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oceanman - 2197719 
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Pépite 13 - 2203138 

Etranges amours


Le jour où s'en iront, mourir
Les amours habillés d'étoiles,
Peut-être mettront-ils les voiles
Sur la galère aux souvenirs ?
Et, voguant sur l'océan fou
De ces ciels ruisselants d'orage
Ils feront sans doute naufrage...
Et je serai au rendez-vous.
Alors pourront bien refleurir
Tous les jardins de mon enfance;
Dans mon royaume de silence
J'aurai d'autres fleurs à cueillir :
D'étranges fleurs que ces amours
Que je n'ai jamais avoués
Et que mon cœur a saccagé
Pour ne pas les pleurer un jour...

mardi 2 décembre 2008
15:51

Auteur : Joëlle

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superbe texte, vraiment bravo

Pépite 13 - 2203138 

Un fou dans les étoiles


Poète qu'on dit fou à cheval sur la lune
A force de lancer ton cœur dans l'univers
De voir Vénus danser pâle dans sa lagune,
Ne crains-tu pas qu'un jour ton été soit hiver ?

Frondeur du porte à faux aux ailes sans fortune,
Toi, qui t'en vas pieds nus souvent tête à l'envers
Foulant les coins perdus des âmes importunes,
Jusqu'où te conduira cette folie du vers ?

Salut à toi rêveur forçat de l'écriture
Rasant les sols brûlants du temple aux feuillets d'or.
Sait-on le prix payé après chaque rature

Pour un mot, un seul mot, toute tripes dehors ?
Et cela seulement pour une joie future :
Sentir battre le cœur de l'étoile qui dort.

dimanche 30 novembre 2008
17:38

Auteur : Jean-Baptiste Giovannoli (Mon baluchon de rêves)

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trés beau

Pépite 13 - 2203138 

L'écolier de la Muse .


Tant pis pour l'art princier. Pardon pour l'écriture,
Pour l'envie qui me prend et qui prête à brimer.
Excusez-moi, seigneurs, chantres, magistrature
De mettre mes pieds plats dans vos champs à rimer.

Bien sûr Rimbaud n'est plus mais son aurore dure.
Comme l'étoile au ciel ou le vent sur la mer,
Le ruisseau coule encor dans son trou de verdure;
Et le soleil toujours n'a pas de souffle amer.

Le livre, et puis mon cœur, tous deux nous nous trouvâmes.
Sur les rimes alors, j'ai tant penché mon âme,
Que mes yeux éblouis n'en sont point revenus.

Pardon pour la syntaxe et le vocabulaire.
Pardon Hugo Victor, Pétrarque, Baudelaire...
Je chanterai pour moi tout seul. Sur des sols nus.

dimanche 30 novembre 2008
16:45

Auteur : Jean-Baptiste Giovannoli (Mon baluchon de rêves)

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Rêved'Orient - 2076403 

(123)...... UNE FEMME BLESSE




Telle une courtisane, qui s'exhibe et se pavane
Et dont le sourire se fane, dés qu'on se détourne d'elle!

Son cœur grand mais vide, sentimentalement invalide
Avec un désir torride, qui menace son orgueil

Tout les hommes sont sa cible, mais elle reste inaccessible
Son cœur devenu insensible, personne ne le fait trembler

Elle rêve d'un homme un pirate, qui la dompte qui la matte
Pas de quelqu'un qui la flatte, et la traite comme une princesse!

Car un jour elle a aimé si fort, s'est donné cœur et corps
mais voila que son sort, bascule soudain et fait naufrage!!

l'ange n'était qu'un prédateur, avec une pierre à la place du cœur
La romance un simple leurre, et les je t'aime un chant de sirène

Tel Ulysse dans son errance, tel un soldat dans son errance
Et telle une femme dans son apparence...

Elle garde ses rêves de petite fille !!




samedi 29 novembre 2008
03:13

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Rêved'Orient - 2076403 

(97) ........SORTIR DE SON COCON!!!!




Tempête dans le cœur…
Un matin de novembre…
Le téléphone pleure…
Il s’est donné la mort…

Déchirure du cœur dans un affreux vacarme…
Déchirure des yeux dans un rideau de larmes…

Les questions qui se choquent et puis qui tourbillonnent,
Martelant notre tête à grands coups de «pourquoi?»,
Comme les feuilles qui volent en ce matin d’automne,
Et qui pourtant retombent dans le même état.

La colère qui monte si haut qu’elle explose
Au chevet du linceul où son corps froid repose.
Tendresse mêlée de rage, fusion de noir et blanc,
Comme sa couleur de peau et sa beauté d’enfant.

Les tourments qui secouent nos consciences blessées,
Les appels au secours qu’on n’a pas entendus,
Les regards insistants qu’on n’a pas déchiffrés,
Les choses qu’on a dites et celles qu’on a tues.

Le deuil qui s’éternise et s’éternise encore,
Quand la nuit suit le jour qui succède à la nuit,
Quand le monde s’en fout, quand le monde s’endort,
Quand ta meilleure amie se cloître dans sa vie.

Le pardon à la fin qui naît de l’horizon
Comme le soleil levant qui réchauffe la Vie,
Comme un cœur qui repart après la léthargie,
Comme un grand papillon qui sort de son cocon.

...


samedi 29 novembre 2008
02:58

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