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Gladys - 835521 

A mon fils


Quand j’ai croisé ton regard pour la première fois !
Tu as baissé les yeux
Timide et farouche comme un animal traqué
Refusant de se laisser approcher
Alors de ce jour j’ai deviné que chez nous tu resterais
Mais je ne sais pour quelle raison je me suis mise à t’aimer
Sans même savoir où cela nous mènerait
Dans une bataille nous allions nous engager
Pas pour nous mais pour leur prouver
Qu’avec un peu d’amour on pouvait y arriver !
Je t’ai offert mon cœur, une petite place un brin de bonheur
J’avoue aussi que ca n’a pas été tous les jours facile
Car comme les sauvageons tu n’étais pas docile
Ensemble ces obstacles que nous avons traversés
Ensemble ces larmes que nous avons versées
Etape par étape ce pari nous devions le gagner
Tu m’as apporté tant de choses
Que jamais je ne pourrais oublier !
Tant de fois je t’ai protégé
De cette famille qui t’a souvent rejeté
Et que malgré tout le mal qu’ils t’avaient fait, tu as su pardonner
Depuis ta tendre enfance tu n’as connu que rejet et souffrance
Mais par ta bonté jamais tu n’as crié vengeance
Souvent je n’ai pas compris ton attitude, tes habitudes
Que par tes silences tu as tenté de m’expliquer !
Mais quand la colère te tiraillais, tu t’enfuyais rejoindre ta solitude
Je repense à toutes ces années passées
Et je me dis que ce pari nous l’avons gagné
Et si je devais recommencer jamais un seul instant je n’hésiterais
Si un jour toi aussi tu croises sur ton chemin, une petite caille même un vaut rien
Regarde le droit dans les yeux et tends-lui la main
Alors laisse moi te dire combien je t’aime car souvent je n’ai pas su
Peut-être par peur ou par pudeur je n’ai jamais su
Alors comme on dit chez nous « toi même tu
sais »



dimanche 16 décembre 2007
15:07

Auteur : Gladys

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Gladys - 835521 

A mon ptit fils


Petit ange quand je t’ai pris dans mes bras
Je me suis mise a pleurer
Je n’ai pas eu la chance d’avoir eu ton père quand il avait ton poids
Alors ta venue m’a comblée
Quatre kilos de bonheur
Comme tu es beau mon cœur
Je regarde mon visage dans la glace
Quelques rides apparaissent
Des rides de richesses
Que mes sourires ont laissé des traces
Quand je te prends dans mes bras, je suis comme une idiote
Tes grands yeux écarquillés ressemblent à des griottes
Quand je te vois me sourire , c’est ton père que je vois
Tu as même la couleur de sa peau
Ce teint halé de mon petit maroco
Quand tu grandiras, je te raconterai l’histoire de ton père
Comment un jour il m’a serrée contre son cœur
Car je suis certaine que lui n’osera pas
Gosse de la misère une mère il a trouvé en moi
Par une belle journée ensoleillée il nous a choisi
Timide et taquin, il m’a dit, avec vous je suis bien
Comment résister à tant d’amour
Puis voilà qu’à son tour il m’offre le plus beau cadeau
A toi mon ptit fils je te dédie ses quelques mots.

je t'aime

dimanche 16 décembre 2007
15:07

Auteur : Gladys

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Gladys - 835521 

L'homme de la rue


J'aimais me promener aux travers des rues. Oh triste nuit, laissée à l’abandon. Au coin d’une rue ou à l’entrée d’un immeuble, tout rayonne, excepté cette présence, celle qui vous importune, ne serait-ce que par son existence.

Son comportement communément muet ou à l’inverse tonitruant vous ennuie. De même qu’il vous laisse totalement indifférent, pourtant vous n’avez aucune compassion pour cet individu qui jadis était vous.

Pourtant nous lui ressemblons uniquement par notre impassibilité, il nous regarde sans même nous remarquer, mais qu’y a-t-il à percevoir. Pas une lueur pour faire briller nos yeux.

Nous passons sans même nous retourner. Pour quelles raisons manifestons-nous tant d’indifférence face à tous les décalés de la vie ? Par peur de la vérité ou simplement par dégoût ?

J’imagine fréquemment tous ses délaissés, ceux qui ne demandent plus rien, tous ces anonymes qui n’ont qu’un plus qu’un seul désir celui ou on leur accorderait un peu de considération, un geste d’amour, et que de temps en temps nous daignions leur offrir un peu de notre temps, un petit sourire ou un simple bonjour.

Cependant notre égocentricité ne nous emmène pas généralement très loin... La douleur s'accroît de jour en jour et la souffrance s’installe tout près de nous.

C’est pour toutes ses raisons que j’attache autant d’intérêt à l’écoute et à l’attention. La vigilance et la tolérance sont pour moi les deux critères basiques auxquels j’attribue une considérable importance.

Aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire un souvenir d’enfance m’évoque la facilité d’haïr que les adultes nous enseignaient.

Ma famille nous a toujours apprit à accepter les hommes tels qu’ils étaient, sans distinction de race ou de couleur, nous déclinions toute cruauté gratuite qui généralement conduisent les hommes à tant d’inclémence. Phénomène qui reste encore pour moi inexpliqué.

Je recherche la manière d’aider tous ceux qui ont le regard hagard, ceux qui baissent les yeux pour cacher leurs larmes, ceux qui ne font plus pitié, mais ceux qui vous font découvrir le silence, un silence qui est si fort qu’il pénètre dans votre tête comme un coup de poing, un silence qui fait plus de bruit que les cris de douleurs, cette douleur qu’ils cachent dans un regard pitoyable.

La solitude à présent est une souffrance très usuelle, serions nous complices en ne faisant plus rien pour tous ses hommes ? Je ne prétends pas refaire le monde loin de là est ma pensée, mais un brin d’indulgence apporte la richesse, celle de l’esprit.

Je recherche au hasard des rues ceux qui ont peut-être besoin de moi. J’essaye de discerner leur désarroi, discuter de tout et de rien pour partager sans doute un peu de leur solitude, ces laissés pour compte, ceux qui n’ont plus rien à perdre, ceux qui la vie un beau jour leur a joué un mauvais tour.

Je distingue leur désir d’amour celui que l’on offre avec son cœur et non avec son corps, cet amour qui vous frappe dans nos veines et dans votre tête. Je dissocie le bien du mal sans jamais me leurrer.

J’apprends au fil des jours à comprendre la souffrance ainsi que les besoins réels. Je ne suis pas là pour leur promettre beaucoup de belles choses et là n’était pas mon rôle.

Mes discours prennent de l’importance à leurs yeux qu’il ne m’est plus possible de<

dimanche 3 décembre 2006
09:32

Auteur : Gladys

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Gladys - 835521 

Drôle d'Amante


Quand tu ouvres les yeux, c’est elle que tu vois
Tu t’approches d’elle doucement
Attiré vers elle, tu l’as prends délicatement
La caresse des yeux elle est tout pour toi
C’est elle que tu aimes, que tu désires
Celle qui sait te faire tourner la tête
Te faire pivoter de te donner du plaisir
Tes mains sont sur elle, tu gémis
Tu l’approches de ta bouche humide
Tu l’as goûtes tu es avide
Tu l’as regarde tes yeux brillent
Depuis que tu es attiré vers elle
Tu es euphorique telle une pucelle
Tes mains tremblent tu es désenchanté
Tu es recouvert de sueur
Dans tes yeux il n’y à plus cette lueur
Tu es en manque d’elle, de cette péronnelle
Alors tu dis plus rien, dégoûté jette cette bouteille


dimanche 22 octobre 2006
09:00

Auteur : Gladys

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Gladys - 835521 

Au nom de la liberté


Il y’a des endroits que l’on oublie jamais
Comme ceux des prisons où mes frères purgent leur peines
Juges et dictateurs condamnent avec tant de haine
Et puis il y’a moi, celle qui gêne
Entourée de balances juste pour un peu d’oseille
Un zeste corrompu qu’ils manient avec merveille
Mais balafrés sur la joue est leur signature
Celui que l’on inflige aux ordures
Intègre je le suis, intègre je le resterai
Pas de faux amis, car ceux la on les reconnaît
Ils s’allongent par peur de perdre leur liberté
Mais être libre c’est avoir de la dignité
Même si pour un ami on doit morfler
Aller avec lui jusqu’au bout sans jamais le juger
Il y’a des mots que seul un ami peut entendre
Des mots sans importance, mais des mots qui raisonnent
Ils tapent si fort dans votre tête comme un coup de poing
Des mots lâchés avec tant d’ignorance
Que chaque jour de cet ami on s’en souvient


dimanche 22 octobre 2006
08:17

Auteur : Gladys

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Blog mis à jour le 09/01/2009 à 10:18:53



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