, Du temps qui avance, de la mélancolie, La chaleur des baisers et cette pluie qui coule, Et de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule, Alors souris. Dans 150 ans, on s'en souviendra pas De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix, De l'enfant qui se meurt, des vallées du tiers monde, Du salaud de chasseur qui descend la colombe, De ce que t'étais belle, et des rives arrachées, Des années sans sommeil, 100 millions de femmes et Des portes qui se referment de t'avoir vue pleurer, De la course solennelle qui condamne sans ciller, Alors souris. Et dans 150 ans, on n'y pensera même plus A ce qu'on a aimé, à ce qu'on a perdu, Allez vidons nos bières pour les voleurs des rues ! Finir tous dans la terre, mon dieu ! Quelle déconvenue. Et regarde ces squelettes qui nous regardent de travers, Et ne fais pas la tête, ne leur fais pas la guerre, Il leur restera rien de nous, pas plus que d'eux, J'en mettrais bien ma main à couper ou au feu, Alors souris. Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi, On sera doucement, dansant, 2 oiseaux sur la croix, Dans ce bal des classés, encore je vois large, P't'être qu'on sera repassés dans un très proche, un naufrage, Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire, Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi, Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire, Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi, Mais que veux-tu ?...
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Blog mis à jour le 09/01/2009 à 10:30:42
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