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C’est un amour « passage » qui vient tracer sa voie C’est un amour rivage, coquillages d’effrois. Superbe paysage Où ondule l’émoi Aux fleurs un brin sauvages qui vit son premier mois. C’est un amour passage, dans l'épaisse forêt De l’enfance ravage, a demi calcinée. Tel un amour d’orage éclairs de feu, sans fin, Au cœur du marécage,des souvenirs communs. Ô ! Qu’il est bien étrange ! Ce nouveau quotidien Où le présent se mélange au passé qui déteint. C’est un amour pas sage ,grâce, châtiment vain ? Eclair de foi s’en vient, c’est un amour mirage, Qui passe en soufflant Ses mots auréolants Aériens et volages C’est un amour plumage. Un sursis bienfaisant qui vous brûle le sang De songes récurrents qui n’ont pas vraiment d’âge, C’est un amour qui nage sans bouée d’océan Sirène, ton image n’est qu’un rêve indolent. De cet amour passage , peins l’horizon de blanc, Ses habits de lumière vêtent ton cœur d’enfant, Tremblant dans la chaumière là, sous le toit des ans, Les mains sur les paupières rougies d'azur violent violent |
| Impression : Extraordinaire
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Vous est-il arrivé une fois d’entendre la Terre parler ? Moi oui… Partout où je suis. Elle n’arrête pas de me poursuivre! dans mon réveil, dans mon sommeil, sous ma douche, quand je marche, même quand je mange Elle est même sur ma table. Elle n’arrête pas de me parler « Vous me fatiguez, vous m’épuisez, vous me déchirez avec vos bombes.... … Vous me poignardez avec vos missiles, vous faites trop de bruit je vous donne à boire, je vous donne à manger, et certains trouvent le moyen de laisser les autres mourir de faim…... Je vous allaite dès votre naissance, et à la fin de votre vie, je vous reçois je vous accueille, je me fais lit pour votre repos je vous amande, je vous mandarine, je vous fleure, je vous jasmine, je vous donne mes odeurs pour vous égayer, je vous emmène dans ma mémoire jusqu'à vos ancêtres, je me tapisse de neige pour vous distraire, et de sable pour vous plaire je me grotte, je me roche, je minéralise, je cicatrise vos blessures, je vous donne les fruits de mes entrailles, je vous porte, je vous emporte, je vous supporte, je vous transporte… Sur chacun de vous il y a mes empreintes, mes couleurs et mes accents… C’est par ma forme que sont formés les gestes de vos mains quand vous mangez, de vos pieds quand vous dansez. C’est sur moi que tout s’appuie … Votre équilibre vous me le devez. Ne vous ai-je pas ouvert mon ventre pour répondre à vos besoins ? satisfaire vos caprices ? abriter vos corps ? Si je disparaissais, où pourriez-vous planter vos arbres ? Si je retirais mes eaux que pourriez-vous boire ? Si je voilais mes beautés, que pourriez-vous voir ? Si j’emportais mes céréales, mes fruits, mes forêts, mes océans, sur quoi iraient se poser les oiseaux ? Sur quoi iraient courir les chevaux ? Comment iriez-vous peindre vos gloires, vos victoires, vos guerres, vos misères, vos haines et vos amours ? Quand vous suffoquez, qui vous aère ? Quand vous vous chagrinez qui vous console, vous cajole ? Je me laisse labourer, vous me goudronnez ; je me laisse vendanger, vous me nucléariser Ah je vous connais, ceux que vous avez enterrés m’ont tout raconté de vous. Attendez-vous à voir mes rivières sécher, mes montagnes s’écrouler… Vous ai-je déprimé avec mes jardins ? Vous ai-je stressé avec mes parfums ? J’étouffe. Allez-vous enterrer ailleurs, votre mort n’est plus dans ma vie… Vous voulez le ciel, allez-y ! Grimpez dans l’air …réinventez-vous une existence, mais sans moi. Quand je suis arbre, vous me coupez, Quand je suis céréale, vous me brûlez, Quand je suis eau, vous me polluez. Quand je suis fertile, vous me gaspillez Quand je suis Afrique vous m’affamez, Quand je suis pétrole vous me pompez, Quand je suis Nord vous me modernisez, Quand je suis Sud vous me sous-développez … Je n’en peux plus … Qui pourra me ressourcer ? Quel autre peuple pourra m’habiter ? » Vous est-il arrivé une fois d’entendre la terre parler ? moi oui…...
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| Impression : Extraordinaire
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je me languis du pain de ma mère du café de ma mère des caresses de ma mère jour après jour l’enfance grandit en moi j’aime mon âge car si je meurs j’aurai honte des larmes de ma mère si un jour je reviens fais de moi un pendentif à tes cils recouvre mes os avec de l’herbe qui se sera purifiée à l’eau bénite de tes chevilles attache moi avec une natte de tes cheveux avec un fil de la traîne de ta robe peut-être deviendrai-je un dieu oui un dieu si je parviens à toucher le fond de ton cœur si je reviens mets-moi ainsi qu’une brassée de bois dans ton four fais de moi une corde à linge sur la terrasse de ta maison car je ne peux plus me lever quand tu ne fais pas ta prière du jour j’ai vieilli Rends-moi la constellation de l’enfance que je puisse emprunter avec les petits oiseaux la voie du retour au nid de ton attente
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| Impression : Extraordinaire
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 07:27:24
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