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sylvavie - 1843154 

LE CADEAU




Une pauvre petite orpheline nommée Maria
Un jour s'en allait au marché.
Elle a'rrêta pour se reposer sur le bord de la route Où gisait un oiseau à l'aile cassée.

Un moment passa avant qu'elle le voit
Car ses plumes étaient couvertes de sable.
Mais bientôt, nettoyé et enveloppé il voyagea
Dans la chaleur de la petite main se Maria.

Elle donna joyeusement son dernier peso
Pour une cage faite de joncs et de ficelle.
Elle le nourrit de maïs concassé du marché
Et le vit devenir plus fort au fil du temps.

Maintenant la messe de la veille de Noël arrivait
Et l'église brillait de glaçons étincelants et de lumière,
Et tous les gens du village apportaient des cadeaux
Qu'ils laissaient près de la crèche cette nuit-là.
Il y avait diamant, encens et parfums
En emballages dignes d'un roi,
Mais à part un oiseau mal en point dans une petite cage,
Maria n'avait rien à donner.

Elle attendit jusqu'à un peu avant minuit
Pour que personne ne la voie entrer
Et en pleurant elle s'agenouilla près de la crèche
Car son cadeau n'était pas digne de Lui.
Alors, dans la nuit une voix lui dit:
"Maria, que m'apportes-tu?
Si l'oiseau dans la cage est ton offrande,
Ouvre la porte, laisse-moi voir!"
Toute tremblante, elle fit ce qu'Il lui demandait
Et l'oiseau s'envola hors de la cage,
S'éleva vers les chevrons
Sur un aile guérie aussi bonne qu'une neuve.

Juste à cet instant les cloches de minuit se mirent à sonner
Et le petit oiseau commença à chanter
Un chant qu'aucun mot définir
Tant sa beauté n'était digne que d'un Roi.
Maintenant Maria se sentit bénie simplement d'écouter
Cette cascade de notes douces et longues
Alors que son offrande s'élevait vers le Ciel
Par le tout premier chant du rossignol.

samedi 23 décembre 2006
20:34

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sylvavie - 1843154 

LA ROBE ROSE


La robe rose

Il y avait une petite fille assise toute seule dans un parc.
Tout le monde passait près d'elle et ne s'arrêtait pas pour voir pourquoi celle-ci avait l'air si triste.

Habillée d'une robe rose un peu défraîchie, pieds nus, cette petite fille assise ne cessait de regarder les gens passer près d'elle.

Elle n'essayait jamais de parler ni même d'’attirer leurs attention. Elle ne bougeait pour ainsi dire pas du tout tant sa tristesse semblait lourde à porter.

Plusieurs personnes passaient près d'elle, mais pourtant aucune n'arrêtait. Chacun semblait bien trop préoccupé par eux-mêmes ou encore ne dégageait qu’'indifférence à son égard.

Le jour suivant, toujours intrigué, j'ai décidé, par curiosité,
de retourner au parc afin de découvrir si elle était toujours là.
Hé! Oui... elle se trouvait bien au même endroit que la veille,
toujours habitée par cette même tristesse qui inondait son beau regard d’enfant.

Aujourd'hui c'est décidé, je vais aller vers elle et lui parler.
À mon avis, j’ai bien conscience qu'’un parc plein de gens inconnus n'est pas nécessairement un endroit idéal permettant à un jeune enfant, étant seul de surcroît, de pouvoir y jouer et s'’y épanouir.

Plus je m'approchais, plus je pouvais percevoir que le dos de la robe de cet enfant cachait une sorte de forme étrange. J'ai songé qu'’il s’agissait peut-être de la raison pour laquelle les gens passaient tout droit et ne s'arrêtaient jamais pour lui parler.

Souvent, les défauts physiques sont mal perçus dans notre société et celle-ci va même jusqu’à vous isoler lorsque vous trouvez naturel de vous préoccuper d’'une personne qui soit différente des autres.

Comme je me rapprochais, la petite fille triste baissa les yeux pour éviter mon regard. Cela ne me découragea pas, mais plus je m'approchais et plus je pouvais voir nettement cette sorte de difformité dans son dos.

Sa robe masquait grossièrement son infirmité assez marquante.
Je lui ai souri afin de lui signifier que j’'avais vu mais que c'était bien correct et que je désirais l'aider et lui parler.

Je me suis assise à côté d'elle et j'ai débuté la conversation par un simple bonjour. La petite fille avait l'air surprise, et me répondit
à son tour timidement après m'avoir observé longuement dans les yeux.

Je me suis fait chaleureux avec les yeux pleins de tendresse, elle m'a souri à son tour. Nous avons parlé là, simplement, comme ça, jusqu'à ce que la noirceur s'installe et que le parc soit complètement désert.

Je lui ai demandé pourquoi elle avait l'air si triste. La petite fille m'a regardé d'un air triste et m'a dit : « Parce que je suis différente ». Immédiatement je lui ai répondu :
« Certainement que tu l'es » Puis, je lui ai souri tendrement. La petite fille a semblé plus triste encore et m'a répondu : « Je le sais ».

Hé! « Petite fille, lui dis-je, tu me fais penser à un ange, gentil
et innocent ». Elle m'a regardé, m'a souri, et doucement elle
s'est levée : "Vraiment ?..." Dit-elle.

« Oui! ! Tu es comme un ange gardien descendu sur terre pour prendre soin de tous ces gens qui marchent autour de toi ». Elle acquiesça d'’un signe de la tête et sourit les yeux brillants d’une nouvelle lumière, puis sans que je pu

samedi 23 décembre 2006
16:25

Auteur : CHRISTINE

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sylvavie - 1843154 

A LA VEILLE DE NOEL


À LA VEILLE DE NOËL

«Madame Michèle, madame Michèle, j’ai faim, j’ai froid, aide-moi !»

À quelques heures de la fête de Noël, je suis encore à faire des
courses dans la cohue de piétons au centre-ville de Québec.

Je regarde cette petite fille avec curiosité. Son visage m’est
familier. Pourtant, je ne peux l’identifier avec précision. Est-ce à
moi qu’elle parle ?

La voilà tout près de moi. Elle prend ma main avant même que je n’ai
eu la possibilité de lui répondre. Ses yeux remplis de larmes me font
pitié.

«Qui es-tu mon enfant ? Que fais-tu ici toute seule, loin de tes
parents. Et comment sais-tu mon prénom ?»

«Mes parents, je ne les ai plus madame. Et toi, tu les as tes parents ?»

«Non, moi non plus je n’ai plus mes parents. Tu es donc vraiment
toute seule ici. De quoi vis-tu ? Ne vas-tu pas à l’école ? Et tu ne
m’as pas répondu. Comment sais-tu mon prénom ?»

Les questions me viennent et la petite me tient la main de plus belle.

Que faire à cette heure tardive ? La conduire à la police ou à
l’hôpital ? Je n’en ai pas le courage, pas une veille de Noël.

«Bon, que veux-tu de moi exactement mon enfant ?»

«Madame Michèle, je veux surtout que tu me conduises chez toi tout de
suite. Tu as l’air bien fatiguée à faire des courses. On pourrait
aller chez toi ensemble prendre un bon chocolat chaud. Il y si
longtemps que je n’en ai bu un. Ensuite, j’aimerais bien que tu me
prennes dans tes bras et que tu me berces doucement en me chantant
une contine. »

«C’est tout ce que tu me demandes ? C’est bien peu je trouve. C’est
Noël ce soir, n’aurais-tu pas un souhait spécial, quelque chose dont
tu rêves depuis longtemps?»

«Oh oui madame Michèle. J’aimerais que tu me conduises dans une
église, tout près de la crèche où dort le petit Jésus. Rendue à cet
endroit, je pourrais te dire comme il se fait que je sais ton prénom».

«D’accord, on y va !»

La pause à la maison est salutaire. Je réalise que j’étais au bout de
mes forces et que l’arrivée providentielle de cette enfant m’a permis
d’arrêter juste à temps.

Je ne lui ai pas encore demandé son nom mais cela n’est plus
important. Nous sommes toutes les deux dans le salon où j’ai allumé
un feu de foyer. Le chocolat chaud était délicieux. La chaise
berçante tout à côté nous attend. Comme elle me l’a demandé, je la
prends et la berce en lui chantant une contine. Pour l’occasion j’ai
choisi la contine

Ah ! vous dirai-je, maman,
Ce qui cause mon tourment ?
Papa veut que je raisonne,
Comme une grande personne.
Moi je dis que les bonbons
Valent mieux que la raison.

Nous sommes toutes les deux reposées et heureuses. Je pense tout à
coup au souhait de l’enfant et lui propose d’aller à l’église pour y
voir la crèche. Elle me sourit et nous partons.

Nous arrivons à l’église et nous nous approchons de la crèche. Et là,
un miracle se produit. C’est à mon tour d’avoir les yeux baignés de
larmes. Je réalise soudain que cette douce enfant, c’est une partie
de moi. C’est la petite Michèle que je néglige depuis trop longtemps
et qui a envie d’&ec

mercredi 20 décembre 2006
08:32

Auteur : MICHELE

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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 23:04:00



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