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Je me rappelle encore de ce merveilleux jour De la sensation de ton parfum, et de ton corps Cette texture que tu sentais pour la première fois. Parfum de l’amour, Qui s’évaporait de toi Celui qui m’a imprégné de tout ses trésors Cannelle et musc ambré qui ont embaumé mon corps Transporté dans un univers subtil et envoûté D’une mystérieuse et unique fragrance fruitée Sa composition n’avait d’égal aucune autre référence Parfum de menthe poivrée, et d’une magique substance Cette ivresse émanant de nos deux corps Modèle unique de nos fusions, tu étais son seul créateur Mais pourquoi un jour as-tu ôté cette odeur.. Mon amour ? Remplacée par le goût perfide d’un mensonge fumivore Turbulence extrême, tu me l’as distillée sans remords Diffusée, diluée, dans un filtre étrange et inodore… Egarer dans mes sens, j’ai humé tout et n’importe quoi À la quête de cette empreinte, qui s’est évaporée de toi Concentré d’odeurs amères. Proches de la nausée Texture brutale et âcre que ma peau a rejeté. Dieu que c’est pénible de ne plus respirer ce fameux écrin Qui n’est pas celui qui m’a séduite la première fois Il est cruel pour mon cœur de faire comme si c’était toi Impossible pour moi de dissimuler ma nausée et aller au-delà De la référence et de la marque que j’ai aimée en toi autrefois  |
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Impression : Extraordinaire
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Aujourd’hui j’ai vidé tout le fichier De toutes les pages noires de mon clavier J’ai crevé le centre de cet écran Cliqué sur interruption !!! J’ai gommé mes pleurs Sur notre belle histoire J’ai modifié le répertoire D’un amour éphémère J’ai supprimé tous tes messages Proscris tout tes images J’ai cliqué sur désactiver Sur ta voix pour l’étouffer Effacé, supprimé tes erreurs Vidé nettoyer la corbeille Cliquer le mode veille J’ai fait un zoom en arrière Déprogrammé ce moniteur J’ai bloqué, détruis ton virus Stoppé le supplice Qui a pollué ma toile Avant d’effacer ce programme J’ai hésité sur un de tes poèmes Sur tes rimes j’ai fondu en larmes Puis j’ai éteint l’écran du drame
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Hier la vitre de mon âme a explosé en éclat M’a brisé le cœur, et j’ai saigné en larmes Un vent de verre m’a éclaboussé la figure A soufflé mon corps et éjecté mon cœur Je n ‘ai rien vu venir je contemplais les vitraux. Dans le miroir de mon être je regardais mes fêlures Happée par cette vitre que je croyais en diamant Brisée par les mots d’un aussi beau joyau Heurtée au plus profond, par ses multiples facettes Il a percé mon cœur d’une lame en métal Que je croyais sertie d’or, d’argent et de vestige Me brisant en dedans jusqu'à la déchirure Coupée dans mon profond j’ai senti l’horreur En voyant mes fractures et ses éclats de verre Surprise par cet écran et cette force obscure J’ai ramassé mes miettes et étouffé le pire Le choc était si violent que je me suis vu mourir Tonnerre de mots cruels aussi violents que sûrs Repartie la tête basse malgré mes blessures Dans le château même où régnaient mes souvenirs Mon collier a rompu emportant mes sourires Sur le sol a coulé tel un triste navire J’ai aperçu cette ombre qui a causé ma cassure C’était ce brillant diamant dont j’étais si sûre
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Je n’ai jamais manifesté Mais pour toi je me suis révoltée Au nom de quelle guerre Une femme prisonnière Otage en Colombie Dans son propre pays Dans les couloirs de la haine Détenue, séquestrée !! A payé le prix d’un conflit D’une guerre sans merci Engagée dans une action humanitaire A faire la révolution D’une mafia et de la corruption Par les farc détenue prisonnière Un enlèvement arbitraire Au nom de quelle liberté Te priver de ta famille Qui vit cette tragédie Unie dans la douleur Avec courage et dignité ils craignent pour ta vie les représailles De cette mafia passe muraille J’attends ta libération Je l’espère à chaque information De ce gouvernement qui tourne en rond Des politiques dans la compétition Et qui nous font croire A une éventuelle libération Qui ne peuvent maîtriser la situation Depuis près de cinq ans Aucune solution Aucune négociation A chaque suffrage On plonge encore en naufrage A ces messieurs de l’Elysée Je vous dis cela n’a que trop duré Distinguez l’ennemi, réagissez, arrêtez Les terroristes et les mafiosis Au lieu de faire la chasse à José Bové Et célébré le mariage ridicule de Sarkonnerie
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