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La kasbah des Oudayas est un lieu chargé de souvenirs pour la majorité des habitants de la ville. C’est là que l’on se donne rendez-vous pour une promenade, mais c’est aussi un lieu indissociable de diverses manifestations culturelles : Festival annuel de Jazz... Et plus qu'un simple vestige historique, cette « ville dans la ville» possède son identité propre et un mode de vie ayant quasiment disparu ailleurs. La Kasbah des Oudayas a été construite, il y a 9 siècles, par les sultans Almohades, Abdelmoumen et Yacoub al Mansour. Edifiée sur des vestiges romains, elle fut appelée, dans un premier temps, Mehdya, en l’honneur du premier calife Ibn Toumert, puis Ribat Al Fath. Lorsque les Morisques, les Andalous chassés d'Espagne, y débarquent au XVIIème siècle, elle prend le nom de Kasba Andalouse et devient même une République autonome de corsaires (avec Salé). C'est sous le règne de Moulay Abderrahmane que le site prend le nom de Kasbah des Oudayas en référence aux tribus Guich originaires du Sahara, venues s’y installer. La kasbah doit ainsi son nom à la tribu des Oudayas, originaire d'Arabie, qui fut installée sur le site pour protéger la ville de la menace des tribus rebelles. C'est donc la kasbah qui a donné son nom à la ville. Au Xème siècle, les berbères zénètes en font la base de départ de leurs expéditions contre les musulmans kharijites en construisant un "ribât", un couvent fortifié. La ville gardera ce nom et conservera pour longtemps ce caractère de cité dévouée à la guerre sainte, le jihad. C'est d'ailleurs le rôle que lui attribue Abdelmoumen en la vouant en lieu de rassemblement des moujâhidin, préparés à livrer bataille contre les chrétiens |
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Impression : Extraordinaire
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