|
CETTE NUIT Cette nuit me suis endormie Dans sa chaleur me suis blottie Au creux des bras d’un elfe noir Ai déposé mon désespoir Des rires et des désirs obscènes De la concupiscence humaine Ses ailes en bouclier repliées Protègent mon corps nu déchiré Purifiant mon âme souillée D’une larme en perle étoilée De son cœur d’amour épuré Berce mon sommeil torturé Fils de l’air et du ciel De son regard de miel Des rêves couleur d’espoir Il m’a offert de croire
|
|
|
|
Une fois encore tu as donné à me ressourcer Pieds nus j’ai pu renaissant te fouler ma terre sacrée J’ai erré encore au rythme de tes fées et de nos forets Après tant d’années à s’aimer rien ne peut s’oublier Te souviens-tu ma mie de ce jour déchiré, éclaté Enfant des prés des futaies de l’angélique et des coudriers Les vieux avaient bafouillé la terre il faut l’abandonner Sur cette route en fin juillet je t’ai juré : je reviendrai Magie possibilité de tes secrets les enchantés ont parlé « Hasard des lignées des espérances la terre sera restituée » La terre est chantée à présent par les peupliers et les noisetiers Je suis d’al « cal moulinet » j’ai formé un nouvel héritier Si nous n’avons pas démérités alors il viendra pour t’aimer
|
|
|
|
Princesse du vent au cœur brillant comme un diamant Il me faut maintenant pour devenir sans fin ton amant Renoncer céans à mes compagnons, les cavaliers du Rohan Important est la rencontre magique du passé et du présent Nous autres du Rohan nous régnerons éternellement Nous sommes d’antan les prétoriens du néant et du temps Qui aurait été sans nous si puissants, Alexandre le Grand ? Quand Bucéphale était frémissant nous courrions au levant Les licornes et Pégase à genoux vénérant l’allure des géants Serrant les flancs luisants de griffons aux naseaux fumants Nous chevauchions rayonnants sur les chemins du vent Pour être immédiatement ton amant un démon noir rugissant Ramène ton loup chatoyant du pays des rêves renaissants
|
|
|
|
Oh ! chien de veulerie traque le noble loup Chien ! Tu es un castré, des rêves les plus fous Tu voles ma louve, je gronde au fond du trou J’ai la charité du prédateur, tu n’es que le grigou Je suis un faiseur de rêves, et toi tu tends la joue Pendant qu’éclate mon courroux, tu portes un collier roux Il ne te convient pas de t’essayer dans un monde si flou Nous brûlâmes Odin et Thor, nous pouvions tout Un avenir impossible, ainsi tourne la roue Ma louve dort, n’espère d'elle, aucun secours Un loup veille, pour toi il n’y a plus de recours
|
|
|
|
Sous l’armure de métal bat un cœur de cristal Tu le connais si bien tu le connais si mal J’ai bu dans ton miroir le presque pouvoir total La plume pour un temps et déjà un final Un avenir perdu,un présent,un futur viscéral Nos passés foudroyés nous en faisons l’étal Nos avenirs révélés nous sommes sans égales
|
|
|