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Quand, l’âme ourdie ses pensées en des tresses, Posant sur papier de vers sa détresse, Fusion de maux, aux encres de la plume Aux pênes fragiles, lissant l’amertume. Funambule sur cette ligne, l’appeau strophe. En équilibre, la rime l’apostrophe, Trouver le bon pied de vers pour traduire La vérité sensible d’un dur à cuire. Paraboles d’un poète, en herbe assez ! A faire fumer tes méninges, tu vas lasser L’ami Pierrot, qui de son clerc de lune, Lui interdira le prêt de sa plume. Mais que faire de toutes ses émotions, Qui fusent, et s’entremêlent à profusion ? Tant griffé par la plume, le pauvre papier geint, Les coucher au clair de lune me ferait serein. L’appeau long, bras en croix, en équilibre, Très attaché, se pense pourtant libre. Empêtrer par ses liens, il se veut gracile, Recherchant l’aspiration pour cette idylle. Candide île, fait mine inénarrable De sentiments confus, indicibles, Où te caches-tu ? Incorrigible A tes assauts je me veux la cible. Quand l’amour dit, soit maîtresse De l’homme pour qu’il ne laisse, S’altérer un lien bien trop fragile. Marcher sur ce fil, pas très facile !
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Suis-je oiseau sauvage Ou bien fleur captive ? Suis-je folle ou sage Née d'une source vive ? Suis-je bruissement d'ailes Ou battement de coeur ? Je m'envole sous ce ciel Qui semble paré de fleurs Suis-je goutte d'eau Ou frisson d'écume ? J'ai des ailes dans le dos Qui m'emportent dans la brume. Suis-je vent d'automne Ou âme vagabonde ? Dans cette course monotone Qu'une vague blanche inonde. Où que tu sois sur cette terre Dans ton esprit je m'insinue Mais je me ferai légère Pour que tu me portes aux nues.
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Il viendra un soir, ou peut être dans la nuit Au silence des cœurs, quand l’esprit dit l’oubli Personne ne l’attend, ils se sont endormis Un cri, pourtant, éclatera dans la maison, Le veilleur qui n’avait pas baissé pavillon Voici, Il vient, les rois sont en adoration, Le Verbe s’est fait chair, il demeura chez nous Parole qui éclaire le rien et le tout Ces mots sincères et la paix comme atout Holà Braves gens, voici que vient l’aurore, Les fruits de l’olivier que l’envie dévore Des promesses en fêtes s’en remémorent Le pauvre se relève, il est écouté, Au matin des liesses tous sont enthousiasmé Propagez la nouvelle du Ressuscité
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Le cauchemar de l’amour ¤ Je marchais preste sur ton corps de marbre Cette grande banquise de ton doux silence Elle était aussi pure qu’un coup de sabre Qui vous tranche la gorge de la repentance Mon cauchemar perdurait, noirci d’un ton vif Sur mon sommeil rétif, rêveries envahissante Qui me gardait aux fonds des enfers actifs Pour me jeter aux hautes flammes criantes Tu étais toujours là reflet des beaux jours Lumineuses vertu, encens de mes caprices Je me taisais pour ce mal inconnu de l’amour De ce tout dernier mot qui sentait les sévices Nous étions tous les deux sur la plaine du duel Le dos tourné pour ne plus voir nos douleurs Nos pas se dérobaient sous un grand tunnel Où le noir cernait les pensées de nos cœurs L’aimant de notre amour débusqué se chargeait De la folle attirance de nos corps qui se défilaient De ce plus, de ce moins nous attendions le neutre Celui qui rejette les viles raisons, nues en leur feutre Oh miracle le film décroche, voilà l’heure d’entracte Soudain je me réveille, dans mon rêve il se fait jour Mon aimée près de moi, je veux que sage elle contracte Un pacte de bonne harmonie, affilié à mon séjour Mon amour que m’a tu dis de si banal hier en riant Tes mots n’avaient pas les saveurs d’un bonheur Ils avaient le goût imposant des rêches épices de l’orient J’en ai gardé à ma nuit étoilée la teneur, celle de la peur Elle s’est retournée contre moi, lisse peau de caméléon Qui s’accroche à la branche ténue et change de couleur Mais mon amour laisse là ces fuyants mots de fréon Ceux qui te glacent, allez rendors toi sur nos bonheurs. ¤¤¤
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Au désert engourdi, La dune paresseuse s'étire Au pâle soleil du matin Qui émaille de rose Chaque grain de sable. Le temps ainsi s'égrène Au saut élégant de la petite gazelle. A ces couleurs indéfinissables Dont se pare l'immensité Et le scorpion se pique de colère. Tandis que l'acacia Epanche ses maux noueux, Sa douleur à l'âge coule Jusqu'à ses racines Pour abreuver nos espoirs. L'oasis bruissonne Aux palmes caressantes, Aux ruisseaux joyeux, Parmi les effluves du breuvage ambré Perpétuant la vie ... Et le sablier du temps ... Laisse choir le fil de nos âmes Au fond de la tasse de l'univers. Nous dirige vers cet ailleurs Formant le noyau divin.
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Blog mis à jour le 08/01/2009 à 08:16:18
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